Autoroute A9

 Bilan :

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A9_rapport_garant_concertation_a9.pdf

A9_bilan_de_la_concertation.PDF

Presentation-Jacques-Domergue.pdf

Presentation-EELV.pdf

Presentation-Cyril-Meunier.pdf

DUP_code_urbanisme.doc

Lettre à Mariani.pdf 

A9_CNDP_decision_concertation.pdf 

A9_CNDP_nomination_garant.pdf 

A9_decision_conseil_etat_3_12_2010.pdf

A9_CGEDD_rapport_2009.pdf

A9_article_secteurpublic.fr_2009_07_29.pdf

Courrier_Carenco_CGEDD_5_03_2009.pdf

A9_motivation_DUP.pdf

A9_argumentation_Santier.pdf 

Classement_sonore_Autoroute_A9.pdf

Decret_Villepin_avril_2007.pdf

Rapport commission d\'enquête 2006.pdf

A9_observations_CODETEL_2005.pdf

Debat_public_decret_2002_10_22.pdf

Où l’autoroute A9 passe, la vigne trépasse

OLIVIER SCHLAMA
31/03/2012, 06 h 00
Simone et Etienne Fourcadier n’ont plus que trois rangs de vigne intacts.
Simone et Etienne Fourcadier n’ont plus que trois rangs de vigne intacts. (Photo MAX BÉRULLIER)

ASF a investi des parcelles sans en avertir les propriétaires. Des vignerons sont choqués par la méthode.

Un crève-cœur. Simone et Étienne Fourcadier, 70 et 76 ans, ont découvert il y a quelques jours qu’il ne leur restait que trois rangs intacts sur leur parcelle d’un hectare de vigne, qui borde à Montpellier la route de Palavas. Sur les autres, tous les piquets ont été arrachés. Un acte de vandalisme ? Pas du tout ! Seulement le début des fouilles préventives, effectuées sur le tracé de la future A9, dédoublée au niveau de Montpellier.

Mais s’ils se disent aujourd’hui "choqués", c’est surtout par la méthode qui a prévalu à ce "saccage" : alors qu’ils sont en cours de négociation avec les ASF, le couple n’a reçu aucun coup de fil annonçant le début des travaux. À cinq mois des vendanges, pour la première fois en un siècle, cette terre ne versera pas son chardonnay à la coopérative de Cournonterral.

"Samedi matin, alors que mon père venait vérifier l’avancée de la floraison, raconte Michel, un de leurs fils, il s’est aperçu que tous les piquets de soutien avaient été enlevés. Sans eux, la vigne va tomber et mourir."

"Ils auraient pu être prévenus"

L’avocat des viticulteurs, Jean-Marc Maillot est lui étonné par la méthode employée pour l’expropriation. "Un négociateur est venu en novembre puis en décembre. Il devait faire une contre-proposition dans la quinzaine", explique ce dernier, qui représente une dizaine de clients concernés par le tracé du déplacement de l’A9 d’ici 2017 (1). "En guise de réponse, reprend l’avocat, ASF a demandé une expertise judiciaire avant de saisir le juge et lancer l’expropriation. ASF argue que mes clients auraient refusé l’état des lieux de leur parcelle. C’est faux ! Même s’ils ont le droit de faire ça grâce à une DUP (2) urgente, on va au bout de la procédure amiable..."

Pierre Bourgade, propriétaire de 1,8 hectare à Saint-Jean- de-Védas, défendu par Jérôme Jeanjean, a subi la même mésaventure, alors qu’il est, lui aussi, à la "recherche du juste prix".

Et du côté des ASF ? Charles Haase, directeur-adjoint, reconnaît que les propriétaires "auraient pu être prévenus". Il confirme, comme l’avocat, qu’un "état des lieux a été fait les 16 février et 1er mars en présence du couple Fourcadier, ce qui nous permettait, légalement, de prendre possession des lieux". Charles Haase précise que "pour respecter les délais de début de travaux, le planning est très serré". D’où le recours aux expertises judiciaires pour accélérer le chantier.

 

Avant son doublement, les archéologues fouillent l’A9

PIERRE BRUYNOOGHE
26/03/2012, 06 h 00
Pour le moment, aucune trouvaille n’est susceptible de bouleverser le calendrier du doublement de l'A9.
Pour le moment, aucune trouvaille n’est susceptible de bouleverser le calendrier du doublement de l'A9. (D.R)

Les archéologues avant les terrassiers. Les chantiers de fouille ont démarré sur le tracé du futur déplacement de l’A9, afin d’exhumer tout ce qui pourra l’être - céramiques, sépultures, outils... - pour éviter que le bitume ne les recouvre et ne leur serve de sarcophage.

Depuis l’autoroute, les automobilistes peuvent d’ailleurs apercevoir, par endroits, certaines des parties que scrutent actuellement les équipes de l’Inrap, l’Institut national de recherche archéologique préventive.

Des fouilles depuis 2009

Il s’agit de tranchées de deux à trois mètres de large que les scientifiques arpentent pour y repérer d’éventuelles traces d’occupation humaine. Cela dit, les fouilles ne viennent pas d’être lancées. Elles avaient débuté en 2009, avant d’être mises entre parenthèses, puis d’être réactivées, fin 2011.

Les archéologues ont donc déjà quadrillé les deux extrémités du futur chantier, vers Fabrègues d’un côté et Vendargues de l’autre. À la fin de l’année dernière, ils se sont cette fois concentrés sur Mauguio, Baillargues...

Des trouvailles

Pour le moment, aucune trouvaille n’est susceptible de bouleverser le calendrier du chantier. "De Vendargues à Saint-Geniès, nous sommes tombés sur quatre à cinq ensembles de vestiges", précise Benoît Ode, un des archéologues de la direction régionale de l’action culturelle (Drac).

Dans le lot, figurent un site néolithique avec céramiques à Vendargues, ainsi qu’un four à chaux de l’époque romaine, très rare, à Baillargues. Un ouvrage construit près d’un aven qui n’a pas encore été fouillé. S’ajoute un ensemble médiéval, notamment des murs épais d’un mètre, construits vers l’an 1000 à Castries.

Pour avancer plus vite dans leurs recherches, les archéologues ont fait appel à un drone, en fait un octocoptère (un petit engin à huit hélices, NDLR) qui a survolé la bande du tracé et fait des relevés infrarouges, dans le but de repérer par exemple la présence de sorties d’air d’éventuelles cavités ou galeries.

"Cet engin a balayé le secteur allant de Vendargues à Castries. Il passera plus tard du côté de Fabrègues et de Saint-Jean-de-Védas", observe Christophe Tardy, l’adjoint au coordinateur des fouilles à l’Inrap.

La limitation de vitesse à 90 km/h se prépare

Autoroutes du Sud de la France (ASF) prévoit de poser d’ici fin avril les potences et portiques qui serviront à signaler la future limitation à 90 km/h sur l’A9 au niveau de Montpellier.

Pour rappel, cette limitation de vitesse concernera la portion allant de l’échangeur Montpellier Est, à hauteur du Zénith, jusqu’au péage de Saint-Jean- de-Védas. Elle sera limitée dans le temps, n’étant effective qu’aux heures de pointe : le matin de 7 h à 9 h et le soir de 17 h à 19 h, les jours travaillés.

Elle entrera en vigueur courant juin. De plus, en prévision du futur déplacement de l’A9, ASF reconfigurera les échangeurs de Vendargues et de Saint-Jean-de-Védas, afin d’améliorer les flux de circulation. À Vendargues, ASF fera en sorte de réduire les distances à parcourir sur l’échangeur pour rejoindre l’autoroute dans les deux sens, vers Nîmes comme vers l’Espagne.

Enfin, le futur déplacement de l’A 9 devrait être mis en service en 2017, le gros des travaux devant démarrer courant 2013.

(J.-M. M.)



L’A9 doublée pour un milliard d'euros

ARNAUD BOUCOMONT
17/03/2012, 06 h 00

Autour de la table, hier en préfecture de région, comme un ouf de soulagement. Le préfet de région Claude Baland présidait le premier comité de pilotage lançant officiellement l’opération de doublement de l’A9 à hauteur de Montpellier. Ce projet consiste à doter la zone d’une autoroute et d’une rocade sur 23 kilomètres, sur 12 voies de circulation. Il avait été déclaré d’utilité publique en 2007, puis retardé dans la foulée du Grenelle de l’environnement. L’impératif de sécurité et l’alternative aux bouchons l’ont emporté sur les critères de pollution.

Vinci se remboursera sur les péages

Le préfet a annoncé le coût du projet : 850 M€ hors taxes. Soit plus d’un milliard TTC d’euros. Il sera supporté par Vinci, gestionnaire d’ASF (Autoroutes du sud de la France), qui se remboursera en péages ultérieurs : "L’argent est là, déjà payé par les usagers depuis dix ans à travers les hausses de tarifs", a indiqué le préfet.

Jean-Pierre Moure, le président de l’Agglomération de Montpellier, s’est réjoui des confirmations financières et du fait que "63 M€ seront mis à disposition de l’amélioration environnementale de l’actuelle autoroute" pour la future rocade.

Mais ça ne suffira pas à boucler la requalification urbaine, sans parler de l’entretien futur d’une voirie cédée aux collectivités. Aucun chiffrage financier n’a été délivré hier. Pas d’éclaircissements non plus sur les liaisons ultérieures pour améliorer le trafic urbain à l’est et à l’ouest de Montpellier. Reste notamment en suspens le financement du raccordement entre l’A9 et l’A750... Jean-Pierre Moure s’est voulu rassurant : "Oui, c’est compliqué. Mais il y a un an, c’était aussi compliqué d’envisager l’autoroute".

Jusqu'en 2017

Les travaux sont programmés de la mi 2013 jusqu’à fin 2017. Un viaduc de 600 mètres de long est notamment prévu pour traverser la Lironde, évitant ainsi des remblais qui deviendraient problématiques en cas d’inondations. D’ici le démarrage du chantier, sont programmées la fin des acquisitions foncières (horizon début 2013) et les fouilles archéologiques (jusqu’à fin 2012). Des déviations de réseaux vont commencer dès le mois d’avril, pour s’achever fin 2013.

Lors du comité de pilotage, le préfet et ses services, ainsi qu’ASF, se sont efforcés de rassurer les maires... Ils se faisaient les porte-voix de leurs concitoyens, inquiets des nuisances sonores générées par le trafic futur sur douze voies.

Murs anti-bruit

Les murs anti-bruit seront d’ailleurs réfléchis de concert avec le projet de ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan. Les axes ferroviaire et routier fonctionneront en parallèle. Sur 6,5 kms, 40 mètres seulement sépareront la LGV de l’autoroute. Sans compter la gare nouvelle construite à hauteur d’Odysseum. Bouygues d’un côté, attributaire pressenti pour la LGV, et Vinci de l’autre devront laisser de côté leur habituelle concurrence pour travailler main dans la main. Une réunion avait lieu hier entre les deux opérateurs. Une autre est prévue vendredi prochain. "Chacun a un contrat, ce qui compte c’est de respecter ses engagements", a précisé Salvador Nunez au nom des ASF.

 

850 millions d'euros pour le doublement de l'A 9

A. B.
16/03/2012, 15 h 30
Les travaux sont programmés de la mi 2013 jusqu'à fin 2017.
Les travaux sont programmés de la mi 2013 jusqu'à fin 2017.

Le préfet de région Claude Baland présidait aujourd'hui le premier comité de pilotage lançant officiellement l'opération de doublement de l'A9 à hauteur de Montpellier. Ce projet consiste à doter la zone d'une autoroute et d'une rocade sur 23 kilomètres, le tout sur douze voies de circulation.

Le préfet a rappelé que le financement - 850 millions d'euros - était assuré par Vinci, gestionnaire d'ASF (Autoroutes du sud de la France) : "L'argent est là, déjà payé par les usagers depuis dix ans à travers les hausses de tarifs". Aucun chiffrage financier n'a par contre pu être apporté sur la transformation de l'actuelle A9 en rocade ni sur les liaisons ultérieures pour améliorer le trafic urbain à l'est et à l'ouest de Montpellier.

Reste notamment en suspens le financement du raccordement entre l'A9 et l'A750 et l'aménagement du rond-point du Zénith, régulièrement soumis aux bouchons.

Fin des travaux : 2017

Les travaux sont programmés de la mi 2013 jusqu'à fin 2017. Un viaduc de 600 mètres de long est notamment prévu pour traverser la Lironde, évitant ainsi des remblais qui deviendraient problématiques en cas d'inondations. Le préfet et ses services, ainsi qu'ASF, se sont efforcés de rassurer les maires présents lors du comité de pilotage sur les mesures anti-bruit prévues.

Le préfet a également précisé qu'à la demande du ministre des Transports, Thierry Mariani, l'avancée des deux chantiers du doublement de l'A 9 et de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan se feraient en concertation entre RFF (Réseau ferré de France) d'un côté et ASF de l'autre. Les axes ferroviaire et routier fonctionnent en parallèle. Sur 6,5 kilomètres (aux limites de Mauguio-Montpellier d'un côté et Lattes-Saint-Jean-de-Védas de l'autre), 40 mètres seulement séparent la LGV de l'autoroute-rocade.

 

Le dispositif de limitation - communiqué de la préfecture

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Attention : autoroute à vitesse variable

PHILIPPE MOURET
28/01/2012, 06 h 00
Mesure prise sur l'A9 entre l’échangeur Montpellier-Est (Zénith) et le péage de St-Jean-de-Védas.
Mesure prise sur l'A9 entre l’échangeur Montpellier-Est (Zénith) et le péage de St-Jean-de-Védas. (JEAN MICHEL MART)

A partir du mois de juin prochain, il va falloir bien régler sa montre, au moment de s’engager sur l’autoroute A9.

Car l’horloge sera aussi importante que le compteur de vitesse du véhicule de tous les automobilistes appelés à se déplacer sur la portion de l’A9 comprise entre l’échangeur Montpellier-Est (à hauteur du Zénith) et le péage de Saint-Jean-de-Védas.

Limitation à 90km/h aux heures de pointe

En effet, la vitesse - 110 km/h actuellement - sera limitée à 90 km/h, mais seulement aux heures de pointe, de 7 heures à 9 heures et de 17 heures à 19 heures, les jours travaillés. On reviendra à 110 km/h durant le reste de la journée, la nuit, les week-ends et les jours fériés...

"Bonjour la pagaille !"

"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?", s’interroge un internaute sur midilibre.fr "Bonjour la pagaille ! Ne serait-ce pas moins dangereux de laisser la limitation à 110 ou de la passer à 90 purement et simplement ?", poursuit-il.

"Pourquoi limiter la vitesse sur plusieurs plages horaires ? Pourquoi ne pas avoir le courage d’assumer de limiter la vitesse à 90 km/h définitivement sur cette portion ?" interroge un autre automobiliste.

Ce n’est donc pas tant la réduction de la vitesse qui irrite les usagers, que le saucissonnage horaire. Un autre automobiliste enfonce le clou : "La loi doit être simple ! On a déjà assez de portions de routes ou d’autoroute à vitesse variable, pour des raisons que l’usager ne perçoit pas de façon évidente."

Vitesse régulée pour plus de sécurité

Président de l’Automobile-Club Hérault-Aveyron, Guilhem de Grully apporte un bémol d’expert à la question : "Une limitation modulée, c’est conforme à nos attentes. Car il serait aberrant de conserver les 90 km/h le dimanche, par exemple. Une vitesse régulée, c’est la sécurité qui augmente et c’est bien là la priorité."

Guilhem de Grully souligne par ailleurs que “40 millions d’automobilistes” (principale association d’automobilistes) partage son souhait d’"éviter des mesures trop générales qui discréditeraient une mesure intéressante".

Des panneaux  électroniques 

Du côté de la préfecture, le secrétaire général aux affaires régionales, Jean-Christophe Boursin, précise qu’il s’agissait de répondre "à une situation précise. Cette portion de l’A9 constitue un point noir et nous avions la volonté d’agir. Nous avons travaillé sur cette hypothèse depuis l’automne".

L’expérience - dont le bilan sera tiré au bout d’un an - est pionnière en France. Les panneaux, à affichage électronique, seront installés sur des portiques à chaque extrémité de la portion concernée, informant les automobilistes de la vitesse à respecter au moment où ils roulent.

D’autres, sur poteaux, seront installés au niveau des bretelles d’accès. Enfin, pour répondre à une interrogation des internautes sur midilibre.fr, la vitesse des poids lourds sera également réduite, à 70 km/h, lors des mêmes créneaux horaires.

L'A9 limitée à 90km/h au mois de juin

Midilibre.fr
27/01/2012, 12 h 43 | Mis à jour le 27/01/2012, 12 h 52
A partir du mois de juin,  l'A9 sera limitée à 90km/h à certaines heures de la journée.
A partir du mois de juin, l'A9 sera limitée à 90km/h à certaines heures de la journée. (DOMINIQUE QUET)

L'autoroute A9, dans sa portion actuelle limitée à 110km/h autour de Montpellier (de Saint-Jean-de-Védas à Vendargues), passera à 90km/h à partir du mois de juin.

Cette limitation à 90km/h s'appliquera de 7 heures à neuf heures du matin pour reprendra en fin de journée de 17 heures à 19 heures. Des panneaux lumineux indiqueront aux automobilistes les périodes concernées.

L'Hérault est le 2e département le plus meurtrier de France. Cette limitation n'est qu'une première étape avant le doublement annoncé de cette même portion. Suffira-t-elle à améliorer la fluidité du trafic ?

 

L’A 9 passera bien à 90 km/h... à certaines heures

Midi Libre
08/01/2012, 06 h 00
Réduire la vitesse de 7h30 à 9h et de 16h30 à 19h.
Réduire la vitesse de 7h30 à 9h et de 16h30 à 19h. (Photo OLIVIER DEMOLS)

Cela prendra vraisemblablement un peu plus de temps que prévu mais l’A 9 passera bien à 90 km/h au droit de Montpellier.

Enfin pas toute la journée. Aux heures de pointes seulement. Une information relayée par le directeur de cabinet du préfet, Nicolas Honoré : "C’est très compliqué mais en conformité avec l’annonce du ministre des Transports, Thierry Mariani, ce sera mis en place le plus rapidement possible."

Peut-être en fin d’année, si les problèmes d’informations aux usagers sont réglés : "C’est une première, cela n’existe nulle part ailleurs de réduire la vitesse d’une autoroute à 90 km/h aux créneaux horaires où il y a le plus de monde", poursuit Nicolas Honoré.

Le préfet Claude Baland devrait en faire l’annonce technique très prochainement au cours d’une conférence de presse. Pour le représentant de l’État, il convient de trouver la bonne solution et les entreprises susceptibles de créer les panneaux d’information indiquant le passage de 110 à 90 km/h de 7 h 30 à 9 h environ le matin et de 16 h 30 à 19 h environ le soir.

Languedoc-Roussillon A9 : êtes-vous d’accord pour que le nombre de camions diminue ?

MIDI-LIBRE 18 novembre 2011

JEAN-PIERRE LACAN
18/11/2011, 06 h 00
Marre de ces poids lourds qui créent, à tort ou à raison, un sentiment d’insécurité sur l’A9 ! Marre de ses poids lourds qui encombrent le goudron ! Hier, vous avez été des centaines à déverser votre bile d’automobiliste contrarié sur midilibre.fr.
Marre de ces poids lourds qui créent, à tort ou à raison, un sentiment d’insécurité sur l’A9 ! Marre de ses poids lourds qui encombrent le goudron ! Hier, vous avez été des centaines à déverser votre bile d’automobiliste contrarié sur midilibre.fr. (J.-M. MART)

Des heures dans les bouchons, tout ça à cause d’un camion qui s’est vaché sur l’autoroute à Lunel-Viel, déversant ses 24 tonnes de clémentines espagnoles sur la chaussée (Midi Libre d’hier). Marre de ces poids lourds qui créent, à tort ou à raison, un sentiment d’insécurité sur l’A9 !

Marre de ses poids lourds qui encombrent le goudron ! Hier, vous avez été des centaines à déverser votre bile d’automobiliste contrarié sur midilibre.fr. Mais qu’êtes-vous prêt à faire pour que les choses s’arrangent ? Soyons excessifs : êtes-vous prêts, par exemple, à vivre en autarcie totale, comme certains jusqu’au-boutistes de l’écologie ? Sûr qu’en changeant substantiellement notre mode de vie, on réduirait le transport routier ! Mais bon, on ne vous y sent pas vraiment disposé.

Le transport combiné ou encore multimodal

Alors accepteriez-vous de payer plus cher vos achats pour, non seulement fluidifier le trafic mais aussi pour améliorer nettement votre bilan carbone ? À la Fédération du transport routier, on a fait les comptes : charger un camion sur un train coûte au transporteur entre 20 et 30 % de plus. En bout de chaîne, nous autres consommateurs, ne serions pas trop pénalisés. 20 à 30 % sur la part “transport” du prix d’un paquet de yaourt, c’est, à la louche, 2 à 3 centimes. Plus le produit a de la valeur, moins le transport impacte son prix.

Faisons donc un effort ! Le transport combiné ou encore multimodal (pour faire ultra-simple : un camion de l’usine à la gare, un train sur la longue distance puis un autre camion de la gare à l’hypermarché), la voilà la solution ! Pas si vite : rien n’est simple ici bas ! Pour charger un camion sur un train, voire un conteneur, encore faut-il qu’il y ait... des trains. Et pas seulement des trains mais aussi des gares adaptées, des portiques, des quais pour embarquer les camions, des wagons spécialisés... Si l’on en croit les transporteurs, tout cela manquerait cruellement.

Perpignan génère un trafic de 54 000 camions l’an

La région est pourtant à la pointe du multimodal. Perpignan-Le Boulou est, en effet, tête de ligne de la première autoroute ferroviaire : 1 060 kilomètres jusqu’à Bettembourg au Luxembourg. Mais c’est aussi la seule et sa capacité n’est que de 60 camions par train, à raison de deux trains par nuit... Or, chaque jour, 8 000 poids lourds franchissent la frontière au Perthus.

À lui seul, le marché Saint-Charles de Perpignan génère un trafic de 54 000 camions l’an, alors que l’objectif de l’autoroute ferroviaire est de 30 000 camions. Et pourtant, elle a coûté cher : 36 millions d’euros pour l’État, sans compter les subventions publiques dont bénéficie le transport multimodal.

Revenons donc à notre question : êtes-vous prêt à faire un effort pour que le nombre de camions diminue sur l’A9 ? Le consommateur sans doute. Mais le contribuable qui serait contraint de combler par l’impôt le retard pris par le transport multimodal en France, ne risque-t-il pas de rechigner ?

Un accord PS-Verts pourrait porter un coup d’arrêt au doublement de l’A9

Midilibre.fr
16/11/2011, 17 h 55 | Mis à jour le 16/11/2011, 18 h 10
Un énième bouchon dantesque, aujourd'hui, et pourtant dans le même temps un accord national Verts/PS qui pourrait porter un coup d’arrêt au doublement de l’A 9 à Montpellier.
Un énième bouchon dantesque, aujourd'hui, et pourtant dans le même temps un accord national Verts/PS qui pourrait porter un coup d’arrêt au doublement de l’A 9 à Montpellier. (JEAN MICHEL MART)

Un énième bouchon dantesque, aujourd'hui, et pourtant dans le même temps un accord national Verts/PS qui pourrait porter un coup d’arrêt au doublement de l’A 9 à Montpellier... Les écologistes ont obtenu l’assurance que les projets ferroviaires (la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan serait aussi concernée), routiers et aériens seraient examinés à la loupe en cas de victoire de la gauche à la présidentielle.

Les projets seraient  "réexaminés"

Le doublement de l’A 9 vient pourtant d’être acté par le ministre Thierry Mariani. Au grand dam du député UMP Domergue et pour le plus grand bonheur des élus socialistes. Lesquels regardent désormais de travers une possible remise en cause.

Les instances nationales du PS cherchent à éteindre le feu : "Dans l’accord, il n’y a pas du tout de décision d’abandonner un quelconque projet, explique le responsable de la tutelle héraultaise du PS, Alain Fontanel. On dit qu’on va examiner. Cette phrase a été longuement négociée. Comprenez par là qu’il n’a pas été question pour le PS d’écrire dans l’accord que les projets seraient  réexaminés.

Et qui plus est, après examen, l’exécutif pourra dire amen.

DEPLACEMENT DE L'A9: un mensonge qui tuera
trés instructif,cliquez sur le lien pour lire l'article

Montpellier A9 : une rocade et une nouvelle autoroute en 2017

ARNAUD BOUCOMONT
01/10/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 01/10/2011, 13 h 49
Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017.
Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017. (D.R)

Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017, à en croire l’annonce faite par le ministre des Transports Thierry Mariani, hier à Montpellier : en venant de Nîmes, un péage à Baillargues - celui de Gallargues sera détruit - et deux solutions pour les automobilistes : soit poursuivre leur route sur l’A9, soit emprunter la rocade montpelliéraine. Mais si les flux urbain et de transit seront indépendants, ils resteront côte à côte jusqu’à Montpellier-Est, à hauteur du Zénith. (Voir la carte qui explique tout)

Douze voies, à l’américaine !

Un gros tuyau de quatre fois trois voies : 2x3 voies pour la rocade et 2x3 voies pour l’autoroute (et pas 2x2 voies comme ça avait pu être envisagé). Ce n’est qu’entre le Zénith et Saint-Jean-de-Védas que leur chemin se séparera. L’objectif est clair : éviter, au droit de Montpellier, cette impressionnante barre à douze voies. Sur 12 km, l’A9 sortira de son trajet actuel pour filer plus au sud, le long de la future ligne ferroviaire à grande vitesse.

Deux entrées

Les Montpelliérains qui voudront entrer sur l’A9 le feront donc soit à Saint-Jean-de-Védas à l’ouest, à hauteur de la petite barrière de péage (la grande sera supprimée), soit à Baillargues à l’est. Entre les deux, le tuyau de l’A9 sera étanche.

Le ministre et ses services ont finalement opté pour ce choix sur 23 kilomètres au total, alors que la Dreal, ex-DDE, avait retravaillé une version courte, entre le Zénith et Saint-Jean-de-Védas. Dans les dernières semaines, le député Jean-Pierre Grand avait d’ailleurs la certitude que le tracé court l’emporterait. "Les techniciens m’ont expliqué que la déclaration d’utilité publique (DUP) qui vaut pour la solution longue vaut aussi pour la courte", expliquait-il avant-hier.

L’Etat a finalement eu peur, visiblement, de risquer un recours. Et quitte à se fâcher un peu plus encore avec les écologistes, qui condamnent une décision contraire au Grenelle de l’environnement, Thierry Mariani a donc tranché pour un chantier de Baillargues à Saint-Jean-de-Védas. Engager une DUP supplémentaire aurait retardé le dossier "de quatre à cinq années supplémentaires".

"On ne pouvait se permettre d’attendre dix ans de plus" pour Mariani

Le ministre Thierry Mariani "On ne pouvait pas se permettre d’attendre dix ans de plus, cinq ans de DUP et cinq ans de chantier, a justifié le ministre. Il y a un moment où il faut décider." Pour la plus grande joie de plusieurs élus et parlementaires réunis hier en préfecture.

En l’absence du maire de Montpellier, Hélène Mandroux, retardée au Japon par un incident technique sur son avion, c’est le président d’Agglo socialiste Jean-Pierre Moure qui s’est réjoui d’une décision "à la hauteur des enjeux de ce territoire". Sentiment partagé, à droite, par Robert Lecou et Jean-Pierre Grand.

"Une balafre dans le paysage" pour Domergue

Furieux, en revanche, un autre parlementaire, l’UMP Jacques Domergue, qui ne voyait pas l’intérêt d’une telle balafre dans le paysage. Rejoint par Europe Écologie - Les Verts. Et par Cyril Meunier, le maire de Lattes, sceptique qui plus est sur le bouclage financier de l’opération.

Financement ?

Thierry Mariani a expliqué que le projet serait "à la charge de l’usager". Autrement dit payé par le péage, via la concession établie entre l’Etat et les ASF. Cyril Meunier en doute, tout comme il s’inquiète de la prise en charge de la rocade par les collectivités territoriales... Alors que le projet initial prévoyait un doublement de l’A9 restant dans le giron des ASF.

"Le reclassement sera en partie financé par les collectivités locales, avec une participation d’ASF pour la requalification environnementale de l’axe", a indiqué Dominique Ritz, au nom de la direction départementale du réseau routier. Le ministre, pris par le temps, n’est pas rentré dans le détail.

Et même s’il avait eu un peu plus de temps devant lui, on n’en aurait su guère plus. "Il y a un moment où il faut décider", mais côté gros sous, il est urgent d’attendre.

Montpellier A9 : après la concertation, des doutes et une conviction

VINCENT COSTE
24/09/2011, 06 h 00
Le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié.
Le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié. (Archives JEAN-MICHEL MART - MIDI LIBRE)

Le 13 mai, le secrétaire d’État chargé des Transports, Thierry Mariani, annonçait, en lançant la concertation sur le projet de doublement de l’autoroute A 9 au sud de Montpellier, qu’il entendait trancher le débat avec la ministre Nathalie Kociusko-Morizet "au pire dans la première quinzaine de septembre".

En attendant une décision qui pourrait être rendue publique vendredi prochain, à l’occasion d’une visite (encore non confirmée) à Montpellier d’un Thierry Mariani aujourd’hui ministre, on peut désormais prendre connaissance du bilan de cette concertation, tel qu’il a été élaboré par les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), maître d’ouvrage du projet. Une concertation qui, de la mi-juin à la mi-juillet, dans l’aire urbaine de Montpellier, a vu se déployer un dispositif d’information du public et se succéder réunions diverses et comités techniques avec les collectivités. En sus, fin juin, quatre réunions publiques se sont tenues à Saint-Jean-de-Védas, Mauguio, Vendargues et Montpellier.

Du suivi des débats comme de la lecture des notes de synthèses rédigées par la Dreal ressort une première évidence : la conviction de l’État est établie, le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié, sur la section Montpellier Est/Saint-Jean-de-Védas, "de loin la plus accidentogène avec 618 accidents cumulés entre 2005 et 2010".

C’est pourquoi la concertation n’a finalement porté que sur les caractéristiques du projet de déplacement court, ses futurs aménagements, le nombre de voies, la qualification des bandes d’arrêt d’urgence (avec circulation temporaire ou permanente), etc. Il n’est donc pas étonnant de constater que les propositions alternatives (déplacement long - solution qui présente l’avantage de déjà bénéficier d’une déclaration d’utilité publique -, pas de déplacement mais élargissement sur place avec séparation des trafics, tracé nord, rocade sud) soient lapidairement résumées, dans ce bilan, sur une page d’un document qui en compte quarante-six...

Restent les doutes exprimés par le millier de participants aux réunions publiques ou sur les registres déposées dans les mairies des communes concernées. Car si les élus du territoire concerné s’avouent très largement favorables au déplacement ("Dans la mesure où le projet, même dans son évolution actuelle, peut s’inscrire dans le cadre de la DUP de 2007", est-il observé dans les notes du bilan), les rapporteurs ont remarqué que les "participants donnent l’impression d’une position générale négative". Il a ainsi été recensé que la moitié des interventions orales lors de réunions publiques furent ouvertement hostiles au projet de déplacement. Idem sur le site internet dédié à la concertation : 51 % des avis y sont défavorables, 34 % favorables.

Et dans 82 % des interventions, la question de la sécurité-saturation sur l’A 9 a été abordée, écrasant toutes les autres thématiques. Là, sans surprise.

Le projet : onze kilomètres déplacés au sud et un périphérique

Une décision ministérielle du 11 juin dernier autorisait l’étude d’une version plus réduite du déplacement de l’autouroute A 9.

Elle serait ainsi transférée vers le sud, sur la zone centrale de l’agglomération, soit entre Montpellier- est et Saint-Jean-de-Védas, sur environ 11 kilomètres.

En complément, entre l’échangeur de Montpellier-Est et celui de Vendargues (lui-même réaménagé, un aménagement sur place serait envisagé de part et d’autre de l’autoroute existante (requalification environnementale, murs anti-bruits, etc.).

Dans cette option-là, les onze kilomètres de l’actuelle autoroute sis entre Montpellier-est et Saint-Jean-de-Védas feraient ainsi office de boulevard urbain.

Concertation : le bilan

MIDI-LIBRE du 31 août 2011

Hérault L'A9 à 90 km/h autour de Montpellier ?

Recueilli par PIERRE BRUYNOOGHE
31/08/2011, 06 h 00
Le trafic sur l’A9 ne cesse de croître d’une année sur l’autre. L’artère est devenue la troisième autoroute la plus fréquentée de France.
Le trafic sur l’A9 ne cesse de croître d’une année sur l’autre. L’artère est devenue la troisième autoroute la plus fréquentée de France. (F. V.)

Pour enrayer la spirale meurtrière sur l’autoroute, le préfet Baland attend le feu vert du ministère des Transports.

Vous demandez au ministère de l’Écologie et des Transports de ramener la vitesse de 110 km/h à 90 km/h sur l’autoroute A9 entre Saint-Jean- de-Védas et Vendargues. Pourquoi une telle mesure ?

Pendant les quatre séances de concertation sur le projet de doublement de l’A9 près de Montpellier, cette proposition a été faite par plusieurs participants. Ils souhaitaient réguler le trafic sur cette portion en rabaissant la limitation de vitesse de 110 km/h actuellement à 90 km/h, entre Saint-Jean-de-Védas et Baillargues. J’ai écouté leur desiderata et fait la demande au ministère de l’Écologie, du Développement durable, du Transport et du Logement.

Pensez-vous recevoir la réponse rapidement ?

Ma demande est partie le 26 juillet. Théoriquement, la réponse ne devrait pas tarder. Je ne peux rien dire de plus.
Vous avez sans doute vous-même un certain nombre d’arguments en faveur de ce rabaissement de la vitesse autorisée.

Lesquels ?

Tout le monde sait qu’il y a des problèmes sérieux d’engorgement du trafic sur cette portion de l’A9. Je rappelle, de plus, qu’à chaque fois qu’un accident survient, il faut souvent de longues heures pour rétablir une circulation normale sur l’autoroute. Or, nous savons qu’un abaissement de la limitation de vitesse peut contribuer à améliorer la fluidité de la circulation. À Toulouse, cette mesure a été mise en place et ça fonctionne.

Le nombre d’accidents mortels a-t-il fortement augmenté sur cette portion de l’A9 ?

Sans aucun doute. Au cours de ces dix dernières années, il n’a effectivement fait qu’augmenter. Il y a eu plus de 20 tués. Le préfet que je suis ne peut se satisfaire de cela.

Si le ministère de l’Écologie donne son aval à cette réduction de la vitesse à 90 km/h, combien de temps faudrait-il pour qu’elle entre en vigueur ?

Si le ministère donne son accord, cette mesure n’entrera pas en vigueur du jour au lendemain. Elle pourrait cependant devenir effective entre trente et quarante-cinq jours après la décision ministérielle.

Où en est-on du projet de dédoublement de l’A9 au droit de Montpellier ?

J’ai également soumis fin juillet une proposition aux deux ministres concernés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani. Mais ils ne sont pas obligés de suivre cette proposition qui est confidentielle.

Complément d'informations :

Le bilan exposé fait clairement apparaître l'excuse fallacieuse de l'accidentologie sur le tronçon A9 entre Vendargues et St Jean de Vedas.Les accidents sont toujours hors de cette zone. De plus, les causes de ces accidents ne sont pas directement liées à la densité de la circulation.

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 MIDI-LIBRE du 21 juin 2011

Montpellier Le doublement de l’A 9 accapare le débat

KARIM MAOUDJ
21/06/2011, 06 h 00
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie.
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie. (© D.R)

En plaçant le dossier du doublement de l’autoroute A 9 en tout début de séance, hier, lors du conseil municipal, Hélène Mandroux a imposé un débat qui a permis aux différentes sensibilités de repréciser les positions. La Ville a, en effet, soumis aux élus, un vœu, à l’occasion de la concertation engagée par l’État sur le déplacement de l’autoroute A 9, aujourd’hui largement sous-dimensionnée.

La charge la plus sévère est venue du maire en personne. Pour fustiger la politique de son prédécesseur, feu Georges Frêche. "Il est lamentable de voir que Montpellier soit la seule ville de France qui n’ait pas de contournement ferroviaire et routier. Parce que rien n’a été fait en 30 ans", lâcha-t-elle.

C’était juste après l’intervention de Jean-Louis Roumégas, qui, en tant que chef de file des Verts, a critiqué le projet de dédoublement de l’autoroute. "Il s’agit d’un projet disproportionné, contraire aux orientations prises au plan national, notamment au Grenelle de l’environnement", commenta-t-il.

Proposant, en guise de "solutions immédiates", la réalisation de "deux bretelles de sorties dans chaque sens de circulation". Les Verts ont refusé de voter le vœu soumis par la majorité municipale.

Tout comme la droite. Par la voix de son leader, le député Jacques Domergue, elle a affirmé son opposition au choix du doublement de l’autoroute. "C’est une solution qui risque d’être prise par l’État qui veut en finir avec ce dossier. Ce n’est pas une bonne chose", commenta ce dernier. Proposant d’abord, pour répondre aux soucis liés à la sécurité, de "réduire la vitesse sur la portion montpelliéraine à 90 km/h".

Le débat d’hier aura mis en lumière les choix qu’il y a à faire entre l’urgence du court terme et le "choix de société dans 30-50 ans", comme l’a relevé Marc Dufour, pour le Modem, imposé sur le long terme.

Entre l’urgence de faire face aux risques d’accidents, liés à la surcharge du trafic, et l’engagement dans des investissements qui respectent l’environnement, le vœu fut néanmoins adopté.

 

 

Midi-Libre

Déplacement de l'A9 : les Montpelliérains invités à se prononcer

Midilibre.fr
13/06/2011, 08 h 19 | Mis à jour le 13/06/2011, 08 h 21
Usagers de l’autoroute, riverains, associations... Tout le monde à droit à la parole.
Usagers de l’autoroute, riverains, associations... Tout le monde à droit à la parole. ( J.-M. M. )

À partir de mercredi et jusqu’au 15 juillet, chaque citoyen peut donner son avis. L’État va consulter avant de livrer son verdict.

Du 15 juin au 15 juillet, chaque citoyen ou association pourra participer à cette vaste concertation sur le déplacement de l’autoroute A 9.

Des registres ouverts dans les mairies

Dès mardi 14 juin, le préfet de région ouvrira la nouvelle étape de concertation publique lors d’une réunion en préfecture en présence de Philippe Marzolf, garant de la concertation, désigné par la CNDP. Seront alors présentés le projet ainsi que le dispositif de concertation et d’information.

Le public pourra, durant un mois, consigner dans un registre mis à cet effet, donner son avis qui servira à trancher. Une exposition et un dossier complet seront consultables : à l’hôtel d’agglomération (pavillon Junon) ; dans les mairies de Montpellier, Saint-Jean-de-Védas, Lattes, Mauguio, Saint-Aunès, Vendargues et Baillargues ; à l’hôtel de Région ainsi qu’au conseil général. Après, l’État dira ce qui va advenir de ce vieux projet.

Quatre réunions publiques se tiendront de 18 h à 21 h : le 27 juin à Mauguio (salle Morastel) ; le 28 juin à Saint-Jean-de-Védas (Chai du Terral) ; le 29 juin à Vendargues (salle polyvalente) et le 30 juin à Montpellier (salle des rencontres
de la mairie).

Site internet, forum d’échanges, enquête usagers : www.concertation-A9-2011.org

 

 

Evolution du trafic sur l'A9 de 1988 à 2009 :

A9_evolution_du_trafic_1988_2009.pdf 

A 9 : le député Grand répond à Nicolas Hulot, chiffres à l’appui
Midi Libre
04/06/2011, 06 h 00

La réponse, donc, ne s’est pas fait attendre : "Si notre sympathique Nicolas avait lu le dossier, il aurait vu qu’il ne s’agit pas de doubler l’autoroute mais de déplacer le trafic de transit", estime le parlementaire UMP. Et d’ajouter à sa démonstration ces chiffres : "Nicolas, on a baissé la vitesse à 110 km/h. Malgré cela, les accidents ont progressé de 23 %.Nicolas, le taux de gravité des accidents a progressé ces dernières années de 127 % au droit de Montpellier, alors qu’il demeure stable sur le reste de l’autoroute A 9. Nicolas, les éternels bouchons que subit notre population ont doublé entre 2005 et 2010 pour représenter, aujourd’hui, près de 40 % des bouchons de l’ensemble de l’autoroute A 9. Nicolas, l’A 9, au droit de notre agglomération, c’est 100 à 120 000 véhicules jour avec des pointes estivales à 160 000."

Voilà pourquoi le maire de Castelnau reste plus que jamais favorable à une nouvelle infrastructure.

Montpellier A9 : Hulot interpelle NKM

YANNICK POVILLON
03/06/2011, 06 h 00
Le candidat vient au soutien des Verts locaux.
Le candidat vient au soutien des Verts locaux. (Photo MAX BERULLIER)

Les écologistes montpelliérains peuvent compter sur le soutien de Nicolas Hulot. Le candidat à la présidentielle vient d’écrire à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, pour lui demander de faire vite sur l’A9 et reprend à son compte la position des Verts locaux.

"La solution du doublement est anachronique", écrit-il, avant de proposer une réponse à la question de la sécurité aux abords de Montpellier : "Séparer les trafics locaux et de transit, diminuer les vitesses." Une solution dont "le crédit et le sérieux ont été soulignés par la commission d’enquête", laquelle avait balayé "le projet historique de doublement de l’autoroute".

Nicolas Hulot attend une réponse, non sans oublier de faire référence au Grenelle de l’Environnement auquel est sensible NKM.

Lire l’article ci-dessous,

 

Il faut analyser cet article :

 

-          Les POUR  du doublement de l’A9 liront simplement  «  on a évité le pire . Une fois encore »

 

-     Les CONTRE le doublement de l’A9 auront une lecture plus intelligente et réaliste confirmant tous les précédents constats : «  1,6 km de bouchon » oui, mais pour sortir de l’autoroute, ce qui démontre, à l’évidence, la saturation des sorties et leur nombre trop restreint.

 

«  des camions roulant à vive allure » : a-t-on déjà vu des camions roulant à vive allure sur une autoroute soit disant saturée ?

 

Conclusion : l’article de Midi Libre confirme bien que le problème n’est pas l’A9 en elle-même mais uniquement celui des sorties qui débouchent sur des ronds- points qui, dans leur conception actuelle, sont dans l’impossibilité d’absorber le trafic

 

 

  

 

Midi-Libre
 

 

 

 

 
 
Doublement de l’A9 : décision après l’été ?
GUY TRUBUIL.
13/05/2011, 06 h 00
Le secrétaire d’État Thierry Mariani était hier à Montpellier.
Le secrétaire d’État Thierry Mariani était hier à Montpellier. (© D.R)

Tracé court, option longue ? Déplacement ou simple élargissement ? Le secrétaire d’État chargé des Transports, Thierry Mariani a assuré hier en préfecture que le choix de l’État pour opérer le désengorgement de l’A9 sera pris "au pire dans la première quinzaine de septembre".

Cette "décision définitive" doit intervenir à l’issue d’une concertation lancée officiellement hier et qui s’appuiera sur la création d’un site internet, d’un dossier "support" réalisé par la Dréal (service de l’État) d’ici un mois et sur quatre débats publics organisés dans les communes concernées entre le 28 juin et le 1er juillet. Cette consultation d’un mode particulier répond selon le ministre à "la situation spécifique" du dossier relevée par la commission nationale du débat public mais aux préconisations de cet organe de contrôle qui veillera au bon déroulement des opérations. "La concertation s’appuiera sur une comparaison synthétique des différents projets envisagés", a ajouté le préfet Claude Baland.

Trois options restent encore sur la table : le doublement sur une longue distance entre Saint-Jean-de-Védas et Baillargues (17 km) qui recueille l’avis favorable des principales collectivités territoriales, un déplacement plus court (12 km) qui ne dépasserait pas l’échangeur de Montpellier-Est et, enfin, l’aménagement différent de l’emprise actuelle de l’A9, sans création d’un nouveau ruban, une variante défendue par les Verts et le député UMP Jacques Domergue. 

 

 

 

SNIT : consultation publique prolongée jusqu’au 20 mars

24 février 2011 - Transports et sécurité routière

Une nouvelle version de l’avant-projet du schéma national d’infrastructures de transport (Snit) a été présentée. Le Snit, qui devrait être adopté avant l’été, va définir la politique de la France en matière d’infrastructures de transport pour les 20 à 30 années à venir. La consultation publique sur le texte est prolongée jusqu’au 20 mars 2011.


A l’occasion de la réunion du comité national du développement durable et du Grenelle de l’Environnement mercredi 26 janvier, Nathalie Kosciusko-Morizet et Thierry Mariani ont présenté hier une nouvelle version de l’avant-projet du Snit.

Les principales évolutions concernent :

  • Une affirmation renforcée de la modernisation et de l’optimisation des infrastructures existantes avant le développement de nouvelles. Un rattrapage important dans le domaine du ferroviaire est cependant nécessaire conformément aux engagements du Grenelle.
  • Une meilleure intégration de la dimension européenne et une meilleure prise en compte des territoires transfrontaliers.
  • Un renforcement du caractère multimodal et intégré:
    • De nouvelles actions pour soutenir le développement des chaînes intermodales dans le transport de marchandises et de voyageurs, le développement des plates-formes multimodales, l’intermodalité ferroviaire.
    • Une prise en compte renforcée des besoins de développement des réseaux ferrés et fluviaux et des plates-formes multimodales des grands ports maritimes.
  • Une clarification du contenu de la politique de modernisation.
    En particulier :
    • s’agissant de la route, une meilleure prise en compte des enjeux liés à l’amélioration de l’accessibilité des territoires dont les populations souffrent d’enclavement,
    • s’agissant du ferroviaire, une meilleure prise en compte des besoins d’adaptation de la capacité du réseau ferroviaire au développement des trafics et un accent mis sur la desserte optimisée des territoires non directement desservis par le réseau des lignes à grande vitesse.
  • Une clarification des coûts en lien avec les actions et projets contenus dans le SNIT. La nouvelle version de l’avant-projet évalue non seulement les dépenses de développement mais aussi celles de modernisation et d’entretien.

Le Grenelle en action
Le Snit est une application de la première loi d'orientation du Grenelle environnement (dite Grenelle 1) votée à l'été 2009, qui fixe les grandes orientations de la France en matière de transport, d'énergie et d'habitat dans le souci de préserver l'environnement et le climat.

Le nouveau texte tient compte de l’avis de l’Autorité environnementale, des remarques du Comité national du développement durable et du Grenelle de l’environnement ainsi que de contributions d’élus, d’acteurs du monde économique ou associatif ou encore de particuliers, selon le ministère.

A LA UNE

Édition du vendredi 25 février 2011

 


J.-M. MART

MontpellierDoublement de l’A9 : les patrons unis


 

Plus de temps à perdre. Plus que jamais, il y a urgence. Le doublement de l’A 9 « doit se faire », entre autres pour toutes les raisons de développement économique déjà largement évoquées. Il ne peut pas en être autrement. C’est ce que sont venus crier hier à l’unisson et avec détermination la chambre de commerce et d’industrie de Montpellier, le Medef, la Fédération française du bâtiment Hérault (FFBH), la Fédération régionale des travaux public (FRTP-LR) et la CGPME, rejoints par l’Agglo en la personne de son président, Moure.

Un front unique sans précédent sur un dossier qui piétine. « Il n’y a plus aucune raison d’attendre. La déclaration d’utilité publique est aujourd’hui purgée de tout recours. Il n’y a plus aucun obstacle juridique. D’autant que le financement de ce projet en
concession est disponible (ASF) sans coût pour les finances publiques ! Mais sans décision rapide, les fonds issus du contrat de concession et fléchés sur ce projet risquent d’être utilisés ailleurs... », a prévenu d’entrée Jean-Michel Buesa, le président de la FRTP-LR. Et de rappeler dans la foulée l’impact sur l’activité et l’emploi. « C’est un chantier qui équivaut à 1 500 emplois par an sur trois ans, dans une période où notre secteur est en crise. Soit 15 % de l’effectif salarié régional des travaux publics. » Pour Jean-Pierre Moure, « c’est vital ».

Le président de l’Agglo a toutefois bon espoir après ses deux rencontres avec le secrétaire d’État Thierry Mariani. Reste à convaincre sa patronne, la ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Hier, l’autoproclamée « union sacrée » a lourdement insisté sur ce « créneau d’un mois et demi dans lequel il faut s’engouffrer de toute urgence ».

SANDRA CANAL

 

MOBILISATION POUR CONSULTATION PUBLIQUE RELATIVE A L'AUTOROUTE A9

Cher(e) Ami(e),

Le 26 janvier dernier, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement et Thierry MARIANI, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, on lancé la consultation publique relative au Schéma National d’Infrastructure de Transport.


A cette occasion, je vous invite à vous mobiliser afin de faire entendre votre avis concernant le projet de doublement de l’autoroute A9 au sud de Montpellier.

La mobilisation de chacun d’entre vous est indispensable afin d’éviter que le sud de Montpellier ne ressemble très prochainement aux abords de l’agglomération parisienne, avec deux autoroutes à quelques centaines de mètres l’une de l’autre.

Je tenais à vous rappeler que lors de l’enquête publique de 2006, les commissaires enquêteurs avaient donné un avis unanimement défavorable à ce projet de doublement. Leur solution était d’élargir l’autoroute existante (sans expropriation puisque ASF est déjà propriétaire des terrains nécessaires), en séparant le trafic autoroutier du trafic de desserte locale. Ils demandaient également le réaménagement urgent des échangeurs, principales sources de congestion.

Contre l’avis de ces experts, Dominique de Villepin, avait pourtant signé la Déclaration d’Utilité Publique pour le doublement de l’A9, quelques heures avant de quitter Matignon.

Je vous invite donc à vous rendre sur le site de la consultation publique afin donner votre avis via le questionnaire en ligne, à l’adresse suivante :http://www.developpement-durable.gouv.fr/enquetesnit

Je vous propose d’y joindre le texte suivant :

« Je suis opposé au projet de doublement de l’A9 au sud de Montpellier, dans sa version longue, sur 17 kilomètres, comme dans sa version courte sur 12 kilomètres.

Je suis favorable à la solution retenue par les commissaires enquêteurs lors de l’enquête publique de 2006. Ces experts préconisaient un élargissement de l’A9 sur site, avec séparation des trafics de transit et locaux, ainsi que la réalisation urgente de travaux d’accès au niveau de chaque échangeur.

La principale source de l’engorgement routier à Montpellier est l’incohérence des accès à l’A9.

Je suis convaincu que la solution de l’élargissement sur site est la plus efficace et la plus économe en deniers publics.

Je vous demande de surseoir à la Déclaration d’Utilité Publique pour le doublement de l’A9 au droit de Montpellier, signée en catimini par Dominique de Villepin quelques heures avant de quitter son poste de Premier Ministre. 

NOM

Prénom

Ville

Coordonnées »

Vous remerciant pour votre engagement, je vous prie d’agréer, Cher(e) Ami(e), l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Jacques DOMERGUE

Député de l’Hérault

 

 

A9_CGEDD_rapport_2009.pdf

Midi-Libre

Édition du mardi 8 février 2011

DR

 

 Doublement de l'A 9 : une décision dans le mois Liaison A 750-A 9 : l'État pourrait participer à sa construction

Date de dernière mise à jour : 15/04/2012