De Lattara à Lattes

 
25 ans, le bel âge du musée Henri-Prades
Midi Libre
23/05/2011, 06 h 00
Tête de lion en pierre de Lens, tête de Marius en marbre et mains.
Tête de lion en pierre de Lens, tête de Marius en marbre et mains. (© D.R)

Inauguré le 26 septembre 1986 par François Léotard, ministre de la Culture et de la Communication, en présence de Michel Vaillat, maire de Lattes, et d'Henri Prades, découvreur du site de Lattara, le musée archéologique fête ses 25 ans cette année. Un anniversaire célébré ce week-end à l'occasion des journées nationales de l'archéologie.

Difficile de ne pas évoquer la mémoire d'Henri Prades qui analysa l'importance du site dès les années 1960. Premier intervenant, il n'attendit pas la construction du musée pour présenter les collections au public et organiser leur conservation. C'est donc l'école Painlevé de Montpellier, dont il était le directeur, qui accueillit d'abord les trésors archéologiques sortis du sol lattois.

Le temps a passé mais le musée Henri-Prades est plus que jamais vivant. En rejoignant le réseau d'équipements culturels de Montpellier agglomération, il a pu bénéficier de la dynamique de la politique culturelle engagée par la collectivité. Tout au long de l'année, expositions temporaires, visites guidées, ateliers pédagogiques, colloques, conférences prennent appui sur les extraordinaires ressources qu'offre l'exposition permanente.

Ce week-end, place était faite aux spécialistes de l'archéologie (Inrap, Drac, fac, CNRS). L'occasion pour le public de découvrir les techniques de recherche, la présentation des fouilles de la Cougourlude à Lattes, la reconstitution d'une maison en terre sur le site de Lattara, l'archéozoologie, des films présentant des recherches dans la Corne de l'Afrique et à Gergovie. En vedette et pour la première fois en France, la présentation de la table de mesure découverte en 2008 sur le chantier de fouilles du portique nord du forum de l'agglomération antique de Murviel-lès-Montpellier. Une pièce unique complétée par d'autres trésors : une tête de lion en pierre du bois de Lens (Gard), une tête de Marius en marbre, des mains, éléments de décor de statues monumentales.

Samedi 18 et dimanche 19 juin, les équipes du musée Prades proposeront leur 2e fête de l'Antiquité. Le public pourra découvrir les guerriers et artisans des quatre grandes civilisations antiques qui ont peuplé Lattara : Gaulois, Grecs, Romains et Etrusques. Cette belle et grande manifestation à vivre en famille avait attiré un nombreux public l'an dernier.

 
 
Midi-Libre
Édition du vendredi 18 février 2011
Lattara se révèle via ses objets trouvés

DR

 

 Lattara se révèle via ses objets trouvés


 

JUSQU'AU 30 AVRIL   Le fruit de 50 ans de fouilles sur le site de Lattes fondé en 500 avant notre ère   Une immense aquarelle du port de Lattara au IIIe siècle avant notre ère ouvre la visite de la nouvelle exposition du musée archéologique de Lattes. L'air de rien, le dessin de cette ville dans son enceinte sur le delta du Lez est le fruit de 50 années de fouilles, 50 ans de savoir acquis grâce aux objets exhumés par les archéologues. Tout a commençé en 1963, quand deux élèves de Henri Prades découvrirent un tesson de céramique sur la parcelle Saint-Sauveur, encore en fouille. Jusqu'au 30 avril, 'Les objets racontent Lattara' permet de voir les trouvailles extraites du sous- sol de la cité fondée en 500 avant notre ère. La plupart n'ont jamais été montrés au public. Des photos et extraits
de film témoignent du travail des archéologues, parfois torse et pied nu dans les cavités ! Ce qui est 'remonté' du passé ? Les traces des influences étrusques, grecques puis romaines via les objets du quotidien, groupés en vitrines. Étonnants, ces restes de nasses en vannerie trouvées en position de pêche lors de la fouille de Port Ariane en 1999, ces bois de cerfs perforés qui ont sans doute servi à tresser des cordes dont on voit des fragments de - 400. Elegants, ces pieds sculptés de guéridon en forme d'oiseau aquatique (fin Ier siècle). Bluffants, ces fragments de cachemire datés de 470 avant J.-C. Jamais vue, cette tombe aristocratique du Ier siècle avant J.-C. trouvée en 2002... sur le site de la Céreirède. Le mérite de l'expo, qui ose une belle reconstitution de maison en pierre, terre, bois et roseaux, c'est de ne pas asséner de vérités implacables, et de continuer à interroger les vestiges : ces 313 disques de bronze perforé trouvés en 2006 au mas de Causse ont-il servi à vouer un culte à la féminité ? Lattara est toujours en fouilles, les scientifiques s'y succèdent : le passé s'y écrit au présent, de jour en jour.

 
Stéphanie TEILLAIS steillais@midilibre.com
 
     La Cougourlude gauloise.pdf
 
 
Édition du lundi 18 octobre 2010
 
 
Pour découvrir la cité et les habitants de Lattara

Photos Michel PIEYRE

Montpellier. LattesPour découvrir la cité et les habitants de Lattara


ARCHÉOLOGIE : La nouvelle expo du musée Henri-Prades retrace cinq siècles

Penché sur une maquette proposant la première reconstitution livrée au grand public de ce que fut Lattara, l'archéologue du CNRS fouillant depuis des décennies la cité antique inventée par Prades, met des mots sur des pierres, des ruines si difficile à lire. Il était une fois Lattara, les Lattarenses qui l'habitaient, ville « moyenne » du II e siècle précédant notre ère, port étendu sur 7 ha, pour moitié hors son enceinte fortifiée.
Cette démarche, qu'incarne l'exposition Les objets racontent Lattara , est en soi une révolution pour le musée Henri- Prades. Un « moment charnière » , juge le conservateur Lionel Pernet, qui démarre la mutation d'un espace qui présente davantage les produits d'un demi-siècle de fouilles, dont il est délicat d'apprécier l'importance, qu'il ne valorise et explique ce qu'était ce port.
L'exposition ouverte samedi jusqu'au 30 avril 2011, vient refaire l'histoire de la cité, de l'époque protohistorique à celles des Grecs et des Romains, le début de notre ère. Des objets encore, « la plupart issue des réserves et restaurée » en prévision de cette expo , précise Lionel Pernet : « On a pris l'objet archéologique au sens large pas forcément "muséifiable", mais derrière lequel il y aurait une histoire à raconter. » Des objets et des histoires que l'expo illustre de façon nouvelle. Pas révolutionnaire en soi, juste encore inusité ici. Une maquette, l'aquarelle d'un architecte, Loïc Damelet, un métier à tisser restitué, une habitation protohistorique avec son modeste mobilier et dévoilant sa technique constructive, etc, autant d'éléments qui rendent tout plus lisible, plus concret, transportent aisément dans le monde ancien.
Après, c'est de la vie quotidienne dont on parle. Aux origines, quand les objets d'une sépulture illustrent des rites funéraires. De la pêche, via une vitrine d'outils retrouvés dans les fouilles, et du coup de l'alimentation. Plus loin, des pièces de mobilier de l'époque romaine, précieuses, font dire à Michel Py que la ville était riche, alors. « Ils devaient tous avoir un 4x4, une piscine et un chien ! » En tout cas, la cité était au coeur d'un réseau de marchands, commerça durant cinq siècles avec la Méditerranée, échanges expliqués.
Les objets racontent Lattara annonce ainsi un musée archéologique agrandi, modernisé, reprenant ce souci de mise en scène didactique, qui ne « sera plus sur le schéma narratif retenu ici mais sur des thématiques. » Et que Lionel Pernet espère pour 2015.

LATTES

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Édition du jeudi 14 octobre 2010
Les objets racontent Lattara au musée Henri-Prades

DR

 Les objets racontent Lattara au musée Henri-Prades


 

Du 16 octobre au 30 avril 2011, le musée archéologique Henri-Prades propose "Les objets racontent Lattara", une collection issue des fouilles menées à Lattes.
Des premières découvertes des années 1960 et 1970 faites par Henri Prades et le groupe archéologique Painlevé, aux plus récentes de l'archéologie préventive, en passant par les vingt années de fouilles du CNRS, c'est aussi une extraordinaire aventure humaine qui est à découvrir à Lattes.
Les fouilles archéologiques du comptoir méditerranéen de Lattara ont mis au jour de nombreux vestiges depuis leurs débuts en 1963 : rempart, maisons, rues, structures portuaires, nécropole... Les dizaines de milliers d'objets récoltés lors de ces fouilles constituent l'essentiel des collections du musée de site ouvert en 1986.
Les objets

Ollivier LE NY
Édition du lundi 26 juillet 2010
À Lattes, le musée retrouve son nom d'origine

Photo B. C.

Montpellier. BatailleÀ Lattes, le musée retrouve son nom d'origine


ARCHÉOLOGIE : Il avait été baptisé Lattara au détriment du nom d'Henri-Prades son découvreur

Dans une lutte ressemblant à celle du pot de terre contre le pot de fer, Danielle Prades, défiant l'Agglomération de Montpellier, vient de remporter un combat qu'elle a mené avec opiniâtreté depuis que le nom de son père, Henri-Prades, avait été rayé du fronton du musée lattois en 2008, au prétexte « qu'aucun musée ne porte le nom de son découvreur », selon Georges Frêche voici quelques mois.
C'est Cyril Meunier, maire de Lattes, qui a annoncé la nouvelle en séance de conseil municipal, jeudi dernier, à l'occasion du vote d'une subvention de la commune à la Région. En effet, celle-ci lance une étude d'aménagement et de valorisation du site archéologique de Lattes pour un montant de 60 000 €.
Ainsi cesse, après le jugement du tribunal administratif, un vieux contentieux entre la fille du découvreur du site et l'Agglomération qui avait accepté de prendre en charge le musée lattois tout en souhaitant faire disparaître le nom d'Henri-Prades, l'instituteur devenu le découvreur de la cité étrusque Lattara. Danielle Prades ne manquait d'arguments dans « son combat », une délibération du conseil municipal de Lattes en date du 8 juin 1999 et la loi du 4 janvier 2002 qui concerne ce musée de France. Le tribunal lui a donné raison.
Depuis jeudi matin les signalisations portant le nom de musée Lattara ont été taguées par les services de l'agglo, les flyers annonçant l'exposition Véra d'Or ont été retirés de la circulation et le fronton du musée a retrouvé son appellation première.
Pour les lettres d'or, on attendra un peu.

 

MONTPELLIER

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Édition du samedi 12 juin 2010
La mémoire préservée de l'archéologue Jean Arnal

R. D. H.

Montpellier. LattesLa mémoire préservée de l'archéologue Jean Arnal


PATRIMOINE : Cet amateur éclairé a laissé un inestimable dépôt, que gérera le musée archéologique

857 objets inventoriés , des milliers d'autres en « vrac, sales, tels que découverts » , pour un apport inestimable officialisé d'une signature, après une longue discussion. Jeudi soir, les filles de Jean Arnal ont entériné le dépôt des collections de leur père au musée archéologique de Lattes. Un fonds que les pièces, photos, archives et publications d'un médecin de campagne devenu un archéologue à la renommée mondiale avaient rejoint à son décès, en 1987, mais une cérémonie, symbolique, qui permit de rappeler leur importance.
Celle du produit de fouilles et celle d'un homme par deux fois docteur, en médecine et archéologie à l'université parisienne de la Sorbonne, fils de médecin de Saint-Mathieu-de- Tréviers, où il exerça toute sa vie mais dont il prit souvent le large au gré de ses
fouilles. « Cette passion l'a complètement dévoré » , s'amusait Bernadette Barthez, sa fille, jeudi soir, en décrivant un « humaniste » à la culture livresque, épris de « philosophie, d'histoire » , capable de réciter en latin une lettre de Septime Sévère en pilotant ses enfants à travers une ruine antique.
Jean Arnal a arpenté durant cinquante années l'Hérault, à partir de 1937, surtout l'arrière-pays, époque où les archéologues amateurs, comme Henri Prades à Lattes, sauvent ce qui peut l'être, inventent sites et objets en « incroyable nombre , remarque Lionel Pernet, directeur-conservateur du musée lattois. Il n'y avait pas encore le cadre législatif actuel en matière d'archéologie préventive. Depuis, cela s'est professionnalisé. » De ses prospections et travaux, il a pu dresser la chronologie des principales civilisations méridionales du néolithique, mettre au jour d'innombrables dolmens qui firent de lui l'un des plus grands connaisseurs européens du phénomène mégalithique, laissant à la postérité des silex, de la céramique, jusqu'aux premiers métaux travaillés du chalcolithique. Une richesse et une amplitude temporelle, de 6000 jusqu'à 2000 avant J.-C., « complétant opportunément le fonds antique de notre musée » , se satisfait Lionel Pernet.
Encore en cours d'inventaire, ce dépôt est « bien vivant, travaillé par des étudiants de la chaire de préhistoire dont dispose Montpellier » . Les objets issus du littoral ont vocation à rester à Lattes, d'autres seront prêtés.


O. L. N.
Article du 15/05/2010 à 17:02
Lattes : les fouilles du site Lattara sont-elles menacées ?
PHOTO GUILLAUME BONNEFONT Pour la première fois en vingt-sept ans, les fouilles archéologiques de Lattara, à Lattes, sont supprimées à cause du refus de la Drac de loger, sur le site même, les cherche

C'est l'un des sites les plus importants de France et les plus prisés par les archéologues qui, chaque été depuis vingthuit ans, sondent les terres d'une ancienne cité antique, à Lattes, à la recherche du moindre vestige... Mais 2010 sera une année sans truelle, ni pinceau, ni grandes découvertes...

Statuette grecque

"La campagne de fouilles 2010 de Lattes est supprimée", peut-on lire sur le site web lattara.net. Le ministère de la Culture, propriétaire des bâtiments qui logent les chercheurs, leur en interdit désormais l'accès."Notre équipe de fouilles est à la rue, fulmine Michel Py, directeur des fouilles, c'est la première fois en vingt-sept ans." Selon le directeur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), une commission de sécurité, missionnée par la Drac (1), a conclu à des problèmes de sécurité..."C'est une situation incroyable et incohérente", s'énerve Fabrice Manuel, directeur du service "culture et patrimoine" à la Région. La collectivité, propriétaire du site de fouilles depuis un an et qui verse une subvention de 70 000 euros pour les chantiers, n'aurait été prévenue qu'il y a une semaine.

Les fouilles de Lattara sont-elles menacées ?

"à cause d'une simple décision administrative, nous ne sommes pas sûrs de pouvoir maintenir les conditions d'une recherche archéologique de haut niveau, s'inquiète Michel Py. La suppression de la campagne 2010 fragilise une équipe que nous avons mis vingt ans à composer et qui risque de se disloquer." Pour cet été, les voyages et les contrats ont été annulés... à la fin du mois de juin et pour deux mois, une vingtaine de spécialistes français, espagnols, italiens, américains ainsi qu'une quarantaine d'étudiants devaient participer à un programme de recherche qui portait sur l'étude des cinq zones de l'habitat de Lattara : la compréhension des occupations étrusque, puis grecque, l'exploration des vestiges de maisons à cour méditerranéenne, enfin l'analyse des aménagements de l'époque romaine. "Toutes ces recherches sont essentielles pour la connaissance", poursuit le chercheur. C'est, par exemple, lors du chantier d'été 2009 que la même équipe a trouvé une petite statuette grecque témoignant de la présence des Grecs sur le site de Lattara au Ve siècle av. J.-C.

Logés au camping ?

Édition du vendredi 7 mai 2010

Le musée Henri-Prades invite le public à une visite nocturne

DR

 Le musée Henri-Prades invite le public à une visite nocturne


Depuis sa création en 2005, la nuit européenne des musées a permis de construire et de renforcer un véritable réseau des musées européens, autour d'une manifestation commune qui convie le plus large public à venir découvrir gratuitement les collections les plus diverses.
Samedi 15 mai, le musée archéologique Henri-Prades de Lattes ouvrira donc ses portes, de 20 h à 23 h, et invitera le public à déguster vins et mets inspirés de recettes antiques, dans le cadre de l'exposition temporaire Le vin, nectar des dieux, génie des hommes . Cette exposition consacrée à l'histoire du vin dans l'Antiquité propose un voyage de l'Orient jusqu'à Lattes, en passant par la Grèce, l'Étrurie, le monde romain et la Gaule. Elle réunit plus de 120 objets exceptionnels issus de ces civilisations, afin

d'illustrer les pratiques qui s'orchestraient autour du vin : banquets, rituels religieux, rites funéraires... La partie consacrée à la consommation et à la production du vin sur le site antique de Lattara inscrit le vignoble de Montpellier et de son agglomération dans l'histoire.
Trois visites guidées seront successivement proposées entre 20 h et 23 h, sur inscription préalable et dans la limite des places disponibles.

 

 

 

Musée archéologique Henri-Prades, 390 avenue de Pérols à Lattes. Tél. 04 67 99 77 20.

Édition du mercredi 7 avril 2010

Montpellier. L'ÉCHO DES COMMUNES LATTES Le musée archéologique transféré à la Région ?

L'ÉCHO DES COMMUNES
LATTES Le musée archéologique transféré à la Région ?
Toujours aux prises avec la fille de Henri Prades, à laquelle le juge a donné raison sur le nom du musée archéologique de Lattes, Georges Frêche a sollicité l'État pour un transfert de sa propriété de l'Agglo à la Région. Il s'agirait d'unir cet établissement avec le musée archéologique de Narbonne et le musée Ignon-Fabre de Mende dans un pôle unique.

 

Midi-Libre du 28 décembre  2009

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Midi-Libre du 01 décembre 2009 son nom suite

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Midi-Libre du 5 novembre 2009

Le musée de Lattes s\\\'appelle Henri Prades.pd

Midi-Libre du 31 mars 2009

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