A la Cereirède, terre de maraîchers, l'eau a toujours eu une énorme importance. Qu'elle soit tirée du Lez, des puits ou des norias, elle a contribué pour beaucoup à la réussite des cultures.
Depuis peu, c'est l'huile qui semble avoir la côte. Chez Marlène et Guy Michel, par exemple, qui ont su amorcer une reconversion en plantant, il y a dix ans, des oliviers sur des terres alors consacrées au maraîchage. Pas moins de 850 arbres de différentes variétés, lucques, picholines et verdales occupant trois hectares. Une première récolte prometteuse l'an dernier a incité Guy Michel à faire l'acquisition d'un moulin pour triturer lui-même sa production.

C'est chose faite aujourd'hui et le précieux liquide se repose en attendant sa commercialisation à l'enseigne Les Oliviers lattois. Une huile ou plutôt des huiles, chaque variété ayant droit à son appellation, que la famille Michel au grand complet a proposé dernièrement à la dégustation, lors de l'inauguration d'un tout nouveau lieu d'accueil consacré à l'olive et toutes ses déclinaisons. Bien sûr, le pressoir y occupe une belle place, mais c'est surtout la grande installation dédiée à la convivialité qui fut à l'honneur.
Et l'on se prend déjà à imaginer la Cereirède devenir une halte pour des journées découverte autour des oliviers lattois. Halte gourmande évidemment puisque Sylvie, la fille de la maison, officiera derrière les fourneaux. Et de là, pourquoi ne pas apprécier également ce qui coule aussi à Lattes, les vins du Domaine de Causse. Lattes, un peu plus encore, cité touristique !

Des dégagements d’hydrogène sulfuré, très malodorants, affectent les riverains. L’Agglo peine pour l’heure à les stopper.
La communauté confesse contrite un "dégagement d’odeurs particulièrement malodorantes" et ce "depuis le printemps". Mais un élu lattois évoque plus volontiers une situation qui "n’est plus supportable" et le refus d’un "autre été" comme celui de 2011 "ou celui de l’année précédente". Les habitants de la Céreirède, eux, rappellent qu’il "y a toujours eu des odeurs, avant et après Maera..."
L’Agglo est une nouvelle fois en butte à des difficultés avec sa sophistiquée station d’épuration. Des odeurs affreuses, prégnantes dont souffrent les riverains, dont on se plaint jusqu’à port Ariane et dont il suffit de prendre, certains soirs, la D 58, le long du Lez, pour apprécier le fumet. Malgré les promesses et les améliorations apportées, l’équipement communautaire ne s’est jamais montré irréprochable ; cette fois, l’affaire est parvenue entre les mains de l’Agence régionale de santé, par des plaintes.
Les eaux usées de Palavas en cause ?
La cause de cette nouvelle nuisance est liée au traitement des eaux usées de Palavas-les-Flots depuis juin 2009. Précisément, "au temps de séjour de ces eaux dans les ouvrages, explique le directeur eau et assainissement de la collectivité, Jean-Claude Hémain. Un gaz, l’hydrogène sulfuré, naît lorsque l’effluent a été brassé et il est dégagé à l’arrivée à Maera ou au niveau des cheminées d’équilibre", sur le parcours. Un phénomène que les fortes chaleurs exacerbent.
Sans se montrer affirmative, l’Agglo s’interroge sur la qualité des réseaux de collecte de Palavas ; où par la voix de l’Agglomération du Pays de l’Or, responsable, on rétorque qu’on "a suivi à la lettre les prescriptions du cahier des charges de l’Agglo pour le raccordement".
Reste qu’alors que certains professionnels de l’assainissement mettent ouvertement en cause "la conception" du tuyau Palavas-Maera, l’Agglo se doit de vite trouver une solution : le H2S est nocif, ses émanations sont très encadrées par les autorités sanitaires, et il corrode en outre les éléments métalliques de la canalisation, il en dégrade le béton.
"On sait très mal mesurer les odeurs"
"Nous y travaillons depuis mai, assure Jean-Claude Hémain. C’est un problème qui se traite par l’ajout d’adjuvants chimiques. Nous avons équipé notre réseau d’une station d’injection, mais ce n’est pas suffisant", dit le technicien, en plaidant un problème complexe. "Il faut identifier le seuil à partir duquel le phénomène se déclenche, mais on sait très mal mesurer les odeurs."
Une centaine de capteurs innovants est répartie dans Maera pour déterminer ce seuil et aider à trouver les nouveaux "réglages" nécessaires. Sur le réseau, trente-deux injecteurs de réactif seront installés, l’apport d’eau oxygénée est expérimenté sur les aérateurs. En 2012, "on équipera la sortie de décanteurs" et "400 000 à 500 000 € seront investis dans l’amélioration du process".
J.-M. MART
Édition du mercredi 19 mai 2010
D. C.
TÉLÉPHONIE : France Télécom va devoir opérer de lourds travaux sous l'autoroute
Depuis quelques jours circule une pétition lancée à l'initiative du Comité de défense des résidants du quartier, pénalisés depuis quelques semaines par le dysfonctionnement du réseau de téléphonie fixe. Ici sont implantés hôtels et sociétés, maraîchage et habitat.
« Je suis sans téléphone depuis deux mois , constate ainsi Jean-Claude Marcon, un riverain de Maera, artisan peintre, ni internet. Pas simple pour travailler. Mais ça a commencé il y a plus d'un an sans que nous soyons concernés
tous au même moment. » Et Suzanne Boismenu de rapporter l'ire du vétérinaire ou de la boulangère, dont le télépaiement est à chaque coupure interrompu, pour regretter l'absence de véritable réponse de la part de France Télécom et le peu d'entretien des installations téléphoniques de la Céreirède. Sur sa villa, le câble ne tient plus qu'à un fil ; là, ce sont les riverains qui l'ont tant bien que mal empêché de glisser au sol, ailleurs, les boîtiers béent, ouverts aux vents et aux intempéries.
Ce n'est pourtant pas la cause, plus « complexe » , plaide l'opérateur, des perturbations que connaît le quartier. D'une part explique-t-on, le chantier du tram « endommage régulièrement nos câbles » , difficilement évitable pour des travaux de cette nature « en milieu urbain » . D'autre part, le secteur est relié à deux centraux téléphoniques montpelliérains par des câbles dont la maintenance a été rendue impossible : la chambre d'accès a été condamnée, par erreur, lors des travaux sur la bretelle Montpellier-Sud de l'A 9. Or ils sont défaillants. « Nous allons devoir réaliser un forage horizontal de 120 m sous l'A 9 et poser un nouveau câble , constate France Télécom. Ce qui requiert de nombreuses autorisations » et certainement de longues semaines de patience aux abonnés, déjà très en colère.
Édition du lundi 17 mai 2010
LATTES
Coupures de téléphone à la Céreirède Selon le comité de défense des résidants du quartier de la Céreirède à Lattes, nombre de particuliers et d'entreprises subiraient depuis plusieurs semaines, des coupures de lignes de communication. Ces incidents rendent impossible l'usage d'internet câblé, du téléphone et des téléalarmes.
En cause, selon eux, les travaux effectués pour la future ligne 3 du tramway. Inquiets, les résidants viennent de lancer une pétition pour alerter les pouvoir publics et France Télécom, le propriétaire des lignes qui ferait la sourde oreille pour l'instant.
La pétition a déjà recueilli une centaine de signatures pour la seule journée de samedi dernier.
Midi-Libre du 17 septembre 2008
Date de dernière mise à jour : 01/02/2012