Musée Henri Prades

Édition du lundi 26 juillet 2010
À Lattes, le musée retrouve son nom d'origine

Photo B. C.

Montpellier. BatailleÀ Lattes, le musée retrouve son nom d'origine


ARCHÉOLOGIE : Il avait été baptisé Lattara au détriment du nom d'Henri-Prades son découvreur

Dans une lutte ressemblant à celle du pot de terre contre le pot de fer, Danielle Prades, défiant l'Agglomération de Montpellier, vient de remporter un combat qu'elle a mené avec opiniâtreté depuis que le nom de son père, Henri-Prades, avait été rayé du fronton du musée lattois en 2008, au prétexte « qu'aucun musée ne porte le nom de son découvreur », selon Georges Frêche voici quelques mois.
C'est Cyril Meunier, maire de Lattes, qui a annoncé la nouvelle en séance de conseil municipal, jeudi dernier, à l'occasion du vote d'une subvention de la commune à la Région. En effet, celle-ci lance une étude d'aménagement et de valorisation du site archéologique de Lattes pour un montant de 60 000 €.
Ainsi cesse, après le jugement du tribunal administratif, un vieux contentieux entre la fille du découvreur du site et l'Agglomération qui avait accepté de prendre en charge le musée lattois tout en souhaitant faire disparaître le nom d'Henri-Prades, l'instituteur devenu le découvreur de la cité étrusque Lattara. Danielle Prades ne manquait d'arguments dans « son combat », une délibération du conseil municipal de Lattes en date du 8 juin 1999 et la loi du 4 janvier 2002 qui concerne ce musée de France. Le tribunal lui a donné raison.
Depuis jeudi matin les signalisations portant le nom de musée Lattara ont été taguées par les services de l'agglo, les flyers annonçant l'exposition Véra d'Or ont été retirés de la circulation et le fronton du musée a retrouvé son appellation première.
Pour les lettres d'or, on attendra un peu.


 

MONTPELLIER

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Édition du samedi 12 juin 2010
La mémoire préservée de l'archéologue Jean Arnal

R. D. H.

Montpellier. LattesLa mémoire préservée de l'archéologue Jean Arnal


PATRIMOINE : Cet amateur éclairé a laissé un inestimable dépôt, que gérera le musée archéologique

857 objets inventoriés , des milliers d'autres en « vrac, sales, tels que découverts » , pour un apport inestimable officialisé d'une signature, après une longue discussion. Jeudi soir, les filles de Jean Arnal ont entériné le dépôt des collections de leur père au musée archéologique de Lattes. Un fonds que les pièces, photos, archives et publications d'un médecin de campagne devenu un archéologue à la renommée mondiale avaient rejoint à son décès, en 1987, mais une cérémonie, symbolique, qui permit de rappeler leur importance.
Celle du produit de fouilles et celle d'un homme par deux fois docteur, en médecine et archéologie à l'université parisienne de la Sorbonne, fils de médecin de Saint-Mathieu-de- Tréviers, où il exerça toute sa vie mais dont il prit souvent le large au gré de ses
fouilles. « Cette passion l'a complètement dévoré » , s'amusait Bernadette Barthez, sa fille, jeudi soir, en décrivant un « humaniste » à la culture livresque, épris de « philosophie, d'histoire » , capable de réciter en latin une lettre de Septime Sévère en pilotant ses enfants à travers une ruine antique.
Jean Arnal a arpenté durant cinquante années l'Hérault, à partir de 1937, surtout l'arrière-pays, époque où les archéologues amateurs, comme Henri Prades à Lattes, sauvent ce qui peut l'être, inventent sites et objets en « incroyable nombre , remarque Lionel Pernet, directeur-conservateur du musée lattois. Il n'y avait pas encore le cadre législatif actuel en matière d'archéologie préventive. Depuis, cela s'est professionnalisé. » De ses prospections et travaux, il a pu dresser la chronologie des principales civilisations méridionales du néolithique, mettre au jour d'innombrables dolmens qui firent de lui l'un des plus grands connaisseurs européens du phénomène mégalithique, laissant à la postérité des silex, de la céramique, jusqu'aux premiers métaux travaillés du chalcolithique. Une richesse et une amplitude temporelle, de 6000 jusqu'à 2000 avant J.-C., « complétant opportunément le fonds antique de notre musée » , se satisfait Lionel Pernet.
Encore en cours d'inventaire, ce dépôt est « bien vivant, travaillé par des étudiants de la chaire de préhistoire dont dispose Montpellier » . Les objets issus du littoral ont vocation à rester à Lattes, d'autres seront prêtés.


O. L. N.
Article du 15/05/2010 à 17:02
Lattes : les fouilles du site Lattara sont-elles menacées ?
PHOTO GUILLAUME BONNEFONT Pour la première fois en vingt-sept ans, les fouilles archéologiques de Lattara, à Lattes, sont supprimées à cause du refus de la Drac de loger, sur le site même, les cherche

C'est l'un des sites les plus importants de France et les plus prisés par les archéologues qui, chaque été depuis vingthuit ans, sondent les terres d'une ancienne cité antique, à Lattes, à la recherche du moindre vestige... Mais 2010 sera une année sans truelle, ni pinceau, ni grandes découvertes...

Statuette grecque

"La campagne de fouilles 2010 de Lattes est supprimée", peut-on lire sur le site web lattara.net. Le ministère de la Culture, propriétaire des bâtiments qui logent les chercheurs, leur en interdit désormais l'accès."Notre équipe de fouilles est à la rue, fulmine Michel Py, directeur des fouilles, c'est la première fois en vingt-sept ans." Selon le directeur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), une commission de sécurité, missionnée par la Drac (1), a conclu à des problèmes de sécurité..."C'est une situation incroyable et incohérente", s'énerve Fabrice Manuel, directeur du service "culture et patrimoine" à la Région. La collectivité, propriétaire du site de fouilles depuis un an et qui verse une subvention de 70 000 euros pour les chantiers, n'aurait été prévenue qu'il y a une semaine.

Les fouilles de Lattara sont-elles menacées ?

"à cause d'une simple décision administrative, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir maintenir les conditions d'une recherche archéologique de haut niveau, s'inquiète Michel Py. La suppression de la campagne 2010 fragilise une équipe que nous avons mis vingt ans à composer et qui risque de se disloquer." Pour cet été, les voyages et les contrats ont été annulés... à la fin du mois de juin et pour deux mois, une vingtaine de spécialistes français, espagnols, italiens, américains ainsi qu'une quarantaine d'étudiants devaient participer à un programme de recherche qui portait sur l'étude des cinq zones de l'habitat de Lattara : la compréhension des occupations étrusque, puis grecque, l'exploration des vestiges de maisons à cour méditerranéenne, enfin l'analyse des aménagements de l'époque romaine. "Toutes ces recherches sont essentielles pour la connaissance", poursuit le chercheur. C'est, par exemple, lors du chantier d'été 2009 que la même équipe a trouvé une petite statuette grecque témoignant de la présence des Grecs sur le site de Lattara au Ve siècle av. J.-C.

Logés au camping ?

Édition du vendredi 7 mai 2010

Le musée Henri-Prades invite le public à une visite nocturne

DR

Le musée Henri-Prades invite le public à une visite nocturne


Depuis sa création en 2005, la nuit européenne des musées a permis de construire et de renforcer un véritable réseau des musées européens, autour d'une manifestation commune qui convie le plus large public à venir découvrir gratuitement les collections les plus diverses.
Samedi 15 mai, le musée archéologique Henri-Prades de Lattes ouvrira donc ses portes, de 20 h à 23 h, et invitera le public à déguster vins et mets inspirés de recettes antiques, dans le cadre de l'exposition temporaire Le vin, nectar des dieux, génie des hommes . Cette exposition consacrée à l'histoire du vin dans l'Antiquité propose un voyage de l'Orient jusqu'à Lattes, en passant par la Grèce, l'Étrurie, le monde romain et la Gaule. Elle réunit plus de 120 objets exceptionnels issus de ces civilisations, afin

d'illustrer les pratiques qui s'orchestraient autour du vin : banquets, rituels religieux, rites funéraires... La partie consacrée à la consommation et à la production du vin sur le site antique de Lattara inscrit le vignoble de Montpellier et de son agglomération dans l'histoire.
Trois visites guidées seront successivement proposées entre 20 h et 23 h, sur inscription préalable et dans la limite des places disponibles.

 

 

Musée archéologique Henri-Prades, 390 avenue de Pérols à Lattes. Tél. 04 67 99 77 20.

Édition du mercredi 7 avril 2010

Montpellier. L'ÉCHO DES COMMUNES LATTES Le musée archéologique transféré à la Région ?

L'ÉCHO DES COMMUNES
LATTES Le musée archéologique transféré à la Région ?
Toujours aux prises avec la fille de Henri Prades, à laquelle le juge a donné raison sur le nom du musée archéologique de Lattes, Georges Frêche a sollicité l'État pour un transfert de sa propriété de l'Agglo à la Région. Il s'agirait d'unir cet établissement avec le musée archéologique de Narbonne et le musée Ignon-Fabre de Mende dans un pôle unique.

 

Midi-Libre du 28 décembre  2009

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Midi-Libre du 01 décembre 2009 son nom suite

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Midi-Libre du 5 novembre 2009

Le musée de Lattes s\\\'appelle Henri Prades.pd

Midi-Libre du 31 mars 2009

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Dernière mise à jour de cette page le 26/07/2010