
Des dégagements d’hydrogène sulfuré, très malodorants, affectent les riverains. L’Agglo peine pour l’heure à les stopper.
La communauté confesse contrite un "dégagement d’odeurs particulièrement malodorantes" et ce "depuis le printemps". Mais un élu lattois évoque plus volontiers une situation qui "n’est plus supportable" et le refus d’un "autre été" comme celui de 2011 "ou celui de l’année précédente". Les habitants de la Céreirède, eux, rappellent qu’il "y a toujours eu des odeurs, avant et après Maera..."
L’Agglo est une nouvelle fois en butte à des difficultés avec sa sophistiquée station d’épuration. Des odeurs affreuses, prégnantes dont souffrent les riverains, dont on se plaint jusqu’à port Ariane et dont il suffit de prendre, certains soirs, la D 58, le long du Lez, pour apprécier le fumet. Malgré les promesses et les améliorations apportées, l’équipement communautaire ne s’est jamais montré irréprochable ; cette fois, l’affaire est parvenue entre les mains de l’Agence régionale de santé, par des plaintes.
Les eaux usées de Palavas en cause ?
La cause de cette nouvelle nuisance est liée au traitement des eaux usées de Palavas-les-Flots depuis juin 2009. Précisément, "au temps de séjour de ces eaux dans les ouvrages, explique le directeur eau et assainissement de la collectivité, Jean-Claude Hémain. Un gaz, l’hydrogène sulfuré, naît lorsque l’effluent a été brassé et il est dégagé à l’arrivée à Maera ou au niveau des cheminées d’équilibre", sur le parcours. Un phénomène que les fortes chaleurs exacerbent.
Sans se montrer affirmative, l’Agglo s’interroge sur la qualité des réseaux de collecte de Palavas ; où par la voix de l’Agglomération du Pays de l’Or, responsable, on rétorque qu’on "a suivi à la lettre les prescriptions du cahier des charges de l’Agglo pour le raccordement".
Reste qu’alors que certains professionnels de l’assainissement mettent ouvertement en cause "la conception" du tuyau Palavas-Maera, l’Agglo se doit de vite trouver une solution : le H2S est nocif, ses émanations sont très encadrées par les autorités sanitaires, et il corrode en outre les éléments métalliques de la canalisation, il en dégrade le béton.
"On sait très mal mesurer les odeurs"
"Nous y travaillons depuis mai, assure Jean-Claude Hémain. C’est un problème qui se traite par l’ajout d’adjuvants chimiques. Nous avons équipé notre réseau d’une station d’injection, mais ce n’est pas suffisant", dit le technicien, en plaidant un problème complexe. "Il faut identifier le seuil à partir duquel le phénomène se déclenche, mais on sait très mal mesurer les odeurs."
Une centaine de capteurs innovants est répartie dans Maera pour déterminer ce seuil et aider à trouver les nouveaux "réglages" nécessaires. Sur le réseau, trente-deux injecteurs de réactif seront installés, l’apport d’eau oxygénée est expérimenté sur les aérateurs. En 2012, "on équipera la sortie de décanteurs" et "400 000 à 500 000 € seront investis dans l’amélioration du process".
Édition du vendredi 16 avril 2010
INONDATIONS : Le Lantissargues au coeur des inquiétudes de Lez Mosson inondation
Cet été, l'Agglo devrait boucler le confortement de 6 km de digue jusqu'au lotissement des Saladelles. Et elle en restera là, renvoyant à 2011, contrainte et forcée, le kilomètre et demi la séparant encore de la rive de la Mosson : elle ne détient plus la déclaration d'utilité publique - annulée par les juges en juin dernier - et les arrêtés de cessibilité lui permettant de prendre possession de terrains nécessaires, en particulier
près des campings. La communauté « espère la nouvelle DUP avant la fin de l'année » et reste suspendue à ce calendrier, tributaire du préfet. Les riverains des Marestelles, eux, sont inquiets.
« Les travaux sont arrêtés , regrette Colette Dinard, présidente de l'association de quartier, composante du collectif Lez Mosson inondation, là où la digue avait failli lâcher en 2005 et n'a été réparée qu'en urgence et à titre provisoire. Elle reste fragile. » Pourquoi ne pas faire ce qu'il faut pour terminer ce chantier, interroge donc le collectif, qui argue du risque météo, de la présence sur le site des moyens techniques et pointe une autre menace sur ce quartier de soixante-dix villas. Le Lantissargues.
Ce cours d'eau file à l'ouest des Marestelles et pour le collectif il y a plus que des doutes sur la capacité de la rivière à supporter une crue : « Cela signifie qu'on est menacé des deux côtés » , lance Jean-Luc Bortolotti, riverain et militant associatif. « Il ne s'agit pas de se montrer alarmiste , précise Alain Ferreres, mais que l'on nous écoute. » En l'occurrence, le collectif a soulevé un lièvre, « une fréquence de débordement tous les cinq ans » sur un tronçon du Lantissargues à la capacité d'évacuation inférieure au reste du cours d'eau. Surtout, il a conduit la préfecture, dans un courrier du 26 février dernier, à demander à l'Agglo de compléter une étude hydraulique : l'intégration du Rieucoulon et du Rondelet, affluents du Lantissargues. Ces derniers pourraient respectivement apporter 80 et 35 m 3 /s au Lantissargues en cas de crue centennale, de quoi fausser les connaissances actuelles du fonctionnement du bassin aval... Et Colette Dinard de dire : « Ce qui est fait sur le Lez est très bien, mais on ne peut pas dire que Lattes est à l'abri : elle ne se limite pas à son centre et, par rapport à 2002-2003, où on a tous été inondé, aux Marestelles, on ne se sent pas plus protégé. »
Midi-Libre du jeudi 7 mai 2009
Confortement des digues du Lez.pdf
Une cheminée pour les eaux usées de Palavas.p
Digues du LEZ
Midi-Libre du 29 mars 2009
Visite aprés les pluies du 2 fév 2009.pdf
Midi-Libre du 23 novembre 2008
Midi-Libre du 01 octobre 2008
img234.jpg Encore un peu d'eau
Midi-Libre du 15 septembre 2008
La Lironde toujours
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Midi-Libre du 20 août 2008
Gazette du 10 juillet 2008
Midi-Libre du 8 juillet 2008
PAPI Lez-Mosson Etangs Palavasiens.jpg
Date de dernière mise à jour : 21/01/2012