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Édition du lundi 26 juillet 2010
À Lattes, le musée retrouve son nom d'origine

Photo B. C.

Montpellier. BatailleÀ Lattes, le musée retrouve son nom d'origine


ARCHÉOLOGIE : Il avait été baptisé Lattara au détriment du nom d'Henri-Prades son découvreur

Dans une lutte ressemblant à celle du pot de terre contre le pot de fer, Danielle Prades, défiant l'Agglomération de Montpellier, vient de remporter un combat qu'elle a mené avec opiniâtreté depuis que le nom de son père, Henri-Prades, avait été rayé du fronton du musée lattois en 2008, au prétexte « qu'aucun musée ne porte le nom de son découvreur », selon Georges Frêche voici quelques mois.
C'est Cyril Meunier, maire de Lattes, qui a annoncé la nouvelle en séance de conseil municipal, jeudi dernier, à l'occasion du vote d'une subvention de la commune à la Région. En effet, celle-ci lance une étude d'aménagement et de valorisation du site archéologique de Lattes pour un montant de 60 000 €.
Ainsi cesse, après le jugement du tribunal administratif, un vieux contentieux entre la fille du découvreur du site et l'Agglomération qui avait accepté de prendre en charge le musée lattois tout en souhaitant faire disparaître le nom d'Henri-Prades, l'instituteur devenu le découvreur de la cité étrusque Lattara. Danielle Prades ne manquait d'arguments dans « son combat », une délibération du conseil municipal de Lattes en date du 8 juin 1999 et la loi du 4 janvier 2002 qui concerne ce musée de France. Le tribunal lui a donné raison.
Depuis jeudi matin les signalisations portant le nom de musée Lattara ont été taguées par les services de l'agglo, les flyers annonçant l'exposition Véra d'Or ont été retirés de la circulation et le fronton du musée a retrouvé son appellation première.
Pour les lettres d'or, on attendra un peu.


 

ML

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Édition du dimanche 25 juillet 2010
Cyril Meunier : « Je n'exclus pas d'annuler les fêtes de Lattes »

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 Cyril Meunier : « Je n'exclus pas d'annuler les fêtes de Lattes »


 

Cette séance estivale du conseil municipal n'a pas attiré grand monde jeudi dernier, avec un public réduit à 16 personnes et les cinq élus des deux groupes d'opposition de droite pointés "absents excusés".
Si l'ordre du jour était léger, les annonces du maire Cyril Meunier n'ont pas manqué de sel : « Les femmes sont belles et les hommes font de leur mieux ». Plus sérieusement, l'élu a dit son inquiétude face à l'escalade de la violence constatée lors des dernières fêtes votives du secteur montpelliérain. « Je n'exclus pas d'annuler les fêtes de Lattes, en cas de débordement de violence. Je n'autoriserai pas l'ouverture d'un champ de bataille, un soir de fête ! » Le dossier concernant l'attribution par la commune d'une subvention de 6 000 € à l'agglomération de Montpellier,
qui souhaite réaliser l'aménagement du site archéologique de Lattes (60 000 €) offre au maire l'occasion d'annoncer officiellement que le musée retrouve son nom, celui d'Henri-Prades, le découvreur du site de Lattara. Une conclusion favorable au combat juridique, mené avec opiniâtreté par Danielle Prades. Une bonne nouvelle pour les Lattois attachés à ce patronyme.
S'ensuit une autre nouvelle, moins agréable, cette fois. Lattes était l'une des dernières communes de l'agglomération à bénéficier du ramassage hebdomadaire des déchets verts. L'agglo supprime ce service et proposera aux Lattois de déposer ces déchets, le samedi, dans une benne mise à disposition du public dans un lieu qui reste à préciser.
Les budgets supplémentaires 2010 : budget communal, budget annexe du théâtre Jacques Coeur et budget annexe du port sont adoptés à la majorité.
Mis à part l'ordre du jour, Cyril Meunier a remercié les représentants de l'Etat pour le traitement apporté aux problèmes des migrations estivales des gens du voyage. Pour le moment, l'existence d'une aire de grand passage préserve la commune de ces campements sauvages. Par la même occasion, le maire salue l'action des policiers municipaux et celle d'André Gachet, adjoint au maire, délégué aux affaires relatives à la sécurité, présents sur le terrain.


 
 

Tous les adhérents et amis de notre Association ont le plaisir d'adresser au Lieutenant Sophie BONNET leurs voeux de


 

bienvenue sur la commune.

LATTES

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Édition du vendredi 23 juillet 2010
Sophie Bonnet prend en charge le poste de police nationale

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 Sophie Bonnet prend en charge le poste de police nationale


 

Les Lattois présents lors de la cérémonie du 14 juillet ont fait la connaissance de Sophie Bonnet, le nouveau lieutenant de police nationale en charge du poste de Lattes. Invitée à participer au dépôt de gerbe, elle avait accompagné les adjoints au maire Christian Capel et Eric Pastor.
Après des études de droit à Montpellier et dix-huit mois en école d'officiers de police, Sophie Bonnet débute sa carrière à Amiens, dans la Somme, se rapprochant ainsi de ses attaches familiales. Nommée à Montpellier en 2008, elle retrouve la région en compagnie de son époux, lui-même lieutenant de police. Ils seront tous les deux affectés au quart. La voici à Lattes, depuis le 1 er juillet, à la tête du bureau de police. Accueil du public, recueil et gestion des plaintes, patrouilles et interventions sur un large secteur (Lattes, Pérols et le sud de Montpellier) sont les tâches essentielles de la brigade locale. En cette période estivale, s'ajoute l'opération tranquillité vacances qui rassure les habitants qui signalent leur départ en vacances en venant au poste. En attendant la fête votive, événement majeur de l'été dans la commune, Sophie Bonnet découvre un secteur où elle devrait se faire apprécier.


 
Contact police nationale à Lattes, au 04 99 13 67 00.

MONTPELLIER

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Édition du vendredi 25 juin 2010

Montpellier. A 9


 


A 9
Jacques Domergue, député UMP, vient d'adresser un courrier au vice-président de la Commission européenne en charge des transports pour demander l'avis de ladite commission sur le projet de l'A 9 : « Au-delà des intérêts particuliers et de la politisation à outrance qui ont trop souvent prévalu sur ce dossier, j'en appelle à l'expertise de votre institution, s'agissant ici d'une voirie d'intérêt européen. Je tiens à vous alerter sur le très important risque de congestion qui résulterait de la réduction de 2 x 3 à 2 x 2 voies sur 12 km au niveau de Montpellier, créant une rupture de la capacité de trafic sur ce secteur. Je tiens également à vous interpeller sur les risques environnementaux que pourrait créer cette nouvelle autoroute, plus particulièrement sur les espaces naturels d'une richesse et d'une diversité exceptionnelles au sud de la ville, à proximité d'espaces lagunaires protégés, d'habitations et de zones viticoles. »

MONTPELLIER

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Édition du vendredi 25 juin 2010

Montpellier. L'ÉCHO DES COMMUNES LATTES A 9 : les riverains veulent un nouveau débat public


 


L'ÉCHO DES COMMUNES LATTES A 9 : les riverains veulent un nouveau débat public Le collectif Mas-Rouge, farouchement opposé au doublement de l'A9, s'était plusieurs fois ému que l'enquête publique de 2006 n'ait pas pris en compte les « 30 000 habitants dont l'existence est programmée, par le PLU de Montpellier dans le secteur sud-A 9, enclavés entre autoroute et périphérique. » Après l'annonce d'une nouvelle procédure de Dup, faite par le ministre Borloo, le collectif réclame l'ouverture d'un nouveau débat public par la Commission nationale. Cela, compte tenu qu'aucun « consensus ni politique, ni technique, ni citoyen sur l'utilité publique d'un tel projet » n'existe.
JUVIGNAC Caunelle : moins haut les bâtiments de la zac La mairie de Juvignac, en réponse aux inquiétudes de l'association JUE (Juvignac urbanisme environnement), remarque que la hauteur des édifices de la zac de Caunelle, si elle est bien de quatre étages au plus, ainsi qu'il était écrit dans notre édition d'hier, n'excédera pas 15 m et non 21 m ainsi qu'avancé par le président de l'association, Pierre Boiral.

Édition du vendredi 28 mai 2010

L’été de tous les dangers pour Ametyst

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Garosud L’été de tous les dangers pour Ametyst


 

Hier, les riverains ont à nouveau demandé l’arrêt de l’exploitation du site tant que les nuisances persistent

Quand la politique de l’Agglo pour le traitement des déchets fédère les mécontents : hier, les riverains de l’usine de méthanisation ont ainsi reçu la visite amicale des Gardiens de la Gardiole, opposés à l’implantation d’un centre d’enfouissement à Fabrègues. « En attendant ceux de Castries ».
Cette rencontre inédite s’est déroulée devant l’entrée d’Ametyst, qui devait accueillir dans la matinée une réunion de la commission locale d’information et de surveillance (Clis). Elle a manifestement satisfait Katia Baumgartner, des Gardiens, et François Vasquez, le porte-parole des riverains de Garosud. « Depuis cinq ans, on a toujours considéré que le problème était global : c’est celui de la politique de traitement des déchets suivie par l’Agglo sans concertation au départ », a lancé ce dernier.
Une centaine de personnes a participé à ce rassemblement pour demander à nouveau la fermeture de l’usine dont les nuisances - odeurs et multiplication des mouches - persistent et contraignent le constructeur et l’exploitant à d’incessantes modifications. « Qu’au moins l’activité soit interrompue pour y effectuer les travaux », insiste François Vasquez. Lors de la Clis présidée par le secrétaire général de la préfecture, Patrice Latron, les riverains ont au moins obtenu le rétablissement de la numérotation des dépôts de plaintes interrompue depuis quelques mois et qui constitue un bon thermomètre de l’exaspération ambiante.
Lors de cette réunion, à laquelle participaient aussi Louis Pouget et Christian Fina pour l’Agglo, l’installation d’un troisième bio-filtre a été annoncée mais le scepticisme des habitants sera difficile à lever. « Ils nous distillent les travaux de façon à jouer la montre mais il faut que les choses se décantent et c’est à l’État de prendre ses responsabilités. On a été suffisamment baladés », insistaient-ils à l’entrée du site. Dans le périmètre, l’affaire du rachat d’une villa des Magniolas « à 2 200 € le m2 habitable » fait aussi grand bruit et alimente la colère. Hier, le secrétaire général de la préfecture a indiqué que l’État avait mandaté une expertise indépendante de l’usine, la visite des ingénieurs étant programmée la semaine prochaine.
Une nouvelle Clis est, elle, programmée dès la fin septembre. Après la menace du préfet de fermer l’usine si les nuisances n’étaient pas réduites de façon importante, l’été s’annonce, déjà, décisif pour Ametyst.


Guy TRUBUIL

Édition du mardi 25 mai 2010

MontpellierComment Domergue compte fluidifier le trafic

Comment Domergue compte fluidifier le trafic

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Le député UMP livre son « projet concret » sur une situation qu’il juge catastrophique. D’abord un constat : « On a la circulation d’une ville de 150 000 habitants. » Or Montpellier en compte 260 0000. Jacques Domergue, député et leader de l’opposition UMP à Montpellier, a décidé de passer à l’offensive sur ce qui mine le quotidien des habitants du grand Montpellier : la circulation. En périphérie jusqu’au cœur de la cité.

Cartes à l’appui, le parlementaire a fait une série de recommandations. Son plan de circulation, fruit de la réflexion du groupe UMP, dont certains points ont été validés par des techniciens nécessiterait d’être affiné, il en convient. Mais il assure que le bon sens qui sous-tend ses propositions permettrait de décongestionner la ville et son centre. Pas mince mais, prétend-il, « c’est le rôle de l’opposition de faire des propositions ». En voici le résumé.

1. Un plan de contournement révolutionnaire
Inutile de doubler l’A 9, selon le député. En revanche, le Lien (liaison intermodale d’évitement nord) doit être passé en 2 x 2 voies, « sans rond-point pour une circulation fluide. Peu importe la vitesse. » Tout comme la RD 65, qu’il faut passer partout en 2 x 2 voies. Il convient de compléter le contournement ouest et « de relier rapidement l’A 750 et l’A 9 ».

2. Recalibrer les axes là où ça coince
« Il faut chuinter le rond-point des Prés-d’Arènes en passant au-dessus et en rejoignant l’A 9. » Par ailleurs, il faut réaliser rapidement la déviation est de Montpellier. Autres axes importants à requalibrer : l’avenue de la Liberté - dite "voie rapide" - et le boulevard Fabre-de-Morlhon, qui rejoint le rond-point des Prés-d’Arènes. Autre point : « Il convient de requalifier les entrées de ville. »

3. Inverser la circulation en ville et sous le tunnel de la Comédie
C’est le gros dossier du député : « L’axe principal d’entrée de Montpellier, c’est l’échangeur de Montpellier est, la route qui arrive de l’aéroport. » Problème : « Pour se rendre au parking de la Comédie, il faut faire tout le tour de la ville. » D’où le principe global d’inverser le sens de circulation pour pouvoir se rendre immédiatement sur le plus gros lieu de stockage de la cité et favoriser l’accès au centre. L’inversion se poursuivrait jusqu’au boulevard du Jeu-de-Paume, qui pourrait ainsi « accueillir le tramway avec une voie remontante pour les voitures ».

4. Raser les halles Laissac et créer un parking sous les jardins du Peyrou
« Il faut allonger le tunnel de la Comédie jusqu’à Saint-Denis et mettre le boulevard Clemenceau en double sens. » Derrière ce projet, le député entend raser les halles Laissac et faire du site une grande place au pied de la Babote. Et pour compenser les 250 places de stationnement, relance son projet de parking de 1 500 places sous les Jardins du Peyrou. La mairie de Montpellier doit rendre par ailleurs sa copie avant l’été.


Yannick POVILLON

A LA UNE

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Édition du mardi 25 mai 2010

MontpellierLe ministre Jean-Louis Borloo ne devrait pas signer le doublement de l'A9

Le ministre Jean-Louis Borloo ne devrait pas signer le doublement  de l'A9

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Publié à 13 h 10 - Mis à jour à 13 h 58 - Le député UMP de l'Hérault, Jacques Domergue,  était présent devant la presse ce matin pour proposer son plan de déplacement à Montpellier. Il a affirmé que  "le ministre Jean-Louis Borloo ne devrait pas signer le doublement de l'autoroute A9".

Jean-Louis Borloo doit en effet, depuis près de cinq mois, trancher dans ce vieux dossier sensé sécuriser l'A9 le matin et le soir, aux heures de pointe. Mais il ne s'est, jusqu'à présent, guère pressé. En élargissant et en allongeant, il y a quelques mois, les axes d’entrées et de sorties de Montpellier, l’État croyait faire taire la grogne des élus locaux. Qui demandent, depuis des années maintenant, un réaménagement de l’autoroute A9 entre Vendargues et Saint-Jean- de-Védas.

Un très vieux serpent de mer

Ainsi, il y a deux semaines, le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, exaspérée par le silence assourdissant de Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Environnement, en charge du dossier, avait décidé d’envoyer au ministère une série de clichés montrant les risques encourus tous les jours par des centaines d’automobilistes empruntant l’axe autoroutier et voulant entrer à Montpellier. Une initiative qui a réussi tout de même à relancer la polémique autour du doublement de l’A 9. Ainsi, le NPA comme les Verts s’opposent radicalement à ce projet. « Celui-ci détruirait la mince bande rurale qui existe encore entre Montpellier et les communes du littoral. »

Pour le groupe d’opposition municipale emmené par Francis Viguié, « s’il faut faire des aménagements routiers, ils doivent aller vers la mise en sécurité des sorties autoroutières. Pour éviter leur saturation, il faut créer notamment une nouvelle sortie gratuite à hauteur du Mas de Grille. »

De son côté Cap 21, qui lui aussi compte bien faire entendre sa voix, prône plutôt le développement du tramway - comme le NPA d’ailleurs ! - et propose la construction d’une ligne est-ouest au sud de l’agglomération, à laquelle s’ajouterait l’extension des lignes de bus. « Pourquoi ne pas mettre en place un service de navettes pour chaque village important ?, interroge Claude Privat sur son blog. On aurait ainsi un système de transport en commun intégré qui permettrait aux habitants de laisser leur voiture au garage. Ceci réduirait le nombre de véhicules en circulation et la Ville ne serait pas obligée de construire de nouveaux parkings. »

Pour le député-maire UMP de Castelnau, Jean-Pierre Grand, « cette situation n’est plus possible. » Une solution : que le tracé actuel de l’A 9 devienne un périphérique urbain. Et un constat : « L’élargissement des entrées n’a rien apporté. Un jour, il va arriver un grave accident et, là, l’État devra prendre ses responsabilités. » Et l’élu de trancher : « Puis il n’y a qu’à appliquer la DUP que j’ai demandée il y a trois ans et que le Premier ministre a accepté. » 

Reste à voir comment réagiront maintenant les élus après qu'ils aient appris que le ministre jetait l'éponge...


Plus d'informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.

Lettre de M. Jacques DOMERGUE envoyée à M. Jean Louis BORLOO à Mme Hélène MANDROUX

Domergue_Borloo_A9_19052010.pdf

A LA UNE

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Édition du mercredi 19 mai 2010

A 9Domergue et les Verts roulent dans le mêmes sens

Domergue et les Verts roulent dans le mêmes sens

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La missive expédiée avant-hier par le maire Hélène Mandroux au ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo lui demandant, en gros, d’accélérer le mouvement sur le dossier du doublement de l’autoroute A 9, a aussitôt fait réagir d’autres élus montpelliérains.

Ainsi l’UMP Jacques Domergue, leader du groupe d’opposition au conseil municipal, qui a, lui aussi, écrit au ministre Borloo, décidément très sollicité. Et de développer son argumentaire en s’appuyant sur les photos aériennes montrant des bouchons monstres sur l’A 9, qu’Hélène Mandroux avaient jointes à sa lettre. « Elles parlent d’elles-mêmes et démontrent, contrairement aux conclusions de Mme le maire, que la stagnation des véhicules sur la voie de dégagement de l’A 9 n’est pas due à l’encombrement de l’autoroute mais bien au bouchon que constituent les ronds-points du Zénith, de l’avenue de Palavas et Paul-Bert. »

Pour le député, c’est l’occasion d’asséner à nouveau que « le doublement de l’A 9 ne réglera pas les problèmes de circulation à Montpellier », privilégiant, lui, « une voie latérale en plus et des sorties supplémentaires ». Voire des aménagements à l’intérieur de la ville sur lesquels il devrait s’exprimer plus longuement la semaine prochaine.

Mais Jacques Domergue n’était pas isolé hier puisque les Verts de Montpellier (MM. Roumégas et Dupraz, Nathalie Medeiros) sont également montés au créneau. En effectuant exactement le même constat que le député UMP : « Votre interprétation de ces photos n’est pas correcte. Ces embouteillages que vous dénoncez à juste titre ne sont absolument pas causés par la saturation de l’autoroute. On voit bien, sur vos images, que dans le sens des sorties saturées (Nîmes-Perpignan) la circulation est fluide ! »

Et d’en déduire eux aussi que le doublement de l’A 9 est « une absurdité », conseillant au passage à Mme Mandroux d’écrire « à M. Vezinhet, en charge des voies départementales, ou à M. Frêche, responsable de l’agglomération », au lieu « d’en appeler au ministre avec des propositions dépassées ». Elle appréciera.


Vincent COSTE

Édition du mardi 18 mai 2010

MontpellierDoublement de l'autoroute A 9 : la Ville s’impatiente et interpelle le ministre Borloo

Doublement de l'autoroute A 9 : la Ville s’impatiente et interpelle  le ministre Borloo

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Coup de gueule, hier, d’Hélène Mandroux à l’endroit du ministre de l’Écologie en charge du dossier de doublement de l’A 9, Jean-Louis Borloo : « Le report systématique des décisions sur ce sujet, le renvoi commode à de nouvelles études qui n’apportent rien de nouveau tant le mal, ses causes et ses remèdes sont évidents me font douter de l’efficacité de mes mots et de ceux de l’immense majorité des élus de l’agglomération montpelliéraine. »

Devant l’absence de réponse du ministre et l’enlisement annoncé de ce dossier, le maire de Montpellier a décidé d’envoyer une série de clichés pris par hélicoptère et montrant sur l’autoroute A 9, par un matin ordinaire aux entrées de Montpellier, des voitures pare-chocs contre pare-chocs attendant sur la file de droite ou d’arrêt d’urgence de pouvoir s’engager sur les rampes d’accès. « Il s’agit là d’une situation entretenue par des années d’inaction de l’État. Ces photos illustrent de façon cruelle la totale insuffisance des modestes aménagements réalisés, l’automne dernier, par ASF et la Ville pour accroître la fluidité. »

Jusqu’au jour où il arrivera un grave accident... et il faudra y trouver un responsable ! D’où la nécessité de prendre une décision rapide de déplacer l’A 9 selon le fuseau déclaré d’utilité publique, il y a maintenant plus de deux ans. « Je ne sais le poids qu’auront ces illustrations d’une réalité vécue face à la crainte de vos conseillers de voir écorner votre image de ministre dévoué à la cause de l’environnement. Je veux que l’homme de terrain que vous avez longtemps été sache enfin prendre la mesure de cette situation intolérable et passe à l’acte. »

Grenelle 2: ce que l'Assemblée a décidé

Par Catherine Gouëset, Cécile Pinault, publié le 11/05/2010 à 15:00

 
Des supporters du développement de l'éolien manifestent le 4 mai à  Paris.

FRANCK FIFE/AFP

Des supporters du développement de l'éolien manifestent le 4 mai à Paris.

Le projet de loi Grenelle 2 a été voté par les députés ce mardi 11 mai. Eolien, pesticides, étiquetage... revue de détail.

Depuis l'échec de Copenhague, un vent de scepticisme souffle sur l'écologie. "Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un New Deal écologique en France, en Europe, dans le monde", proclamait pourtant Nicolas Sarkozy en octobre 2007, au moment de l'adoption, à la quasi-unanimité, du Grenelle de l'environnement par l'Assemblée nationale. Mais, après l'examen du projet de loi Grenelle 2 du 4 au 11 mai par les députés, plusieurs des engagements gouvernementaux ont été soit revus à la baisse, soit reportés aux calendes grecques...

Ce revirement avait été amorcé par les propos de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture le 6 mars: "Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que là aussi, ça commence à bien faire". Le revers de la majorité aux élections régionales en France a également contribué à faire de l'écologie une victime expiatoire. Rappel des principales reculades du Grenelle.

L'éolien

24 mars. La mission d'information sur l'énergie éolienne présidée par le député UMP Patrick Ollier vote le rapport commandé par le gouvernement. Les projets de construction d'éoliennes seront désormais soumis au régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE), devront compter au minimum 5 mâts et ne pourront être réalisés que dans des zones préalablement définies au niveau régional... Présentée comme un moyen d'éviter le "mitage" du territoire, ces mesures seraient, selon les professionnels du secteur, synonyme d'abandon pur et simple de dizaines de projets et risquent de compromettre la réalisation de l'objectif inscrit dans la loi de 23% d'énergie renouvelable en 2020.

Quelques jours plus tôt, Philippe Plisson, député socialiste de Gironde, a démissionné de sa fonction de corapporteur de la mission d'information, dénonçant un "plaidoyer antiéolien".

Vote du 11 mai. Hormis le principe d'un seuil minimal de puissance de 15 mégawatts aux éoliennes finalement abandonné, la majorité est restée fidèle aux préconisations du rapport de la mission présidée par Patrick Ollier: régime ICPE, 5 mâts minimum, zones prédéfinies, distance minimale de 500 mètres par rapport aux habitations. Toutefois, un amendement prévoyant la construction de 500 éoliennes d'ici 3 ans a été inclus.

L'étiquetage vert

7 avril. La commission du développement durable de l'Assemblée nationale achève l'examen du texte qui doit être discuté par les députés dans le cadre du Grenelle 2. L'article 85 de la loi prévoyait qu'au 1er janvier 2011, les ménages pourraient connaître les quantités de gaz à effet de serre émises pour produire, conditionner et transporter tous les produits de grande consommation. L'étiquetage environnemental ne sera finalement pas expérimenté avant le 1er juillet 2011. Seuls quelques produits seront alors concernés pour une durée minimale d'un an avant une généralisation du dispositif.

Vote du 11 mai. Abandon du double étiquetage carbone et environnemental. Seule une expérimentation d'un an au moins est prévue.

Les pesticides

7 avril. Les députés assouplissent les restrictions à l'usage de produits phytosanitaires. Tout retrait du marché d'un pesticide ne pourra se faire qu'après examen de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments.

Le Grenelle 1 prévoyait une diminution de moitié des pesticides dans l'agriculture d'ici dix ans, le triplement des surfaces cultivées en agriculture biologique et la création d'un label Haute Valeur environnementale (HVE).

28 avril. Un rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) met en garde contre une diminution "trop brutale" de l'utilisation des pesticides en France. Les rapporteurs se demandent si "les bénéfices liés à l'usage des pesticides sont suffisamment pris en considération". Car leur usage garantit à l'agriculteur "la sécurité de revenus stables" et au consommateur des produits "accessibles au plus grand nombre", alors qu' "aucune étude scientifique n'est en mesure aujourd'hui de faire chez l'homme un lien entre la consommation d'aliments issus de l'agriculture conventionnelle qui utilise des produits phytopharmaceutiques et la survenue de maladies".

La France est le premier utilisateur de pesticides en Europe avec 76 000 tonnes par an, dont 90% concernent l'agriculture.

Vote du 11 mai. Avant la prise de décision ministérielle d'encadrer ou de retirer un produit phytosanitaire, il faudra consulter l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) et évaluer les effets socio-économiques et environnementaux. L'Assemblée a refusé de retirer les insecticides dangereux pour les abeilles comme le Gaucho ou le Cruiser. La certification HVE est validée.

Grenelle 2

Le texte dit "Grenelle 2" est un texte d'application, sorte de "boite à outils" des engagements environnementaux pris dans la loi Grenelle 1, adoptée à la quasi-unanimité à l'automne 2008 et portant sur le bâtiment, les transports, les énergies renouvelables ou encore la biodiversité. Il a été examiné par l'Assemblée du 4 au 11 mai.

La taxe poids-lourds

18 avril. Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, annonce le report du projet d'écotaxe sur les poids-lourds, en raison de la complexité du système à mettre en place. Promise pour 2010, puis 2011, la taxe poids-lourds sur les routes nationales est reportée à la mi-2012. Destinée aux camions de plus de 3,5 tonnes, soit environ 600 000 camions français et 200 000 camions étrangers, sur les 12 000 km de routes nationales et les 2000 km de routes départementales concernées, la taxe devait rapporter 1,2 milliard d'euros et bénéficier à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France.

Vote du 11 mai. La taxe poids-lourds a été adoptée sur le principe mais sa mise en application différée au 31 décembre 2011.

Les grandes dates du Grenelle

Décembre 2006. Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle , s'engage à "doubler la fiscalité écologique".

31 janvier 2007. Dix candidats à l'élection, dont Nicolas Sarkozy, signent le Pacte écologique de Nicolas Hulot.

18 mai 2007. Le lancement du Grenelle de l'environnement est annoncé par Alain Juppé, alors ministre de l'environnement.

25 octobre 2007. Après trois mois de débats entre les cinq collèges (patronat, syndicats, Etat, collectivités locales, ONG), 273 mesures sont décidées. Le président appelle à "une révolution" et voit dans le Grenelle "l'acte fondateur d'un New Deal écologique".

23 juillet 2009

Dernière mise à jour de cette page le 26/07/2010