Montpellier Des magistrats pointent du doigt les dysfonctionnements du site Ametyst
GUY TRUBUIL
04/10/2011, 23 h 57 | Mis à jour le 05/10/2011, 09 h 33
Le rapport va dans le sens des riverains. (JEAN-MICHEL MART / MIDI LIBRE)
Le rapport de la chambre régionale des comptes passent en revue les dysfonctionnements de l’usine Garosud.C’est le coup de la deuxième lame. Quelques jours après l’enquête nationale de la cour des comptes, qui évoquait déjà le site montpelliérain, la chambre régionale des comptes vient de mettre en ligne le rapport qu’elle a consacré à l’usine de méthanisation. Une étude détaillée de 52 pages qui pointe les difficultés déjà connues d’Ametyst - odeurs, mise au point retardée - et relève également des dysfonctionnements moins visibles mais qui font de l’unité un casse-tête, pour l’Agglo, son exploitant, les riverains ainsi qu’une très mauvaise affaire pour les finances publiques.
D’emblée, les magistrats financiers s’interrogent : "Il n’était peut-être pas opportun de construire l’équipement dans une zone urbaine, proches d’habitations et d’entreprises." Dans la phase de travaux, et après que le coût du projet soit passé de 57 M€ à 72 M€ en un an, la chambre régionale relève notamment la mauvaise répartition des rôles, voire le doublon entre l’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) d’un côté et le mandataire de l’autre. Cela alors que le premier contrat remporté par le groupement Girus-BCEOM représente un montant de 730 000 € et le second, attribué à la Serm, une somme d’1,5 M€.
Plus loin dans le rapport, après s’être étonnés que l’audit de conformité ait été confié à un bureau n’ayant aucune référence en matière de méthanisation, les magistrats analysent le montant des travaux complémentaires lancés depuis l’inauguration de l’usine pour tenter d’en atténuer les nuisances et améliorer la sécurité. Ces ajustements représentent une somme totale de 18 M€ dont 13,6 M€ ont été pris en charge par l’Agglo et un peu plus de 4 M€ par le constructeur, Vinci. Sur les seuls travaux de mise en conformité (11 €), la part de l’Agglo s’élève à 83,4 %, ce qui soulève l’étonnement de la chambre, selon laquelle les travaux liés au traitement des odeurs résultent "d’un défaut de conception de l’ouvrage" et auraient dû être imputés au constructeur.
Alors que l’exploitation de l’usine a été confiée au groupement Novergie-Vinci Environnement-Sogea-Sud, dans le cadre d’une délégation de service public, l’Agglo s’est également trouvée contrainte de le dédommager en raison des difficultés de démarrage. Un avenant a été conclu pour une somme de 2,4 M€ pour la période allant d’avril 2008 au 31 octobre 2010.
Au fil des mois, les relations entre les responsables d’Ametyst et les services de l’État se sont passablement dégradés et le rapport de la CRC révèle que ces tensions ont conduit la Dreal à dresser, en avril 2010, un procès-verbal "justifié par le délit d’exploitation non conforme par personne morale d’une installation classée autorisée". Un certain nombre de travaux demandés par le préfet dans le cadre d’une mise en demeure n’avaient été pas totalement réalisés... En avril 2009, c’est l’inspection du travail qui avait relevé le nombre élevé d’accidents du travail liés à la présence importante d’ammoniac dans deux zones de l’usine. Une pollution occasionnée par "un défaut dans la conception du système de ventilation et l’absence d’un système d’alarme permettant la détection des émanations nocives".
En fin de semaine dernière, à l’Agglo, la présentation du rapport a donné lieu à un débat entre les élus. Sans pour autant que le choix fait pour la politique de traitement des ordures ménagères en 2003 soit remis en cause.
Montpellier Le cas Ametyst cité par la Cour des comptes
GUY TRUBUIL
15/09/2011, 06 h 00
La Cour évoque notamment un dépassement de 54% du coût prévu initialement. (Archive R. D. H.)
Inaugurée en juillet 2008 mais toujours dans l’incapacité de fonctionner à plein régime : l’usine de méthanisation Ametyst ne provoque plus seulement la colère des habitants de Garosud, lassés des mauvaises odeurs et de la multiplication des mouches. Dans un rapport publié mardi et consacré à la gestion des déchets ménagers par les collectivités, la Cour des comptes évoque le cas de l’unité de traitement et pointe ses dysfonctionnements dont certains sont dus, selon elle, à "plusieurs défauts de conception de l’installation".
Outre l’incendie de septembre 2010, qui a nécessité d’importants travaux, l’étude recense les freins à une exploitation conforme aux attentes : les "capacités d’exploitation altérées par la mauvaise qualité du tri en amont", les "multiples accidents du travail liés notamment à un défaut du système de ventilation" et encore "les difficultés de déshydratation des digestats".
Ses auteurs rappellent que l’usine ne fonctionne actuellement qu’à 65 % de ses capacités annoncées - 203 000 t par an - et essentiellement "comme un simple quai de transfert" vers d’autres sites de traitement. Des remarques déjà formulées il y a quelques mois par l’association des riverains de Garosud qui réclament une réorientation de l’usine. Le rapport thématique de la haute juridiction financière s’attarde aussi sur le coût final du complexe qui a atteint 87,9 M€ au lieu des 57 M€ initialement programmés par l’Agglo, "soit un dépassement de plus de 54 % de l’enveloppe initiale".
"La réalisation de cette unité de méthanisation a été particulièrement onéreuse", déplorent encore les auteurs de l’étude parmi lesquels Jean-Noël Gout, magistrat de la chambre régionale. Ces critiques émises par la Cour des comptes donnent évidemment le ton du rapport que la même chambre régionale a consacré à Ametyst. Le contenu de cette analyse spécifique devrait être rendu public après avoir été présenté aux élus de l’Agglo, probablement lors de la prochaine session publique de fin septembre. Pour les riverains de l’usine, ce nouvel éclairage est considéré comme une étape décisive pour revoir le fonctionnement d’Ametyst... et toute la stratégie de traitement des déchets dans l’Agglo.
Publié le 14/09/2011 | 12:21
L’usine "Ametyst" épinglée par la Cour des comptes
Par Fabrice DUBAULT
Montpellier - usine de méthanisation Ametyst - archives
Un rapport accablant des magistrats pointent de nombreux dysfonctionnements du site.
Selon un rapport de la Cour des comptes, l’usine de méthanisation de Montpellier ne fonctionne qu’à 65% de ses capacités, comme un simple quai de transfert et non de tri ou de traitement des déchets. Depuis plus de 3 ans, l’usine de Garosud fait polémique. Après les odeurs et les mouches, la gestion et le fonctionnement sont pointés du doigt.
Une chose est sûre, depuis sa mise en service l’unité de méthanisation de Montpellier ne fonctionne pas comme l’Agglomération l’avait prévu. La rapport de la Cour des comptes à paraître le 30 septembre prochain l’affirme.
Le rapport révèle tout d’abord "plusieurs défauts de conception de l’installation" (...) qui seraient la cause de "très importantes nuisances olfactives (...) d’un pullulement de mouches".
Une mauvaise qualité de tri en amont et de multiples accidents du travail liés notamment à un défaut du système de ventilation sont notés. Ainsi que des difficultés de fonctionnement des digesteurs.
A l’origine, l’usine devait traiter 203.000 tonnes de déchets par an, dont 170.000 d’ordures ménagères et 33.000 de bio-déchets. Elle devait produire 24.000 tonnes de compost d’ordures et 4.000 tonnes de compost de bio-déchets. Aujourd’hui, 3 ans après sa livraison, l’usine n’a toujours pas été réceptionnée s’étonne le président de la première section de la Chambre régionale des comptes, instance pilote du rapport national.
Le rapport pointe ensuite "un gouffre financier". Evaluée à 57 millions d’euros en 2003, l’usine a coûté 87.9 millions au final, soit un dépassement de 54%. De plus avec cet investissement, l’Agglomération ne traite pas tous les déchets, (200.000 tonnes ont été exportés vers le Tarn-et-Garonne en 2008). L’Agglomération et son président Jean-Pierre Moure, assure que ce sera le cas en mars 2012.
Le rapport s’alarme aussi de la future saturation du centre de stockage des déchets ultimes de Castries.
La Taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’élevait en 2009 à Montpellier à 141 euros par habitant, contre 59 euros en moyenne en France.
Montpellier La cour des comptes pointe du doigt les dysfonctionnements de l’usine Ametyst
VANESSA ASSE
14/09/2011, 16 h 01 | Mis à jour le 14/09/2011, 16 h 22
Mise en service en juillet 2008, l’usine Ametyst ne tournerait qu’à 65% des ses capacités. (R. de H.)
Décidément, Ametyst ne finit pas de faire parler d’elle. L’usine de méthanisation, basée dans la zone de Garosud (au sud-ouest de Montpellier), vient d’être épinglée par la cour des comptes.
Dans le rapport intitulé "Les collectivités territoriales et la gestion des déchets ménagers et assimilés", et consultable en ligne, la cour relève différents dysfonctionnements sur ce site :
- importantes nuisances olfactives, alors que le site a été implanté dans un environnement urbanisé,
- pullulement de mouches,
- capacités d’exploitation altérée par la mauvaise qualité du tri en amont.
Par ailleurs, elle note que de "multiples accidents du travail" ont été enregistrés, tous "lié notamment au défaut de système de ventilation".
Autant de dysfonctionnements qui impactent directement sur le rendement de l’usine. Mise en service en juillet 2008, elle ne tournerait qu’à 65% des ses capacités et n’aurait pas atteint ses objectifs. A ce jour, Ametyst ne servirait principalement que de quai de transfert, l’activité de méthanisation étant réduite.
Selon la délibération de la communauté d’agglomération du Montpellier, votée le 29 septembre 2003, l’unité devait traiter à terme "203 000 tonnes de déchets par an" et produire annuellement 28 000 tonnes de compost. Ce qui est loin d’être le cas.
Un gouffre financier
Ces différentes malfaçons et défauts de conception ont demandé plusieurs travaux complémentaires. De quoi faire gonfler l’enveloppe financière dédiée à ce site. Initialement prévu à 57 millions d’euros, le coût d’Ametyst atteint aujourd’hui 87,9 millions d’euros.
Un montant qui pèse considérablement sur les contribuables. En 2009, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’élevait à Montpellier à 141 euros par habitant, contre 59 euros en moyenne en France.
La chambre régionale de la cour des comptes a étudié de près cette usine. Son rapport, qui sera rendu public à la fin du mois, devrait être cinglant.
Midi Libre
11/09/2011, 14 h 59 | Mis à jour le 11/09/2011, 15 h 00
"Si l’Agglo ne prend pas de décision, il faudra alors que l’État arbitre." (© D.R)
Le rapport que la chambre régionale des comptes a consacré à l’usine de méthanisation Ametyst n’est pas encore public. Pourtant, il suscite déjà des commentaires. On sait notamment que les magistrats n’ont pas été tendres avec un équipement qui rencontre toujours d’importantes difficultés de fonctionnement après avoir été inauguré en juillet 2008. Et pour François Vasquez, le porte-parole des riverains, la communication de ce rapport, qui s’annonce sans concessions, doit marquer un "virage" dans la réflexion menée sur l’avenir de l’unité de traitement des déchets.
"Un scandale"
"Conserver Ametyst dans l’état, c’est un scandale. Nous ne disons pas qu’il faut la fermer mais il faut réorienter cette usine, c’est possible. Qu’elle ne soit plus qu’une usine de méthanisation des bio-déchets, pas un quai de tri des déchets ménagers", explique-t-il. Selon lui, ce n’est pas la pause de bio-filtres qui régleront, au fond, le problème d’Ametyst, d’autant qu’autour de l’usine, "ça pue toujours !".
"Si l’Agglo ne prend pas de décision, il faudra alors que l’État arbitre" poursuit-il en estimant que la proposition de Jean-Pierre Moure de "mutualiser" le traitement des bio-déchets avec l’est du département "ne va faire qu’aggraver les problèmes".
La Gazette - 8 septembre 2011

Ametyst a au moins une qualité : c’est le contre exemple parfait. Ceci en fait une référence chez tous ceux qui s’intéressent à la méthanisation
A lire et à diffuser :
http://leromanais.wordpress.com/2011/09/01/de-la-methanisation/
Compte rendu du point rencontre entre l’association des riverains de Garosud et l’agglo du 30 juin 2001
Compte_Rendu_Point_Rencontre_Riverains_30_jui
ASSOCIATION DES RIVERAINS DE LA ZAC GAROSUD
50 Rue Esprit Auber 34070 MONTPELLIER - 04 67 42 76 17
Bonjour,
Veuillez toruver ci joint le compte rendu de la réunion de la CLIS du 8 juin 2011, établi par Jean-Louis Arnaud, un de nos quatre délégués.
Bonne lecture
COMPTE RENDU de la REUNION de la CLIS du 8juin 2011
Etaient présents :
Président de séance : M. Latron, secrétaire général de la préfecture.
Elus : M. Valette, M. Morales
Agglo : M. Fina (DGS), M. Deligny M. Karl Abraham
DREAL : M. Millet, M. Jeanjean
VINCI : M. Lamotte directeur de la société AMETYST
NOVERGIE : M. Ribour directeur du site.
Les délégués des associations
Note d’ambiance :
A la CLIS de 2009 nos interlocuteurs étaient arrogants. Ils avaient tout compris et nous, nous étions trop septiques, trop critiques. Il n’y avait que des solutions aux problèmes.
En 2010 ils nous avaient semblé hésitants, perdus, dépassés par les problèmes de nuisances.
Là, en 2011 le ton a été donné par M. Latron : Les riverains vivaient en paix, on leur a imposé une usine avec des nuisances. Il faut que les nuisances cessent et que l’usine se fasse oublier. Tout le monde était d’accord, des élus aux dirigeants de l’usine.
Rapport :
En principe l’Association reçoit les documents présentés en CLIS.
En attendant voici les chiffres qui nous ont parus intéressants :
En 2010.
Volumes entrants : 113 500 T
Volumes sortants : 82 000 T
OMR délestés : 13 584 T
L’usine fonctionne en mode dégradé. Aussi elle n’accepte que 2500 T hebdomadaires
A savoir : 700 T en fosse OMR
1400 T traités par l’unité
400 T envoyés à l’extérieur via la station de transit de Vendargues
Bilan d’exploitation:
Métaux ferreux récupérés : 1105 T
Compost issu d’OMR commercialisé : 1115 T
Compost issu de biodéchets normalisé commercialisé : 193 T
Avec surprise nous avons appris que l’usine produisait de l’électricité...
l’Association a contesté ces chiffres..
Voici les points remarquables de la réunion :
1) Création d’une commission sur les odeurs avec une réunion mensuelle. Nous y aurons deux places.
M. Latron n’a pas critiqué ouvertement la méthodologie utilisée par Air / LR pour rapporter les nuisances olfactives il a suggéré un dialogue entre les Riverains et les "responsables" de l’usine sous la forme d’une commission "opérationnelle" avec une réunion mensuelle et une obligation de résultat.
2) Le bruit : Le 3ème filtre devra mieux faire ! Nous l’avons visité c’est infernal ! A suivre...
En revanche le rapport de DATA SOL sur la mesure de bruit a mis en évidence le bruit causé par l’imprimerie : La DREAL demande à la municipalité de Montpellier de faire cesser le bruit de JF Impression. En effet cette installation n’est pas sous la responsabilité de l’Etat (ce n’est pas une installation classée) mais sous celle du maire de Montpellier.
M. Fleurence (1° adjoint) présent nous a dit qu’il s’en occupera.
3) Les mouches : "Ils" sont impuissants et dépassés par le phénomène.
4) La propreté des voies Recouly, Méhul a été évoqué pour la 2 ème année. M. Latron a demandé de nouveau à la mairie de Montpellier de faire le nécessaire.
5) Dés que l’usine reprendra son activité "normale" une nouvelle étude sur le bruit sera commandée.
Anecdote :
Un journaliste du Midi Libre a écrit que M. Valette a dit que François Vasquez ne représentait que lui-même.
Il a juré que la phrase assassine sur François n’a jamais été prononcée par lui.
En conclusion :
Ils sont toujours aussi perdus et avancent à tâtons. Ils recherchent le dialogue avec les Associations.
Prochaine CLIS envisagée en décembre 2011 après la remise en état de l’usine.
COMPTE RENDU de la REUNION de la CLIS du 8juin 2011
Etaient présents :
Président de séance : M. Latron, secrétaire général de la préfecture.
Elus : M. Valette, M. Morales
Agglo : M. Fina (DGS), M. Deligny M. Karl Abraham
DREAL : M. Millet, M. Jeanjean
VINCI : M. Lamotte directeur de la société AMETYST
NOVERGIE : M. Ribour directeur du site.
Les délégués des associations
Note d’ambiance :
A la CLIS de 2009 nos interlocuteurs étaient arrogants. Ils avaient tout compris et nous, nous étions trop septiques, trop critiques. Il n’y avait que des solutions aux problèmes.
En 2010 ils nous avaient semblé hésitants, perdus, dépassés par les problèmes de nuisances.
Là, en 2011 le ton a été donné par M. Latron : Les riverains vivaient en paix, on leur a imposé une usine avec des nuisances. Il faut que les nuisances cessent et que l’usine se fasse oublier. Tout le monde était d’accord, des élus aux dirigeants de l’usine.
Rapport :
En principe l’Association reçoit les documents présentés en CLIS.
En attendant voici les chiffres qui nous ont parus intéressants :
En 2010.
Volumes entrants : 113 500 T
Volumes sortants : 82 000 T
OMR délestés : 13 584 T
L’usine fonctionne en mode dégradé. Aussi elle n’accepte que 2500 T hebdomadaires
A savoir : 700 T en fosse OMR
1400 T traités par l’unité
400 T envoyés à l’extérieur via la station de transit de Vendargues
Bilan d’exploitation:
Métaux ferreux récupérés : 1105 T
Compost issu d’OMR commercialisé : 1115 T
Compost issu de biodéchets normalisé commercialisé : 193 T
Avec surprise nous avons appris que l’usine produisait de l’électricité...
l’Association a contesté ces chiffres..
Voici les points remarquables de la réunion :
1) Création d’une commission sur les odeurs avec une réunion mensuelle. Nous y aurons deux places.
M. Latron n’a pas critiqué ouvertement la méthodologie utilisée par Air / LR pour rapporter les nuisances olfactives il a suggéré un dialogue entre les Riverains et les "responsables" de l’usine sous la forme d’une commission "opérationnelle" avec une réunion mensuelle et une obligation de résultat.
2) Le bruit : Le 3ème filtre devra mieux faire ! Nous l’avons visité c’est infernal ! A suivre...
En revanche le rapport de DATA SOL sur la mesure de bruit a mis en évidence le bruit causé par l’imprimerie : La DREAL demande à la municipalité de Montpellier de faire cesser le bruit de JF Impression. En effet cette installation n’est pas sous la responsabilité de l’Etat (ce n’est pas une installation classée) mais sous celle du maire de Montpellier.
M. Fleurence (1° adjoint) présent nous a dit qu’il s’en occupera.
3) Les mouches : "Ils" sont impuissants et dépassés par le phénomène.
4) La propreté des voies Recouly, Méhul a été évoqué pour la 2 ème année. M. Latron a demandé de nouveau à la mairie de Montpellier de faire le nécessaire.
5) Dés que l’usine reprendra son activité "normale" une nouvelle étude sur le bruit sera commandée.
Anecdote :
Un journaliste du Midi Libre a écrit que M. Valette a dit que François Vasquez ne représentait que lui-même.
Il a juré que la phrase assassine sur François n’a jamais été prononcée par lui.
En conclusion :
Ils sont toujours aussi perdus et avancent à tâtons. Ils recherchent le dialogue avec les Associations.
Prochaine CLIS envisagée en décembre 2011 après la remise en état de l’usine.
Montpellier Ametyst : le rapport qui met en doute le marché
YANNICK POVILLON
10/06/2011, 06 h 00
L’Observatoire des déchets montpelliérains (Odam) n’a jamais caché son opposition à l’implantation d’une usine de méthanisation capable de traiter plus de 200 000 tonnes de déchets par an en ville, à Garosud.
Mais l’Odam a franchi un palier en rédigeant un rapport accablant sur le marché d’appel d’offres. Rapport transmis dernièrement au préfet puis au procureur de la République, qui a nommé un enquêteur. Aucune instruction n’est, à notre connaissance, ouverte, pouvant entraîner des poursuites. D’autant que, comme l’a confirmé l’avocat de l’Odam, les faits incriminés seraient prescrits.
Publicité
Cela dit, le préfet en personne a "pris en compte" les remarques compilées dans ce document, car il apporte des éléments troublants. "Nous n’avons jamais été opposés au procédé de la méthanisation mais créer une seule méga unité était une ineptie", relève en préambule Raymond Gimilio, le président de l’Odam. Ce chercheur au CNRS, qui a travaillé au ministère de l’Environnement, a toujours souhaité savoir pourquoi Vinci avait obtenu le marché de construction d’Ametyst alors "qu’au moment des négociations, Vinci n’avait qu’une usine en cours de construction quand Valorga en avait onze réalisées". Urbaser-Valorga, l’un des quatre concurrents (avec Linde, Bec et Vinci le vainqueur) qui proposait, par ailleurs, le meilleur prix. Raymond Gimilio l’a compris en étudiant les 517 pages concluant à l’attribution du marché à Vinci : "A-t-on pris le moins cher ? Non. Le plus expérimenté ? Non ! On arrive à Vinci pour des critères esthétiques d’intégration dans le paysage", s’insurge le président.
Christian Fina, le directeur général des services de l’Agglo, estime cette accusation sans fondement : "Un premier appel d’offres compétitif a été attaqué et annulé. Nous avons relancé la procédure dans sa totalité par sécurité. Vinci a été retenu et ce choix n’a pas été attaqué par les concurrents, y compris Valorga, arrivé en 2e position. Les critères de sélection étaient connus avant le dépôt des offres. Nous n’avons pas modifié les règles en cours."
L’Odam poursuit sur l’inexpérience du lauréat : "Cela se paye aujourd’hui avec les dysfonctionnements à répétition - dont le feu dans le hall 7 - auxquels nous assistons et qui font que, trois ans après l’inauguration, l’usine n’est toujours pas réceptionnée. D’ailleurs, dans l’appel d’offres, aucun critère sur l’expérience professionnelle n’était exigé. On peut s’en étonner et, aujourd’hui, le regretter", poursuit Raymond Gimilio.
"On était sur un type de traitement des déchets nouveau en cours d’industrialisation. Ametyst était la première unité de cette taille. Les données ont évolué. Puis il a fallu prendre en compte de nouvelles normes de l’État", justifie, pour sa part, Christian Fina, qui vante par ailleurs l’installation d’un coûteux 3e bio-filtre pour éviter les odeurs si souvent dénoncées par les riverains.
Membre de l’Odam, Pierre Joventin, également chercheur au CNRS, s’étonne enfin du coût final de l’usine : 63 M€ initialement annoncés pour découvrir un panneau à 74 M€ durant les travaux, puis 84 M€ au moment de l’inauguration et encore 10 M€ récemment ajoutés pour faire fonctionner une structure pour le moins laborieuse. D’autant qu’en attendant sa marche à plein rendement, il faudra probablement exporter quelques milliers de tonnes de déchets en dehors du territoire. Il est des projets qui ont connu plus de succès à Montpellier.