L.G.V.

 

Le contournement Nîmes-Montpellier

 
Contexte

Depuis la mise en service de la Ligne à Grande Vitesse Méditerranée en 2001, la ligne actuelle qui relie les deux agglomérations est saturée. Les possibilités de développement du trafic voyageurs et fret sont, dans ces conditions, difficiles à mettre en oeuvre.

La création du contournement de Nîmes et Montpellier, qui doublera la ligne existante Tarascon – Sète, permettra l’augmentation du nombre de trains pouvant circuler sur l’axe languedocien en résorbant la congestion du réseau ferroviaire.

Objectifs

Le projet du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier a un double objectif :
améliorer la fluidité : l’exploitation d’un doublet de lignes complémentaires permettra d’offrir une solide capacité de développement pour le transport ferroviaire de marchandises comme de voyageurs,
agrandir le réseau à grande vitesse : le projet constitue un maillon supplémentaire du réseau français et européen.

Tracé


 
Financement

Le montant de l’opération est estimé à 1,62 milliards d’euros. Inscrit dans le plan de relance de l’économie, le projet du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier est également issu du Grenelle de l’environnement.
 
Partenaires

Le projet sera réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Le 2 décembre 2009, l’Etat, Réseau Ferré de France, la Région Languedoc-Roussillon, le Département du Gard, Montpellier Agglomération, Nîmes Métropole ont signé ensemble l’accord de financement, pour la ligne nouvelle entre Nîmes et Montpellier et la modernisation de la ligne classique entre Montpellier et Perpignan.

Un protocole d’étape a été signé le 7 février 2011. En savoir plus
 
Echéances

Le projet a été déclaré d’utilité publique en mai 2005.
La mise en service est prévue à l’horizon 2017.

 
Infos-clés

60 km : longueur de la ligne entre Manduel et Lattes
20 km de raccordements
100 ou 120 km/h : vitesse maximale de circulation des trains fret
220 km/h à la mise en service puis 350 km/h à terme : vitesse maximale de circulation des TGV

 

Languedoc-Roussillon Le tracé du TGV Montpellier-Perpignan se dessine

GABRIEL LEON
13/02/2012, 06 h 00 | Mis à jour le 13/02/2012, 08 h 26
Le chef du projet, à Malvézy, où la LGV franchira la ligne Narbonne-Bize.
Le chef du projet, à Malvézy, où la LGV franchira la ligne Narbonne-Bize. (Photo MAX BERULLIER)

Comment couvrir les 150 km séparant Montpellier de Perpignan à 300 km/h ? Le projet de ligne à grande vitesse se précise mais il reste des inconnues.

1 De subtiles variantes de tracé le long de l’A9

Au départ de Montpellier, faut-il passer au nord ou au sud de l’A9 ? Au sud, le massif de la Gardiole est classé, avec des sites Natura 2000. Au nord, les zones habitées sont parfois proches. Ce choix déterminera la nature du passage de la zone industrielle Marcel-Dassault à Saint-Jean-de-Védas (déblai ou remblai). L’aire de Fabrègues sur l’A9, elle, sera en tout état de cause traversée en souterrain. Plus loin, à Poussan, un viaduc de 25 m de haut au sud de l’A9, franchissant 2,5 km de dépression, sera indispensable pour éviter de fortes pentes afin de permettre la circulation du fret. Vers Béziers, la ligne longera l’A9 côté sud ou nord suivant les options.

Au droit de Béziers, toutes les variantes sont au sud de l’A9 avant un croisement de l’A9 vers le nord pour aller contourner Narbonne par Montredon.

La ligne LGV Montpellier - Perpignan

2 Corbières : choix cornélien avec ou sans trains de fret

Le choix le plus cornélien se situera entre Narbonne et Rivesaltes. Soit le tracé passera par les Corbières (entre les éoliennes de Fitou et Treilles), avec forte déclivité interdisant la circulation de trains de fret, la ligne devenant alors exclusivement voyageurs depuis la plaine de l’Aude jusqu’à Perpignan. Soit le tracé passera à proximité des étangs, site très contraint imposant deux tunnels de trois kilomètres pour éviter le verrou de Fitou, avec un profil plat permettant la traction du fret. "Une ligne qui admettrait à la fois le fret et passerait par les Corbières impliquerait un tunnel encore plus long que celui du Perthus, qui mesure 8 km", explique Edouard Parant, chef du projet chez RFF. Un coût prohibitif alors que RFF tente d’éviter que ce projet ne soit "coupé en deux" pour raisons d’économies.

3 Quelles gares nouvelles et où les localiser ?

Autres inconnues, qui se négocient entre RFF et les différentes collectivités, les gares nouvelles. "Il peut y en avoir une à Béziers et/ou une à Narbonne, il peut y en avoir une seule à Nissan entre les deux villes ou pas du tout avec des raccordements pour envoyer les TGV sur la gare centre", rappelle Edouard Parant. Mais cette équation à trois inconnues recouvre d’autres questions. À Béziers, deux sites sont envisagés : près de l’échangeur A9-A75 ou au franchissement de la ligne classique près du canal du Midi. Cette dernière solution permettrait une utile correspondance TGV-TER.

À Narbonne, les deux sites permettent la correspondance TGV-TER-Intercités. Le premier est à un tangentement dans la plaine de Montredon. Le second est au croisement des deux lignes, plus proche de la ville mais imposant une gare TGV en viaduc à 20 m de hauteur. À Nissan, enfin, la gare serait TGV-TER, soit près de la station actuelle mais avec gare TGV en viaduc, soit à Périès. La première solution est plus acrobatique mais dessert mieux le site touristique de l’Oppidum. Quant à Perpignan, elle veut garder sa gare en centre-ville, tenant à optimiser les correspondances TGV-TER-transport urbain.

Sensible paysage

Le projet Montpellier-Perpignan devra respecter de nombreuses zones sensibles. Il devra traiter la zone protégée de Loupian, prévoir des mesures compensatoires pour les terroirs de Picpoul de Pinet ou d’autres appellations. La traversée du fleuve Hérault « devra respecter les dix captages de nappes alluviales » et prévoir des compensations pour les espèces protégées (outarde canepetières, etc.), explique Jean-François Ruiz, en charge de l’écologie à RFF.

À Narbonne, la ligne devra éviter l’usine de Malvézy (uranium) et ses risques chimiques. Son tracé y est contesté, comme à Moussan et Cuxac, jadis dévastées par une inondation. RFF assure qu’une transparence hydraulique sera assurée, à l’image du viaduc neuf de la ligne Narbonne-Bize à Cuxac.

TGV : une gare-pont à 135 M€ pour 2017

YANNICK POVILLON avec CH. GAYRAUD
27/01/2012, 06 h 00
Une idée du projet global autour de la gare imaginée par l’architecte Antoine Garcia-Diaz.
Une idée du projet global autour de la gare imaginée par l’architecte Antoine Garcia-Diaz. (© D.R)

L’enveloppe de deux milliards d’euros (dont 560 M€ assumés par les collectivités publiques) annoncée la semaine dernière n’est pas la seule bonne nouvelle pour le grand Montpellier. Ce paquet cadeau est, en effet, assorti de la livraison de la deuxième gare de Montpellier, qui mettra Paris à 2 h 45 seulement.

La gare prête en 2017

La gare Odysseum "doit être prête pour 2017", s’est engagé Jean-Pierre Moure, le président de l’Agglo de Montpellier. Cette gare, située au nord de Boirargues et au sud du lycée technique Mendès-France, non loin du château de la Mogère, coûtera la bagatelle de 135 M€ : "Les crédits seront supportés par l’enveloppe de 2 milliards d’euros", se félicite Jean-Pierre Moure, dont la collectivité doit verser 80 M€.

L’originalité du projet vient qu’elle enjambera les huit voies de chemin de fer, mais aussi le déplacement de l’A 9 : "On a demandé aux trois cabinets d’architectes finalistes d’imaginer cette gare pont", relève Jean-Pierre Moure.

Trois signatures en compétition

Les trois signatures en compétition sont le Français Christian de Portzamparc, auteur de la zac de la Lironde, le Néerlandais Kees Christiaanse, qui a signé la réhabilitation du quartier du port de Hambourg, et l’Américain Daniel Libeskind. À New York, ce dernier a participé au projet Ground Zero. Trois hommes au renom international pour un projet majuscule : Odysseum II.

Autour de la gare, émergera un quartier d’affaires. C’est 300 000 m² de bureaux, 4 000 à 5 000 logements sur une surface de 350 ha dont 200 seront constructibles. S’y ajouteront des commerces, de l’hôtellerie, des équipements publics, du loisir... mais pas de village de marques.

Depuis hier, une délégation d’élus de l’Agglo accompagnée d’un technicien de la Serm, visite les gares d’Anvers, de Liège et de Rotterdam. Autant d’exemples d’équipements modernes dont l’ancrage dans le tissu urbain pourrait nourrir la réflexion pour le projet futur de la gare Odysseum .

Contournement Nîmes / Montpellier : les collectivités financent 560 millions

AFP
16/01/2012, 19 h 22 | Mis à jour le 16/01/2012, 19 h 22
Les collectivités locales vont donner 560 millions sur un coût total de 2 milliards d'euros pour le chantier du contournement Nîmes-Montpellier, sauf le Conseil Général de l'Hérault.
Les collectivités locales vont donner 560 millions sur un coût total de 2 milliards d'euros pour le chantier du contournement Nîmes-Montpellier, sauf le Conseil Général de l'Hérault. (MAX BERULLIER / MIDI LIBRE)

Les collectivités locales ont jeté les bases d'un accord à une participation de 560 millions d'euros sur un investissement total de l'ordre de 2 milliards pour la ligne de contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier, a indiqué lundi la préfecture de l'Hérault.

Christian Bourquin, président (PS) du conseil régional de Languedoc-Roussillon, Damien Alary, président (PS) du conseil général du Gard, Jean-Pierre Moure, président (PS) de l'agglomération montpelliéraine, et Jean-Paul Fournier, président (UMP) de Nîmes Métropole, ont donné leur accord à ce financement.

En revanche, le conseil général de l'Hérault ne fait pas partie du tour de table, son président, le socialiste André Vézinhet, ne souhaitant pas financer le projet.

Ce contournement, dont la réalisation a été attribuée par le gestionnaire du réseau ferroviaire français RFF au groupe de BTP Bouygues, représente environ 6 000 emplois annuels pendant quatre ans.

Le début des travaux est prévu fin 2012. S'inscrivant dans la continuité de la LGV Méditerranée mise en service en 2001, le contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier participe à la construction progressive de la continuité de la circulation à grande vitesse entre Paris, Nîmes, Montpellier, Perpignan, Barcelone, ainsi que sur l'axe Barcelone-Gênes.

Il rendra possibles des liaisons Paris-Montpellier en moins de trois heures, Montpellier-Lille en moins de 4H30, Montpellier-Lyon en moins d'1H30 et Montpellier-Marseille en moins d'1H10. Il vise également à désengorger la ligne existante, actuellement très sollicitée, pour le développement des TER et du fret, selon RFF.

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Montpellier-Perpignan : la ligne en bonne voie

PIERRE BRUYNOOGHE
03/12/2011, 06 h 00
Une bande de 500 à 1 500 mètres de large qui traversera 55 communes vient d’être approuvée.
Une bande de 500 à 1 500 mètres de large qui traversera 55 communes vient d’être approuvée.

Grande avancée sur la future ligne ferroviaire entre Montpellier et Perpignan. L’Etat vient de valider la bande dans laquelle le tracé définitif de cette nouvelle voie verra le jour. Une zone de passage, dite "préférentielle", dont la largeur moyenne est de 1 000 mètres, mais qui se resserre à 500 mètres par endroits et s’étire à 1 500 mètres à d’autres. Longue de 155 km, elle traverse le territoire de 55 communes, ainsi que trois départements : l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées- Orientales.

L’Etat a donc tranché entre les différentes variantes de trajet qui étaient à l’étude jusque-là, sauf au niveau de l’intersection entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales où deux itinéraires sont toujours en concurrence, grosso modo entre Salses-le-Château et Peyriac-de-Mer : l’un passe plus à l’intérieur des terres. Il sera retenu si la ligne n’achemine entre Narbonne et Perpignan que les voyageurs.

Christian Bourquin : "Au niveau des délais et des coûts, tout est tenu"

L’autre itinéraire, dit littoral, sera choisi si cette même portion accueille aussi des trains de fret, donc de marchandises, en plus des voyageurs. Ce choix entre une ligne voyageurs et une ligne mixte sera normalement tranché d’ici l’automne 2012. En même temps que seront présentées les propositions de dessertes sur la totalité de la ligne nouvelle, donc les gares, à créer ou pas. Le tracé définitif, qui s’insérera dans une bande de 100 à 120 mètres, doit être présenté à l’enquête publique vers 2015, les travaux devant démarrer l’année suivante, pour mise en service vers 2020, selon le calendrier et dans le meilleur des cas.

Ce projet est pour le moment dans les clous. "Au niveau des délais et des coûts, tout est tenu", se félicitait hier Christian Bourquin, le président du conseil régional, lors de présentation de cette bande de passage, dans les locaux de la préfecture de région, à Montpellier.

Coût final : entre 5,5 et 7 milliards d'euros

Cela dit, le coût final n’est pas encore connu. Vu l’état d’avancement du dossier, il oscille, pour le moment, entre 5,5 et 7 milliards d’euros. L’Etat, RFF, le conseil régional participeront au financement aux côtés d’autres collectivités. Christian Bourquin annonce que le travail sera poursuivi pour associer au financement le conseil général de l’Hérault et celui de l’Aude. Contacté hier, ce dernier se dit prêt à participer. Ce, d’autant que la ligne nouvelle permettra de dégager des sillons, au profit des trains express régionaux, les TER, dont le réseau pourra être étoffé.

L’opération aborde donc une nouvelle étape, qui amène RFF à communiquer largement auprès des habitants des communes concernées.

MIDI- LIBRE du 19 juin 2011

Languedoc-Roussillon A la loupe, les communes que la ligne LGV traversera

ARNAUD BOUCOMONT
18/06/2011, 22 h 03 | Mis à jour le 19/06/2011, 09 h 05
Une bande de 1000m n'attend plus que le feu vert ministériel pour la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan.
Une bande de 1000m n'attend plus que le feu vert ministériel pour la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. (DR)

Même s’il faudra attendre 2020 pour la mise en service de la ligne nouvelle à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, les populations traversées par le tracé vont vite avoir une idée des bouleversements qu’elle engendrera...

Ce jeudi, un comité de pilotage réunissant l’Etat, Réseau ferré de France (RFF), la Région et les collectivités a entériné une bande de 1 000 mètres pour positionner la ligne de chemin de fer, alors que le couloir arrêté jusqu’à présent était de cinq kilomètres. Le préfet de Région va soumettre ces jours-ci cette nouvelle bande à consultation auprès des collectivités, associations, syndicats et chambres consulaires, jusqu’à la mi-juillet. Et ce n’est qu’en septembre que le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, tranchera.

Mais selon nos informations, RFF serait déjà allée en deçà des 1 000 mètres, dans une bande de 500 m affinée, en réalisant des études sur fonds propres avant même leur subventionnement effectif.

Ainsi, à hauteur de Fabrègues (Hérault), la ligne devrait frôler l’autoroute, côté littoral. A hauteur de Bessan, les élus réclament au contraire que la voie passe légèrement au nord.

Après Béziers, c’est l’option nord qui a également été retenue, alors que dans le couloir de 5 000 mètres une hypothèse avait été envisagée plus au sud du côté de Salles-d’Aude. Une partie de collines délicate cumulée avec une zone Natura 2000 aurait décidé les ingénieurs à opter pour le nord.

Mais c’est surtout à hauteur des Corbières que RFF semble avoir pris des optiques déterminantes. Si le plan proposé à l’issue du comité de pilotage prévoit encore deux versions, l’une côté Leucate, l’autre côté Fitou, c’est la deuxième qui tiendrait la corde. Plus au nord, donc, là encore. La solution sud se heurterait à une traversée de vignes, avec un front du refus des élus.

La ligne devrait emprunter le tracé du projet d’intérêt général (PIG) déterminé dans les années 90 par la SNCF, puis arrêté faute de budget en 2003... Et à ce compte-là, il ne pourrait y avoir, à moins d’un surcoût d’un milliard d’euros pour autant de tunnels, de ligne mixte voyageurs-fret dans ce périmètre ! L’Etat devrait donc officialiser une LGV avec une partie marchandises entre Montpellier et Narbonne, pour subitement n’y faire passer que des voyageurs entre Narbonne et Perpignan. Ce qui, au passage, arrangerait les affaires d’un concessionnaire privé, avide de rentabilité, si l’Etat lui confiait le chantier.

En attendant, RFF va vivre au rythme de 34 mois d’études et d’acquisitions foncières. Certains propriétaires vont redécouvrir qu’ils sont sur le tracé du projet d’intérêt général, ou en bordure, et d’autres verront que le tracé modifié les y met en plein dedans. "Sur le site internet lalignenouvelle.com, les gens voient leurs maisons dans la bande des 1 000 mètres, explique le directeur régional de RFF, Christian Petit. La voie ne prendra qu’une petite partie de ces 1 000 m. On ne rase pas des maisons par plaisir. Ça crée, qui plus est, des oppositions."

On ne saurait trop conseiller aux propriétaires concernés par le périmètre de regarder leur situation à la loupe. Certaines villas actuellement en chantier devront bientôt... être détruites.

Plus d'informations sur :
http://www.ligne-montpellier-perpignan.com/documents/cartographie/

MONTPELLIER

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Édition du lundi 31 janvier 2011

 Future gare TGV : un grand quartier d'affaires ?


 

Future gare TGV : un grand quartier d'affaires ?
Le projet que suit de très près le nouveau président de l'Agglo, c'est la future gare TGV, du côté de Boirargues, à deux pas d'Odysseum.   « Avec la gare Saint-Roch remodelée, il ne nous faut plus perdre de temps. Cette future gare mettra Paris à moins de 3 h, c'est essentiel pour le développement économique de l'Agglo et pour l'intermodalité des transports. » Car cette grande gare doit être connectée à la ligne 1 du tramway. Mais le projet de l'Agglo ne s'arrête pas là et entend adjoindre à cette future zone en friche   « un grand quartier d'affaires avec deux ou trois très grandes entreprises qui pèsent à l'échelle internationale ». Si des contacts sont noués, impossible de savoir avec quels grands groupes l'Agglo négocie une future implantation dans la capitale régionale.  

Midi-Libre
Édition du mercredi 19 janvier 2011
En préambule au contournement ferroviaire

DR

 

Mireval <balise_article_titre><balise_article_titre>En préambule au contournement ferroviaire<balise_article_titre><balise_article_titre>


 

<balise_article_texte><balise_article_texte>Sous la voie ferrée,   la tête de la foreuse qui émerge de la terre meuble annonce à sa manière le démarrage d'un très long et attendu chantier. Qui ne verra pas de terme avant 2016, mais que patiemment l'on prépare. Cent mètres en amont de la gare, les ouvriers poussent 3 m sous la voie un tuyau de gaz qui entrave ailleurs le futur contournement ferroviaire Nîmes-Montpellier (CNM).

Ainsi, alors que se noue entre public et privés le contenu du partenariat qui vaudra aux seconds de construire, entretenir et maintenir la voie nouvelle, Réseau ferré de France (RFF) pousse les feux des raccordements du CNM à la voie existante. Un travail   « à la petite cuillère, sourit Stéphane Lanoux, chef de projet. L'absence d'un itinéraire de remplacement impose de réaliser les travaux sans interrompre longuement le trafic et en le perturbant a minima. Des coupures de quelques heures programmées deux ans avant. »

Le détail fixe l'exigence en matière d'anticipation, il n'est pas envisageable d'omettre le moindre obstacle. En l'occurrence une conduite de gaz en fonte, vieille d'un demi-siècle, quand le gaz produit à Frontignan alimentait Montpellier.

« La jonction du CNM se fera à Maurin, continue Stéphane Lanoux, et, pour l'un des deux sens, sous le pont situé près de la Jasse de Maurin. Il sera d'ailleurs rebâti puis détruit, afin de libérer l'espace nécessaire à l'aiguillage. Cette canalisation de gaz passe précisément à cet endroit », à l'instar d'une alimentation en eau, un peu plus loin, d'une ligne moyenne tension, d'une fibre télécom. Toutes sortes de réseaux dont implantation et altimétrie ne sont pas parfaitement connues, parfois... mais qu'il faut ôter pour lancer courant 2012 les travaux de jonction proprement dits.

Et c'est justement ce qui se dessine à 3 km de là, près de la gare de Mireval : pour neutraliser le vieux tube, GRDF doit mailler son réseau, afin de poursuivre la fourniture de ses clients de Vic-la-Gardiole, via un nouvel 'itinéraire'.

« Ces travaux étaient envisagés ; pour le CNM, nous anticipons sur le calendrier », justifie Éric Campourcy, technicien du gazier. Qui pour le coup passe son tuyau un peu plus à l'ouest et coupera l'ancien en juin prochain.

Ollivier LE NY Ouvrages Les deux voies du CNM et la ligne ancienne font leur jonction à Maurin, où les fouilles archéologiques ont débuté, cet automne. Pour ce faire le pont routier de la D 116 sera remplacé par un second, décalé, et un autre pont élevé pour l'une des voies ferrées, à leur croisement. On appelle cela un saute-mouton.   Bruno CAMPELS Gaz, eau, électricité, il faut tout déplacer, rebâtir un pont pour faire place nette.

Objectif : 2016  

 
 
Édition du jeudi 16 décembre 2010
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Édition du dimanche 13 juin 2010

Le comité de vigilance reste mobilisé sur le projet LGV

DR

 <balise_article_titre>Le comité de vigilance reste mobilisé sur le projet LGV<balise_article_titre>


 

<balise_article_texte>Samedi 5 juin dernier, le comité de vigilance Lattes Maurin (CVLM) a organisé une visite du tracé de la future Ligne à Grande Vitesse (LGV) "Contournement Ferroviaire de Nîmes-Montpellier".
Les études terminées, ce projet de voie ferrée entre ainsi en phase de réalisation.
Le financement a été bouclé fin 2009 et les acquisitions foncières sont en cours. Cette opération de grande ampleur va déstructurer le nord de la commune de Lattes, l'amputant au passage de 70 hectares.
La visite de ce samedi a permis aux Maurinois de se rendre compte, des impacts occasionnés sur leur environnement et leurs conditions de vie par cette ligne où circuleront trains de fret et TGV.
Les voies passeront au plus près à 400 m des habitations de Maurin et au ras de certaines autres comme au Mas de <balise_article_texte>

Mariote.
Les participants se sont rendus compte des désagréments quotidiens qu'il y aura pour se rendre à Montpellier sur une voirie locale très remaniée, entre les nouvelles infrastructures.
La RD 132 devra passer au-dessus, non seulement de l'autoroute mais de la LGV.
La RD 116 vient buter contre la voie ferrée, elle est appelée à être élargie pour devenir « une voie de liaison inter quartiers ».Les riverains s'inquiètent aussi du bruit occasionné par la ligne. Une demande s'est imposée : disposer d'une cartographie de l'environnement sonore actuel du village.
La balle est dans le camp de la commune ou de l'Agglomération, laquelle est d'ailleurs tenue de bientôt réaliser un "plan de prévention du bruit dans l'environnement" pour traiter ces nuisances sonores.

 

FRET le dossier avance   Midi-Libre du 17 septembre 2009

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LGV: Midi-Libre du 09 septembre 2009

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LGV: lire les deux articles de Midi-Libre du 24 juillet 2009

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http://www.debatpublic-lnmp.org/docs/etudes-complementaires/etude-complementaire-n2.pdf

http://www.debatpublic-lnmp.org/docs/etudes-complementaires/etude-complementaire-n9.pdf

 

-Libre du 31 janvier 2009

 

 

LGV, les débats vont démarrer.jpg

Midi-Libre du 9 janvier 2009

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Ligne nouvelle RFF.pdf

 

 

 

 

 

 

Rail Nîmes-Montpellier : la région vise 2016 d’abord

Nîmes-Montpellier : la région vise 2016 d’abord

DR


 

Les éléments du projet sont négociables, pas la date d’ouverture. Odysseum maintenu

Les révélations sur une réduction du projet de contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM) entraînent une réaction prudente au conseil régional Languedoc- Roussillon, qui privilégie la rapidité d’engagement des travaux, tandis que l’homme chargé du financement, Claude Liebermann, souligne que tout reste sur la table.

Vice-président chargé des Transports, Robert Navarro a insisté hier sur le fait que cette ligne de 70 km « fait partie des chantiers prioritaires ». Le projet a été réévalué de 1,68 milliard d’euros à 2,1 mds après ouverture des plis des candidats au partenariat public-privé.

« Le comité de pilotage prévu le 3 décembre
a été reporté au 13 janvier pour remettre en conformité les besoins et le tour de table », dit Robert Navarro. « Nous n’avons aucun élément nouveau qui nous permette de douter de RFF, de l’Etat et de nos partenaires ».
Pour autant, le responsable des transports indique que la Région « n’a jamais donné (son) accord à un prix donné ». « Il sera temps de communiquer lorsque nous aurons les éléments formels, le 13 janvier », conclut-il, en insistant sur le fait que « les décisions ne peuvent être retardées et que tout doit être fait pour finaliser ».

On admet au conseil régional que le dossier connaît une gestation difficile, d’autant qu’il suit les coûteuses lignes Atlantique et Bretagne.

On insiste sur le fait que l’objectif de la mise en service des voies principales en 2016 reste acquis et que la demande-clé du conseil, l’augmentation de 30 % des sillons TER sur la ligne classique, y compris en pointes, est actée.

On admet que nombre d’éléments sont sur la table, tels que les jonctions ouest de Saint-Gervasy, de Manduel vers Tarascon ou la tranchée couverte de Manduel. La jonction de Saint-Brès paraît, elle, condamnée, du moins dans un premier temps.
« L’enjeu, c’est d’arriver à la convention de financement du projet », rassure pour sa part Claude Liebermann. « Des éléments se rajoutent ou s’enlèvent », poursuit-il, notant que « les résultats d’appels d’offre sont un peu moins favorables qu’espérés ». Ce qui a conduit à la proposition d’un protocole contenant les « pistes d’optimisation » qui ont suscité la colère des élus du Gard.
Concernant la gare d’Odysseum à Montpellier, RFF rappelle qu’elle n’a jamais fait partie du projet visé par la déclaration d’utilité publique du CNM mais que son timing a été avancé pour qu’elle puisse être mise en service en 2016.

« L’idée est toujours d’ouvrir la gare d’Odysseum en même temps que le CNM », confirme Claude Liebermann. La suppression du raccordement de Saint-Brès implique la réalisation de cette gare, relève-t-on à RFF. M. Liebermann conclut : « Le CNM est en concurrence avec d’autres projets. Ce n’est pas la peine que les gens, localement, se tirent une balle dans le pied en organisant des fuites ». 

Gabriel LEON
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LATTES

Date de dernière mise à jour : 26/03/2012