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Un "candidat au jihad" interpellé par le GIPN à La Paillade

Avec GUY TRUBUIL
21/04/2012, 19 h 41 | Mis à jour le 21/04/2012, 20 h 16
La présence de plusieurs dizaines de policiers armés et cagoulés du GIPN n’est surtout, pas passée inaperçue.
La présence de plusieurs dizaines de policiers armés et cagoulés du GIPN n’est surtout, pas passée inaperçue. (DR / REPORTER MOBILE)

Un homme résidant dans le bas du quartier de La Paillade a été interpellé, samedi en milieu de matinée, lors d’une opération organisée par la direction régionale du renseignement intérieur. Cette interpellation s’est déroulée sans heurt, avec l’appui des hommes du GIPN (groupe d’intervention de la police nationale) basés à Marseille.

Le suspect est un homme de 31 ans, connu de la justice et susceptible d'entretenir des relations avec la mouvance islamiste radicale, selon 'une source proche de l'enquête qui l'a qualifié de "candidat au jihad".

En relation avec la mère de Mohamed Merah

L'homme, déjà repéré par les services de renseignement français, était suivi par les enquêteurs de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui ont agi dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet anti-terroriste de Paris.

La famille de cet islamiste présumé entretenait des relations avec la mère de Mohamed Merah, le tueur du Toulouse, selon les premiers recoupements des policiers qui l'ont placé en garde à vue pour une durée de 96 heures au siège de la DCRI à Paris. 

Selon les premiers éléments de l'enquête, il n'aurait pas de liens avec le groupuscule islamiste Forsane Alizza, dissous par le ministère de l'Intérieur et dont plusieurs sympathisants avaient été arrêtés et mis en examen début avril.

Timing surprenant

Aucune information officielle n’a filtré sur cette opération dont le timing peut surprendre, à quelques heures du match de foot et surtout à la veille de l’élection présidentielle. La présence de plusieurs dizaines de policiers armés et cagoulés du GIPN n’est surtout, pas passée inaperçue dans une rue qui longe le... marché de La Paillade, le plus fréquenté de la ville.

Des photos et des vidéos montrant la présence des forces de police devant l’immeuble de la personne interpellé ont d’ailleurs été mises en ligne rapidement.

 

Programme immobilier de la capitainerie à Lattes ; 13 logements sociaux à la location et 15 logements en accession à la propriété.

Ci-dessous, les conditions à réunir. Date limite, le 27 avril 2012.

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Le chemin de fer et l'autoroute préoccupent le comité Lattes-Maurin

Correspondant
19/04/2012, 06 h 00
Une assemblée nombreuse à l'écoute des rapports documentés.
Une assemblée nombreuse à l'écoute des rapports documentés. (© D.R)

Le comité de vigilance Lattes-Maurin (CVLM) a fêté ses 10 ans d'existence au cours de son assemblée générale annuelle. L'occasion pour les coprésidents Isabelle Picou et Bernard Banuls de saluer l'action de leurs trois prédécesseurs. Après avoir évoqué la rénovation du site internet, la publication du flyer, la pétition pour les déchets verts et la sortie organisée au Mas de Causse, Isabelle Picou présente les dossiers qui impactent la commune et Maurin en particulier. Chacun d'entre eux sera détaillé par un membre du CA.

- Contournement ferroviaire Nîmes Montpellier : Réseau ferré de France prévoit le début des travaux mi-2013 pour une mise en service en 2017. Il confirme la présence d'un remblai de 13 m au droit de Maurin. L'association se bat pour obtenir des mesures du bruit avant travaux.

- Doublement de l'A9 : malgré une étude d'impact sur la santé insuffisante et une présentation de solutions alternatives sérieuses (http ://concertation- a9-2011.org/), les riverains estiment ne pas être entendus. Malgré tout, ce projet dévoreur d'espace incohérent avec les politiques d'environnement se poursuit.

- Urbanisation et densification sur la commune et sur Maurin : Bernard Banuls précise que l'association ne s'oppose en aucune façon à de nouvelles constructions mais réclame "tact et mesure". Sur le quartier, trois grands projets seront réalisés : avenue du Montpelliéret, le Cos devrait passer de 0, 3 à 2 avec la possibilité de doubler la surface constructible. Toutes ces constructions, aux dires du comité, devraient amener 2 000 habitants supplémentaires dans le quartier.

- Concernant le dossier de protection des inondations de la Mosson, une étude a été diligentée, les résultats ne sont toujours pas communiqués.

- Au sujet du très faible débit internet, le CVLM a rencontré Odile Vaucelle, adjointe au maire, déléguée au quartier de Maurin. Celle-ci a pris en compte les demandes. Les travaux pourraient être pris en charge par la commune et inscrits au budget 2013.

Après la présentation des comptes par la trésorière, fidèle au poste depuis 10 ans, un moment convivial a réuni les nombreux participants. Plus que jamais les adhérents - ils étaient 80 lors de l'AG - ont compris que le nombre et l'union faisaient la force du comité de vigilance. L'année 2012 s'annonce riche en décisions et le comité aura besoin de tous pour faire entendre sa voix.

 
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Lattes Le quartier de Boirargues appelé lui aussi à grandir

Correspondant MIDI-LIBRE
18/02/2012, 06 h 00
Une zone tampon face au futur quartier Gare TGV.
Une zone tampon face au futur quartier Gare TGV. (© D.R)

Lors de sa séance du 9 février, le conseil municipal a approuvé (3 voix contre) la convention de projet urbain partenarial avec la SAS Guiraudon-Guipponi-Leygue Groupe pour l'opération d'aménagement dénommée Mas-Rouge, à Boirargues.

Cette société est propriétaire de parcelles d'une superficie totale de 59 970 m² sur lesquelles elle envisage de réaliser cette opération.

En application des dispositions du Code de l'Urbanisme, lorsqu'une opération d'aménagement ou de construction nécessite la réalisation d'équipements publics, le ou les propriétaires des terrains, le ou les aménageurs et le ou les constructeurs peuvent conclure avec la commune, une convention de Projet urbain partenarial (Pup) prévoyant la prise en charge financière de tout ou partie de ces équipements. C'est dans ces conditions que la commune et le Groupe GGL ont convenu de mettre en œuvre un Pup tendant à la prise en charge financière de ces équipements publics.

L'opération d'aménagement envisagée par le groupe GGL consiste en la création de 450 logements sur une superficie de 59 970 m² avec une Shon de 35 800 m² dont 9 500 m² seront consacrés à du logement social.

La population amenée par l'opération projetée est évaluée à 1 000 habitants dont environ 150 enfants. L'apport de population représente 6,25 % de la population de Lattes (16 000 habitants).

Les équipements publics nécessaires seront réalisés, voiries et réseaux, liaisons piétonnes afin de relier ce nouveau secteur au quartier de Boirargues, raccordement du projet au chemin du Mas-Rouge, création d'un plateau traversant et d'un pluvial exutoire du bassin de rétention.

Il est également prévu la construction d'un groupe scolaire de six classes, la construction d'un gymnase, l'augmentation de la capacité d'accueil des structures petite enfance et centre de loisirs.

Le groupe GGL s'engage à céder à la commune une parcelle de 4 578 m² située dans le périmètre de la présente opération, sur la base de l'estimation financière réalisée par le Service des Domaines, afin d'accueillir une partie desdits équipements. La participation financière mise à la charge du groupe GGL pour la réalisation de ces équipements publics rendus nécessaires par l'opération s'élève à la somme de 4 633 902 TTC.

Le permis de construire devrait être délivré à la fin du présent trimestre, les travaux démarreront aussitôt.

Dans le meilleur des cas, la livraison des premiers logements est envisagée courant 2014.

Lattes L'entrée de Maurin va faire l'objet d'un sérieux lifting

Correspondant  MIDI-LIBRE
16/02/2012, 06 h 00
Un secteur qui ne demande qu'à reprendre vie à l'entrée de Maurin.
Un secteur qui ne demande qu'à reprendre vie à l'entrée de Maurin. (© D.R)

Après approbation lors de la séance de conseil municipal du 9 février, la commune a décidé d'engager une procédure de révision simplifiée du plan local d'urbanisme sur la zone d'activité de Maurin dédiée, à ce jour, aux activités économiques, commerciales, artisanales ou industrielles.

Il est envisagé d'y créer un sous-secteur afin de permettre la réalisation d'un projet d'aménagement urbain mixte. De nombreuses raisons ont amené la municipalité à entamer cette révision. Entre autres, redonner figure à l'entrée d'un quartier aujourd'hui composé de bâtiments vétustes et en partie inoccupés au cœur d'une véritable friche industrielle.

Il s'agit surtout de redynamiser l'offre de services commerciaux de proximité sur le quartier de Maurin. Celui-ci compte environ 3 000 habitants et ne dispose actuellement que d'un seul lieu de commerces, situé place du Forum. Une aire marchande enclavée dans une zone résidentielle, dépourvue de stationnement et qui n'est plus desservie par les transports en commun.

Le projet d'aménagement permet de réaliser le déplacement de ces commerces et d'accueillir en outre un supermarché de moyenne surface, en un lieu ouvert sur une voirie passante, offrant du stationnement adapté (150 places sont prévues pour les commerces et services) et desservi par les transports en commun.

Par là même, il est prévu la requalification urbaine le long de l'avenue du Montpelliéret. Cet axe structurant le quartier sera sécurisé afin de faciliter les déplacements vers le complexe sportif de Courtoujours. Le bâtiment, qui accueille à ce jour une partie des activités du foyer rural de Maurin, n'est plus adapté à un service de qualité, il sera rasé.

La réalisation de nouvelles salles communales, permettra d'améliorer le service rendu aux associations (140 aujourd'hui) qui proposent une multitude d'activités aux Lattois (sport, loisirs, culture, humanitaire). L'avenir des cellules commerciales laissées vides au Forum n'est pas précisé pour le moment. Néanmoins, un plan d'achat général par la commune est envisagé.

Conseil municipal du 9 février - compte rendu Midi-Libre
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Lattes Favoriser la mixité entre les générations

Midi Libre
16/02/2012, 06 h 00

Autre volonté, la création d'une offre de services, absente actuellement sur la commune, avec la réalisation sur un même lieu de vie de structures d'accueil de seniors et de jeunes répondant, en outre, à la nécessité d'une mixité intergénérationnelle.

La commune accueille une population importante de seniors, qui est passée de 17 % en 1998 à 22,3 % en 2008, ce qui représente une hausse de 31 %.

Or, aucune structure de type résidence services offrant une alternative à la maison de retraite n'existe sur son territoire.

D'autre part, malgré la proximité géographique de Montpellier, ville universitaire, il n'existe aucune structure permettant à des jeunes de poursuivre des études ou de démarrer dans la vie active en bénéficiant de services à la carte venant limiter les contraintes du quotidien.

Le projet répondra à ce besoin avec la création d'une résidence étudiants.

Languedoc-Roussillon Réchauffement climatique : le littoral sous la menace de submersion

Avec AFP
07/02/2012, 19 h 18 | Mis à jour le 07/02/2012, 19 h 19
Le Languedoc-Roussillon, qui déploie environ 200 km de façade littorale sur la Méditerranée, est directement concerné par les effets du réchauffement climatique.
Le Languedoc-Roussillon, qui déploie environ 200 km de façade littorale sur la Méditerranée, est directement concerné par les effets du réchauffement climatique. (PHOTO D'ILLUSTRATION : DOMINIQUE ANDRE)

D'ici à 2100, le niveau moyen de la mer augmentera de 20 à 60 cm et 60% du littoral du Languedoc-Roussillon va continuer à s'éroder, de façon plus ou moins marquée, indique une étude dont les conclusions ont été présentées mardi par la préfecture à Lattes.

"La situation ne va pas s'améliorer"

Le Languedoc-Roussillon, qui déploie environ 200 km de façade littorale sur la Méditerranée, est directement concerné par les effets du réchauffement climatique, avec l'érosion du trait de côte, la submersion marine et une fréquence accrue des phénomènes climatiques extrêmes, constate le rapport du bureau Sogreah. "La situation ne va pas s'améliorer, a souligné Cécile Lenglet, sous-préfet en charge du littoral à la préfecture de région, estimant qu'il est "nécessaire d'anticiper, d'accumuler un maximum de données, de gérer les stocks de sable et préparer la relocalisation de certains équipements".

Un ouvrage atténuateur de houles

Ces premiers résultats de l'étude réalisée dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2007-2013 ont révélé l'urgence de mettre en place une gouvernance plus efficace entre les acteurs, alors qu'il faudra relocaliser des logements, des activités économiques ou des infrastructures de transports. Opération emblématique : entre Sète et Marseillan, dans l'Hérault, la route, auparavant en front de mer, a été reculée et accolée à la voie ferrée, pour reconstituer le cordon dunaire. Un système de drains et un ouvrage atténuateur de houles sont en cours d'installation.

L'opération a coûté 37 millions d'euros. Les experts présents se rejoignent toutefois sur un point : malgré toute la bonne volonté, tout ne pourra pas être défendu le long du littoral, à la fois par manque de ressources publiques, "et aussi parce que c'est difficile d'aller contre le vent, la montée de la mer et la houle". D'ici 2013, les travaux vont mobiliser 99 millions d'euros et les études prospectives 2 millions.

Lattes Une première modification du Plu sur l'emprise de Plant center

Correspondant MIDI-LIBRE
06/02/2012, 06 h 00
Un lotissement à venir dans le prolongement de La Fontvin.
Un lotissement à venir dans le prolongement de La Fontvin. (© D.R)

Vendredi dernier, une réunion publique était organisée à la salle des mariages de Lattes dans le cadre de la première révision simplifiée du plan local d'urbanisme (Plu). Dix-sept sont en cours. Cette rencontre avait pour objet de présenter le projet de modification du zonage d'un secteur situé avenue de Boirargues, actuellement en zone AUI3 (secteurs économiques) pour la classer en zone AUb (zone à urbaniser à dominante d'habitats). Près de trente personnes sont venues écouter la présentation faite par Cyril Meunier, maire, et Lionel Lopez, délégué à l'urbanisme.

Sur une partie des terrains de l'ancienne pépinière Plant center, le projet permettra d'augmenter la capacité d'accueil de la commune en logements tout en valorisant cet espace de transition à l'entrée de Lattes. Cette nouvelle zone urbanisée sera dans le prolongement du quartier de La Fontvin.

Comme la loi l'y autorise, la municipalité a obtenu que quelques logements sociaux y soient réalisés afin de poursuivre le rattrapage de la commune en matière de logements aidés. Ces logements seront réalisés en façade le long de la départementale 189, dans une construction de type horizontale à deux niveaux. Le reste de l'urbanisation sera composé de maisons individuelles. Au total, on comptera une vingtaine d'habitations.

L'aménagement de la circulation a lui aussi fait l'objet d'une présentation. L'idée d'un carrefour face à l'avenue Gustave Charpentier est abandonnée, un système de feux tricolores régulera le flux routier. Un feu "intelligent" sera placé dans la descente venant du Soriech, une façon de faire ralentir les automobilistes abordant le quartier à trop vive allure.

Rappelons que le dossier et le registre d'observations sont à la disposition du public pendant toute la durée de la procédure, et ce jusqu'au 15 mars. À noter que la deuxième procédure de révision du PLU portera sur la zone d'activité de Maurin avec un projet d'aménagement urbain mixte. Il en sera débattu lors du prochain conseil municipal du jeudi 9 février.

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Montpellier Attention : autoroute à vitesse variable

PHILIPPE MOURET
28/01/2012, 06 h 00
Mesure prise sur l'A9 entre l’échangeur Montpellier-Est (Zénith) et le péage de St-Jean-de-Védas.
Mesure prise sur l'A9 entre l’échangeur Montpellier-Est (Zénith) et le péage de St-Jean-de-Védas. (JEAN MICHEL MART)

A partir du mois de juin prochain, il va falloir bien régler sa montre, au moment de s’engager sur l’autoroute A9.

Car l’horloge sera aussi importante que le compteur de vitesse du véhicule de tous les automobilistes appelés à se déplacer sur la portion de l’A9 comprise entre l’échangeur Montpellier-Est (à hauteur du Zénith) et le péage de Saint-Jean-de-Védas.

Limitation à 90km/h aux heures de pointe

En effet, la vitesse - 110 km/h actuellement - sera limitée à 90 km/h, mais seulement aux heures de pointe, de 7 heures à 9 heures et de 17 heures à 19 heures, les jours travaillés. On reviendra à 110 km/h durant le reste de la journée, la nuit, les week-ends et les jours fériés...

"Bonjour la pagaille !"

"Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?", s’interroge un internaute sur midilibre.fr "Bonjour la pagaille ! Ne serait-ce pas moins dangereux de laisser la limitation à 110 ou de la passer à 90 purement et simplement ?", poursuit-il.

"Pourquoi limiter la vitesse sur plusieurs plages horaires ? Pourquoi ne pas avoir le courage d’assumer de limiter la vitesse à 90 km/h définitivement sur cette portion ?" interroge un autre automobiliste.

Ce n’est donc pas tant la réduction de la vitesse qui irrite les usagers, que le saucissonnage horaire. Un autre automobiliste enfonce le clou : "La loi doit être simple ! On a déjà assez de portions de routes ou d’autoroute à vitesse variable, pour des raisons que l’usager ne perçoit pas de façon évidente."

Vitesse régulée pour plus de sécurité

Président de l’Automobile-Club Hérault-Aveyron, Guilhem de Grully apporte un bémol d’expert à la question : "Une limitation modulée, c’est conforme à nos attentes. Car il serait aberrant de conserver les 90 km/h le dimanche, par exemple. Une vitesse régulée, c’est la sécurité qui augmente et c’est bien là la priorité."

Guilhem de Grully souligne par ailleurs que “40 millions d’automobilistes” (principale association d’automobilistes) partage son souhait d’"éviter des mesures trop générales qui discréditeraient une mesure intéressante".

Des panneaux  électroniques 

Du côté de la préfecture, le secrétaire général aux affaires régionales, Jean-Christophe Boursin, précise qu’il s’agissait de répondre "à une situation précise. Cette portion de l’A9 constitue un point noir et nous avions la volonté d’agir. Nous avons travaillé sur cette hypothèse depuis l’automne".

L’expérience - dont le bilan sera tiré au bout d’un an - est pionnière en France. Les panneaux, à affichage électronique, seront installés sur des portiques à chaque extrémité de la portion concernée, informant les automobilistes de la vitesse à respecter au moment où ils roulent.

D’autres, sur poteaux, seront installés au niveau des bretelles d’accès. Enfin, pour répondre à une interrogation des internautes sur midilibre.fr, la vitesse des poids lourds sera également réduite, à 70 km/h, lors des mêmes créneaux horaires.

L'A9 limitée à 90km/h au mois de juin

Midilibre.fr
27/01/2012, 12 h 43 | Mis à jour le 27/01/2012, 12 h 52
A partir du mois de juin,  l'A9 sera limitée à 90km/h à certaines heures de la journée.
A partir du mois de juin, l'A9 sera limitée à 90km/h à certaines heures de la journée. (DOMINIQUE QUET)

L'autoroute A9, dans sa portion actuelle limitée à 110km/h autour de Montpellier (de Saint-Jean-de-Védas à Vendargues), passera à 90km/h à partir du mois de juin.

Cette limitation à 90km/h s'appliquera de 7 heures à neuf heures du matin pour reprendra en fin de journée de 17 heures à 19 heures. Des panneaux lumineux indiqueront aux automobilistes les périodes concernées.

L'Hérault est le 2e département le plus meurtrier de France. Cette limitation n'est qu'une première étape avant le doublement annoncé de cette même portion. Suffira-t-elle à améliorer la fluidité du trafic ?

Hérault Les émanations nauséabondes de Maera exaspèrent les Lattois

OLLIVIER LE NY
03/01/2012, 09 h 04 | Mis à jour le 03/01/2012, 09 h 05  MIDI-LIBRE
Une canalisation de plusieurs kilomètres amène les eaux de Palavas à Maera.
Une canalisation de plusieurs kilomètres amène les eaux de Palavas à Maera. (D. CRESPIN)

Des dégagements d’hydrogène sulfuré, très malodorants, affectent les riverains. L’Agglo peine pour l’heure à les stopper.

La communauté confesse contrite un "dégagement d’odeurs particulièrement malodorantes" et ce "depuis le printemps". Mais un élu lattois évoque plus volontiers une situation qui "n’est plus supportable" et le refus d’un "autre été" comme celui de 2011 "ou celui de l’année précédente". Les habitants de la Céreirède, eux, rappellent qu’il "y a toujours eu des odeurs, avant et après Maera..."

L’Agglo est une nouvelle fois en butte à des difficultés avec sa sophistiquée station d’épuration. Des odeurs affreuses, prégnantes dont souffrent les riverains, dont on se plaint jusqu’à port Ariane et dont il suffit de prendre, certains soirs, la D 58, le long du Lez, pour apprécier le fumet. Malgré les promesses et les améliorations apportées, l’équipement communautaire ne s’est jamais montré irréprochable ; cette fois, l’affaire est parvenue entre les mains de l’Agence régionale de santé, par des plaintes.

Les eaux usées de Palavas en cause ?

La cause de cette nouvelle nuisance est liée au traitement des eaux usées de Palavas-les-Flots depuis juin 2009. Précisément, "au temps de séjour de ces eaux dans les ouvrages, explique le directeur eau et assainissement de la collectivité, Jean-Claude Hémain. Un gaz, l’hydrogène sulfuré, naît lorsque l’effluent a été brassé et il est dégagé à l’arrivée à Maera ou au niveau des cheminées d’équilibre", sur le parcours. Un phénomène que les fortes chaleurs exacerbent.

Sans se montrer affirmative, l’Agglo s’interroge sur la qualité des réseaux de collecte de Palavas ; où par la voix de l’Agglomération du Pays de l’Or, responsable, on rétorque qu’on "a suivi à la lettre les prescriptions du cahier des charges de l’Agglo pour le raccordement".

Reste qu’alors que certains professionnels de l’assainissement mettent ouvertement en cause "la conception" du tuyau Palavas-Maera, l’Agglo se doit de vite trouver une solution : le H2S est nocif, ses émanations sont très encadrées par les autorités sanitaires, et il corrode en outre les éléments métalliques de la canalisation, il en dégrade le béton.

"On sait très mal mesurer les odeurs"

"Nous y travaillons depuis mai, assure Jean-Claude Hémain. C’est un problème qui se traite par l’ajout d’adjuvants chimiques. Nous avons équipé notre réseau d’une station d’injection, mais ce n’est pas suffisant", dit le technicien, en plaidant un problème complexe. "Il faut identifier le seuil à partir duquel le phénomène se déclenche, mais on sait très mal mesurer les odeurs."

Une centaine de capteurs innovants est répartie dans Maera pour déterminer ce seuil et aider à trouver les nouveaux "réglages" nécessaires. Sur le réseau, trente-deux injecteurs de réactif seront installés, l’apport d’eau oxygénée est expérimenté sur les aérateurs. En 2012, "on équipera la sortie de décanteurs" et "400 000 à 500 000 € seront investis dans l’amélioration du process".

L'enquête publique sur le Plan local d'urbanisme bientôt ouverte

Correspondant
18/12/2011, 06 h 00

Par arrêté municipal n° 2011-1312 en date du 28 novembre dernier, le maire a ordonné l'ouverture d'une enquête publique sur le projet de la deuxième modification du Plan local d'urbanisme pour une durée d'un mois, du mercredi 4 janvier au mardi 7 février.

Gaétan Jourdan, gendarme retraité, a été désigné en qualité de commissaire enquêteur par le président du tribunal administratif par décision du 15 novembre.

Les pièces du dossier ainsi qu'un registre d'enquête seront déposés à la mairie au pôle technique et urbanisme du mercredi 4 janvier au mardi 7 février inclus aux jours et heures suivants : du lundi au jeudi de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h, le vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 h.

Chacun pourra prendre connaissance du dossier et consigner éventuellement ses observations sur le registre d'enquête ou les adresser par écrit au commissaire enquêteur au Pôle technique et urbanisme de la mairie.

Le commissaire enquêteur recevra au pôle technique et urbanisme de la mairie de Lattes : mercredi 4 janvier de 9 h à 12 h, vendredi 20 janvier de 9 h à 12 h, mardi 7 février de 14 h à 17 h.

A partir du 7 mars le rapport et les conclusions du commissaire enquêteur seront tenus à disposition du public à la mairie de Lattes.

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Lattes Agir ensemble regrette un manque d'infos sur les projets

Midi Libre
21/11/2011, 06 h 00
Une réunion qui en appelle d'autres.
Une réunion qui en appelle d'autres. (© D.R)

L'urbanisation était le fil conducteur de la réunion organisée mardi dernier par l'association Agir ensemble pour Lattes 2014.

L'occasion pour Frank Chavet de donner des informations détaillées sur les différents projets de lotissements en cours (les Serres à Maurin), à venir (Plant Center à Lattes centre), voire virtuels, tel celui du Tinal qui, selon le maire n'existe pas.

Le Tinal pourrait accueillir un jour 450 logements si l'on se réfère au plan établi. L'absence totale d'informations sur ce sujet et sur d'autres a été soulignée par l'assistance.

L'intervenant déplore que de telles transformations puissent se faire sans aucune concertation. La consultation, très limitée, d'une poignée d'habitants lors de la réalisation de certains travaux, comme ceux de la place Lattara, a également été fustigée. Jean-Pierre Manzon est ensuite intervenu pour aborder, plan à l'appui, le projet Écocité. Ce programme, aux objectifs ambitieux, génère cependant des craintes par l'impact qu'il aura sur la commune.

Après un échange avec la trentaine de participants, Jean-Pierre Manzon a apporté des précisions et émis des réserves quant aux problèmes éventuels liés à la gestion de l'hydraulique, à la circulation, au traitement des déchets et des eaux usées. L'évocation de ces risques a permis à Frank Chavet de mettre en avant le décalage observé entre les discours des dirigeants locaux, "toujours très positifs", et la réalité qui l'est, selon lui, beaucoup moins.

Une réalité faite d'une concentration de nuisances vécues à Lattes et que les décisions prises par les élus aux commandes vont accentuer, toujours selon l'association.

Le rapport, très critique, de la Cour des comptes sur Ametyst et la Serm a également été évoqué ; l'occasion de souligner la gestion exécrable des grands dossiers.

Enfin, l'association ayant pour objectifs d'agir lors des prochaines échéances électorales, rendez-vous a été pris pour de futures rencontres.

Montpellier "Ametyst n'est pas une usine de méthanisation"

Recueilli par GUY TRUBUIL
31/10/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 31/10/2011, 08 h 19
François Vasquez : "Évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir."
François Vasquez : "Évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir." (J.-M. MART)

François Vasquez est le porte-parole de l’association des riverains de Garosud. Il dresse le bilan de six années de combat mené contre l’usine.

Quel bilan tirez-vous après six ans d’actions et de contestation alors que l’usine Ametyst fait l’objet de rapports salés, notamment de la chambre régionale des comptes ?

Ametyst ne pourra tout simplement jamais fonctionner. Ce n’est pas une usine de méthanisation mais une usine de tri mécano biologique (TMB) pour 85 % de son activité.

Les trois dernières années, tous nos avertissements ont été vérifiés par les faits. Mais l’Agglo est sourde à nos propositions et les élus surjouent l’impuissance ou la non-connaissance pour se réfugier derrière le discours de l’industriel.

Pourquoi dites-vous que l’idée de faire fonctionner l’unité est un impossible pari ?

Parce que ce projet n’est pas viable. Les vents, qui soufflent régulièrement, perturbent la mise en dépression des bâtiments. Ils sont en train de mettre des bio filtres mais cela ne suffira pas. Pour nous, en 2012, on ne sera pas au bout du calvaire. Actuellement, 85 % des ordures repartent à Castries ou vers l’incinération. Le process du TMB doit être adossé à une décharge.

Les Allemands et les Suisses l’ont très bien compris et font cela. Le TMB ne doit servir qu’un stabilisant des matières organiques avec stockage.

Pourquoi dites-vous qu’avec Ametyst il y a une tromperie écologique ?

Parce que la France est, avec l’Espagne, le seul pays qui prétend mettre un compost OMR (ordures ménagères résiduelles) pour fertiliser les terres agricoles. Cela pose un grand problème.

Des scientifiques ont démontré que le terme même de compost est impropre et qu’on doit l’appeler stabilisât grossier, celui qu’on envoie à Castries ou affiné.

La méthanisation de bio-déchets est envisageable avec un tonnage raisonnable de 30 000 tonnes mais à condition de mettre des récipients adaptés et de révolutionner le mode de collecte de ces déchets.

Je rappelle qu’en 2010 la valorisation réelle en compost issu de bio-déchets n’a été que de 193 tonnes soit 0,67 % du volume de déchets accueillis.

Vous déplorez, aussi, cette faible valorisation des déchets ménagers ?

En fait, Ametyst n’a pas été construite dans le but de valoriser les déchets par le méthane. D’abord, parce que les ordures ménagères sont très peu “méthanogènes”. Ensuite, parce que l’usine consomme autant d’électricité qu’elle en produit par le méthane et ne gagne de l’argent qu’avec l’effet d’aubaine de la revente de l’électricité. Et plus les structures sont grosses, plus elles sont énergivores. J’ai entendu Jean-Pierre Moure parler de proximité vertueuse alors que la taille d’une telle infrastructure est faite pour aspirer des déchets.

Que préconisez-vous pour sortir de cette situation, qui, selon vous, risque de durer ?

Je ne vois pas comment on pourra en sortir sans une mise à plat de la politique de traitement des déchets dans l’agglo. Il faudrait mettre en place une redevance incitative, celui qui fait un effort paie moins. C’est le moment de le faire en remettant Ametyst en clé de voûte d’un nouveau système.

On se retrouve avec un bateau qui va droit dans l’iceberg, c’est le syndrome du Titanic. C’est un avertissement solennel que nous lançons à Jean-Pierre Moure et à l’Agglo. Que coûte la concertation ? Quel miracle attend-il d’une usine qui ne peut pas fonctionner ?

Faut-il envisager une délocalisation de l’usine ?

Un déplacement ferait l’économie des travaux supplémentaires qui interviendront nécessairement sur l’usine. L’économie, aussi, du transport des 85 % d’ordures qui repartent vers la décharge.

Le gouffre financier n’est pas fini. Aujourd’hui, évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir pour nos politiques.

Critiques

René Revol, qui a pris la défense d’Ametyst lors d’un récent conseil d’Agglo : « Qu’il soit cohérent
et qu’il prenne la prochaine décharge à Grabels. On n’a pas le droit de faire l’apologie d’une structure dont
on ignore les coûts, le process, les nuisances. »

Roumégas, qui défend le choix du mode de traitement : « Le problème, c’est qu’Ametyst est un TMB, un process décrié par tous les écologistes. »

Le préfet Claude Baland, qui se voit mal fermer une structure ayant coûté très cher. « Le problème, c’est qu’on a une préfecture qui s’interdit d’interdire. Le préfet a, un moment, tapé du poing sur la table mais il est vite revenu dans les rails. »

DEPLACEMENT DE L'A9: un mensonge qui tuera
trés instructif,cliquez sur le lien pour lire l'article

Hérault Un grand projet urbain de Montpellier à la mer

OLLIVIER LE NY
21/10/2011, 06 h 00
Zac de l’aéroport : boutiques au rez-de-chaussée, parking silo, espaces publics.
Zac de l’aéroport : boutiques au rez-de-chaussée, parking silo, espaces publics. (© D.R)

Avec l’arrivée de la ligne 3 du tramway entre Montpellier, Lattes et Pérols, toute la route de la Mer va connaître un grand chamboulement. Un projet sur une vingtaine d’années, qui devrait modifier considérablement le visage de cette succession de zones commerciales est en cours d’élaboration.

Des boîtes, côte à côte, vieilles et fatiguées, alignées comme le fruit des Trente Glorieuses le long des 5 km d’une artère devenue la plus imposante zone commerciale de l’aire montpelliéraine, la route de la Mer.

Du Solis au Fenouillet, 250 enseignes se partagent un chiffre d’affaires annuel de 626 M€ sur un espace à l’unique fonction commerciale, où le tout voiture est érigé en religion, où l’on a bâti hors toutes réflexions environnementales, toute prévention du risque, inondation en particulier.

Ce constat sévère, qui n’oublie pas la puissance économique de ce secteur dont l’attractivité est considérable, a été dressé hier, au parc-expo, devant un parterre de commerçants, d’architectes, de promoteurs et d’élus. C’est celui des équipes qui imaginent la révolution promise aux commerces de l’avenue de la Mer, la "France moche" des entrées de ville.

1 Quelle mutation ?

Faire des 250 ha "un morceau de ville en bâtissant de 6 000 à 8 000 nouveaux logements là où il y en a zéro, détaille Yves Nurit, directeur général adjoint de l’Agglo, 75 000 m² de bureaux et 40 000 à 50 000 m² d’équipements publics." Cela, sans réduire pour autant les 200 000 m² de surfaces commerciales existantes, susceptibles de croître de 5 %.

2 Pourquoi ?

Parce que la croissance de la population impose de ne plus s’étendre sur les espaces naturels mais de rebâtir des territoires déjà urbanisés dans une "logique vertueuse", argue Cyril Meunier, maire de Lattes. L’une des deux communes, avec Pérols, se partageant les zones commerciales et le projet.

Parce que l’asphyxie de la circulation qui les caractérise suppose "de rapprocher consommateur et magasins, en amenant la ville sur le commerce, continue l’élu, commerce qui comportera alors un versant proximité", absent aujourd’hui.

Parce que la zone "vieillissante, affronte la concurrence de nouveaux pôles (Odysseum, NDLR), parce que sur Montpellier, 150 000 m² de projets commerciaux structurants sont dans les cartons, dont la moitié intéressera le centre-ville", analyse Lina Mounir, missionnée par la Serm pour étudier le fonctionnement de l’avenue de la Mer. "Il faut se défendre."

3 Comment ?

Le cœur du Fenouillet est condamné par le risque inondation ; ce secteur ne sera donc pas urbanisé et suppose le relogement des enseignes présentes.

Les deux hypermarchés, Carrefour et Auchan, restant en place, mais leurs parkings occupés par des constructions nouvelles, l’idée est de fixer les moyennes surfaces en rez-de-chaussée d’immeubles, de bureaux ou d’habitation, d’en surmonter de parkings silos mutualisés. En tout état de cause, de fondre ces commerces dans de simples quartiers. Des boutiques davantage show room dont les espaces de stockage pourraient être décentralisés ; on se rendrait alors à un autre endroit pour retirer son achat, quand celui-ci serait imposant.

Pour faciliter le transfert d’enseignes aujourd’hui au Fenouillet, un hôtel de commerce sera bâti sur la zac de l’aéroport. Elles y trouveront loyers adaptés et "maîtrisés", incitatifs.

4 Quand ?

Cyril Meunier parle de projet à "vingt-cinq ans" mais "cela ira plus vite", estime le directeur de la Serm, Thierry Laget : "La zac de l’aéroport va sortir d’ici deux ans et la Serm est déjà propriétaire de 20 ha au Fenouillet."

5 Quelles questions ?

"Il y a vingt ans, nous avons quitté le centre-ville devant les contraintes de prix du m² et de charges. Pourra- t-on vivre avec ces contraintes dans votre projet ?", interrogea hier le patron d’Intersport.

"Qui construira et dans quel délai ?", se demandait un autre commerçant. Quelle architecture, quel prix, quelle place pour l’automobile furent les questions récurrentes de la salle. À laquelle, une démarche partenariale fut promise.

Montpellier A9 : une rocade et une nouvelle autoroute en 2017

ARNAUD BOUCOMONT
01/10/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 01/10/2011, 13 h 49
Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017.
Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017. (D.R)

Voilà à quoi l’A9, à hauteur de Montpellier, devrait ressembler en 2017, à en croire l’annonce faite par le ministre des Transports Thierry Mariani, hier à Montpellier : en venant de Nîmes, un péage à Baillargues - celui de Gallargues sera détruit - et deux solutions pour les automobilistes : soit poursuivre leur route sur l’A9, soit emprunter la rocade montpelliéraine. Mais si les flux urbain et de transit seront indépendants, ils resteront côte à côte jusqu’à Montpellier-Est, à hauteur du Zénith. (Voir la carte qui explique tout)

Douze voies, à l’américaine !

Un gros tuyau de quatre fois trois voies : 2x3 voies pour la rocade et 2x3 voies pour l’autoroute (et pas 2x2 voies comme ça avait pu être envisagé). Ce n’est qu’entre le Zénith et Saint-Jean-de-Védas que leur chemin se séparera. L’objectif est clair : éviter, au droit de Montpellier, cette impressionnante barre à douze voies. Sur 12 km, l’A9 sortira de son trajet actuel pour filer plus au sud, le long de la future ligne ferroviaire à grande vitesse.

Deux entrées

Les Montpelliérains qui voudront entrer sur l’A9 le feront donc soit à Saint-Jean-de-Védas à l’ouest, à hauteur de la petite barrière de péage (la grande sera supprimée), soit à Baillargues à l’est. Entre les deux, le tuyau de l’A9 sera étanche.

Le ministre et ses services ont finalement opté pour ce choix sur 23 kilomètres au total, alors que la Dreal, ex-DDE, avait retravaillé une version courte, entre le Zénith et Saint-Jean-de-Védas. Dans les dernières semaines, le député Jean-Pierre Grand avait d’ailleurs la certitude que le tracé court l’emporterait. "Les techniciens m’ont expliqué que la déclaration d’utilité publique (DUP) qui vaut pour la solution longue vaut aussi pour la courte", expliquait-il avant-hier.

L’Etat a finalement eu peur, visiblement, de risquer un recours. Et quitte à se fâcher un peu plus encore avec les écologistes, qui condamnent une décision contraire au Grenelle de l’environnement, Thierry Mariani a donc tranché pour un chantier de Baillargues à Saint-Jean-de-Védas. Engager une DUP supplémentaire aurait retardé le dossier "de quatre à cinq années supplémentaires".

"On ne pouvait se permettre d’attendre dix ans de plus" pour Mariani

Le ministre Thierry Mariani "On ne pouvait pas se permettre d’attendre dix ans de plus, cinq ans de DUP et cinq ans de chantier, a justifié le ministre. Il y a un moment où il faut décider." Pour la plus grande joie de plusieurs élus et parlementaires réunis hier en préfecture.

En l’absence du maire de Montpellier, Hélène Mandroux, retardée au Japon par un incident technique sur son avion, c’est le président d’Agglo socialiste Jean-Pierre Moure qui s’est réjoui d’une décision "à la hauteur des enjeux de ce territoire". Sentiment partagé, à droite, par Robert Lecou et Jean-Pierre Grand.

"Une balafre dans le paysage" pour Domergue

Furieux, en revanche, un autre parlementaire, l’UMP Jacques Domergue, qui ne voyait pas l’intérêt d’une telle balafre dans le paysage. Rejoint par Europe Écologie - Les Verts. Et par Cyril Meunier, le maire de Lattes, sceptique qui plus est sur le bouclage financier de l’opération.

Financement ?

Thierry Mariani a expliqué que le projet serait "à la charge de l’usager". Autrement dit payé par le péage, via la concession établie entre l’Etat et les ASF. Cyril Meunier en doute, tout comme il s’inquiète de la prise en charge de la rocade par les collectivités territoriales... Alors que le projet initial prévoyait un doublement de l’A9 restant dans le giron des ASF.

"Le reclassement sera en partie financé par les collectivités locales, avec une participation d’ASF pour la requalification environnementale de l’axe", a indiqué Dominique Ritz, au nom de la direction départementale du réseau routier. Le ministre, pris par le temps, n’est pas rentré dans le détail.

Et même s’il avait eu un peu plus de temps devant lui, on n’en aurait su guère plus. "Il y a un moment où il faut décider", mais côté gros sous, il est urgent d’attendre.

Montpellier Des magistrats pointent du doigt les dysfonctionnements du site Ametyst

GUY TRUBUIL
04/10/2011, 23 h 57 | Mis à jour le 05/10/2011, 09 h 33
Le rapport va dans le sens des riverains.
Le rapport va dans le sens des riverains. (JEAN-MICHEL MART / MIDI LIBRE)

Le rapport de la chambre régionale des comptes passent en revue les dysfonctionnements de l’usine Garosud.C’est le coup de la deuxième lame. Quelques jours après l’enquête nationale de la cour des comptes, qui évoquait déjà le site montpelliérain, la chambre régionale des comptes vient de mettre en ligne le rapport qu’elle a consacré à l’usine de méthanisation. Une étude détaillée de 52 pages qui pointe les difficultés déjà connues d’Ametyst - odeurs, mise au point retardée - et relève également des dysfonctionnements moins visibles mais qui font de l’unité un casse-tête, pour l’Agglo, son exploitant, les riverains ainsi qu’une très mauvaise affaire pour les finances publiques.

D’emblée, les magistrats financiers s’interrogent : "Il n’était peut-être pas opportun de construire l’équipement dans une zone urbaine, proches d’habitations et d’entreprises." Dans la phase de travaux, et après que le coût du projet soit passé de 57 M€ à 72 M€ en un an, la chambre régionale relève notamment la mauvaise répartition des rôles, voire le doublon entre l’assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) d’un côté et le mandataire de l’autre. Cela alors que le premier contrat remporté par le groupement Girus-BCEOM représente un montant de 730 000 € et le second, attribué à la Serm, une somme d’1,5 M€.

Plus loin dans le rapport, après s’être étonnés que l’audit de conformité ait été confié à un bureau n’ayant aucune référence en matière de méthanisation, les magistrats analysent le montant des travaux complémentaires lancés depuis l’inauguration de l’usine pour tenter d’en atténuer les nuisances et améliorer la sécurité. Ces ajustements représentent une somme totale de 18 M€ dont 13,6 M€ ont été pris en charge par l’Agglo et un peu plus de 4 M€ par le constructeur, Vinci. Sur les seuls travaux de mise en conformité (11 €), la part de l’Agglo s’élève à 83,4 %, ce qui soulève l’étonnement de la chambre, selon laquelle les travaux liés au traitement des odeurs résultent "d’un défaut de conception de l’ouvrage" et auraient dû être imputés au constructeur.

Alors que l’exploitation de l’usine a été confiée au groupement Novergie-Vinci Environnement-Sogea-Sud, dans le cadre d’une délégation de service public, l’Agglo s’est également trouvée contrainte de le dédommager en raison des difficultés de démarrage. Un avenant a été conclu pour une somme de 2,4 M€ pour la période allant d’avril 2008 au 31 octobre 2010.

Au fil des mois, les relations entre les responsables d’Ametyst et les services de l’État se sont passablement dégradés et le rapport de la CRC révèle que ces tensions ont conduit la Dreal à dresser, en avril 2010, un procès-verbal "justifié par le délit d’exploitation non conforme par personne morale d’une installation classée autorisée". Un certain nombre de travaux demandés par le préfet dans le cadre d’une mise en demeure n’avaient été pas totalement réalisés... En avril 2009, c’est l’inspection du travail qui avait relevé le nombre élevé d’accidents du travail liés à la présence importante d’ammoniac dans deux zones de l’usine. Une pollution occasionnée par "un défaut dans la conception du système de ventilation et l’absence d’un système d’alarme permettant la détection des émanations nocives".

En fin de semaine dernière, à l’Agglo, la présentation du rapport a donné lieu à un débat entre les élus. Sans pour autant que le choix fait pour la politique de traitement des ordures ménagères en 2003 soit remis en cause.

 

Montpellier A9 : après la concertation, des doutes et une conviction

VINCENT COSTE
24/09/2011, 06 h 00
Le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié.
Le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié. (Archives JEAN-MICHEL MART - MIDI LIBRE)

Le 13 mai, le secrétaire d’État chargé des Transports, Thierry Mariani, annonçait, en lançant la concertation sur le projet de doublement de l’autoroute A 9 au sud de Montpellier, qu’il entendait trancher le débat avec la ministre Nathalie Kociusko-Morizet "au pire dans la première quinzaine de septembre".

En attendant une décision qui pourrait être rendue publique vendredi prochain, à l’occasion d’une visite (encore non confirmée) à Montpellier d’un Thierry Mariani aujourd’hui ministre, on peut désormais prendre connaissance du bilan de cette concertation, tel qu’il a été élaboré par les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), maître d’ouvrage du projet. Une concertation qui, de la mi-juin à la mi-juillet, dans l’aire urbaine de Montpellier, a vu se déployer un dispositif d’information du public et se succéder réunions diverses et comités techniques avec les collectivités. En sus, fin juin, quatre réunions publiques se sont tenues à Saint-Jean-de-Védas, Mauguio, Vendargues et Montpellier.

Du suivi des débats comme de la lecture des notes de synthèses rédigées par la Dreal ressort une première évidence : la conviction de l’État est établie, le doublement est plébiscité et le tracé court est privilégié, sur la section Montpellier Est/Saint-Jean-de-Védas, "de loin la plus accidentogène avec 618 accidents cumulés entre 2005 et 2010".

C’est pourquoi la concertation n’a finalement porté que sur les caractéristiques du projet de déplacement court, ses futurs aménagements, le nombre de voies, la qualification des bandes d’arrêt d’urgence (avec circulation temporaire ou permanente), etc. Il n’est donc pas étonnant de constater que les propositions alternatives (déplacement long - solution qui présente l’avantage de déjà bénéficier d’une déclaration d’utilité publique -, pas de déplacement mais élargissement sur place avec séparation des trafics, tracé nord, rocade sud) soient lapidairement résumées, dans ce bilan, sur une page d’un document qui en compte quarante-six...

Restent les doutes exprimés par le millier de participants aux réunions publiques ou sur les registres déposées dans les mairies des communes concernées. Car si les élus du territoire concerné s’avouent très largement favorables au déplacement ("Dans la mesure où le projet, même dans son évolution actuelle, peut s’inscrire dans le cadre de la DUP de 2007", est-il observé dans les notes du bilan), les rapporteurs ont remarqué que les "participants donnent l’impression d’une position générale négative". Il a ainsi été recensé que la moitié des interventions orales lors de réunions publiques furent ouvertement hostiles au projet de déplacement. Idem sur le site internet dédié à la concertation : 51 % des avis y sont défavorables, 34 % favorables.

Et dans 82 % des interventions, la question de la sécurité-saturation sur l’A 9 a été abordée, écrasant toutes les autres thématiques. Là, sans surprise.

Le projet : onze kilomètres déplacés au sud et un périphérique

Une décision ministérielle du 11 juin dernier autorisait l’étude d’une version plus réduite du déplacement de l’autouroute A 9.

Elle serait ainsi transférée vers le sud, sur la zone centrale de l’agglomération, soit entre Montpellier- est et Saint-Jean-de-Védas, sur environ 11 kilomètres.

En complément, entre l’échangeur de Montpellier-Est et celui de Vendargues (lui-même réaménagé, un aménagement sur place serait envisagé de part et d’autre de l’autoroute existante (requalification environnementale, murs anti-bruits, etc.).

Dans cette option-là, les onze kilomètres de l’actuelle autoroute sis entre Montpellier-est et Saint-Jean-de-Védas feraient ainsi office de boulevard urbain.

Languedoc-Roussillon Votre commune est-elle endettée par un emprunt toxique ?

V. A. (avec l’AFP et LIBERATION)
21/09/2011, 18 h 51 | Mis à jour le 21/09/2011, 19 h 04
Le quotidien Libération propose une carte animée présentant le montant des emprunts toxiques souscrits par les communes de France.
Le quotidien Libération propose une carte animée présentant le montant des emprunts toxiques souscrits par les communes de France.

5 500, voici le nombre de collectivités locales et d’établissements publics français qui ont souscrit des emprunts toxiques, selon un document confidentiel de la banque Dexia dont fait état le quotidien Libération ce mercredi. D’après ce document, Dexia leur aurait distribué pour 25 milliards d’euros de prêts structurés, ou dit "toxiques", entre 1995 et 2009.

Que sont les emprunts toxiques ?

Ces emprunts sont pour partie à taux fixe et pour une autre partie à taux variable. Avec la crise, de nombreuses communes ont vu leur taux d’intérêt grimper en flèche. Le surcoût des emprunts s’établirait à 3,9 milliards. Et la situation pourrait empirer, jusqu’à la "faillite" parfois...

Qui est concerné par ces emprunts toxiques de Dexia ?

Des collectivités de droite comme de gauche, de grandes communautés urbaines comme petites villes, des établissements publics. Libération cite l’exemple d’Antibes "qui avait emprunté 60 millions, et qui paierait 21 millions en plus de cette somme". "Le département de la Loire réglerait, lui, une ardoise de 22 millions en sus des 96 millions de prêts toxiques. L’hôpital de Dijon devrait s’acquitter de 31 millions d’intérêts pour un emprunt toxique de 111 millions".

En Languedoc-Roussillon, plusieurs communes sont touchées par ces emprunts. Cinq d’entre elles ont d’ailleurs souscrit des prêts qui ont généré des surcoûts supérieurs à 20% du montant de la somme empruntée.

Nîmes (30) : 85 850 000 euros de prêt structuré, 26 508 000 euros de surcoût pour la commune sur cet emprunt toxique.

Vergèze (30 ) : 6 484 000 euros de prêt structuré, 1 783 000 euros de surcoût pour la commune sur cet emprunt toxique. 

Villeneuve-lès-Maguelone (34) : 8 541 000 euros de prêt structuré, 1 711 000 euros de surcoût pour la commune sur cet emprunt toxique.

Béziers (34) : 25 208 000 euros de prêt structuré, 5 062 000 euros de surcoût pour la commune sur cet emprunt toxique.

Saint-Laurent-de-la-Salanque (66) : 3 188 000 euros de prêt structuré, 1 429 000 de surcoût sur la commune sur cet emprunt toxique.

Votre commune est-elle  infectée par ces "emprunts toxiques" ? Découvrez-le grâce à la carte de Libération en cliquant ici.

Montpellier Le cas Ametyst

Montpellier Le cas Ametyst cité par la Cour des comptes

GUY TRUBUIL
15/09/2011, 06 h 00
La Cour évoque notamment un dépassement de 54% du coût prévu initialement.
La Cour évoque notamment un dépassement de 54% du coût prévu initialement. (Archive R. D. H.)

Inaugurée en juillet 2008 mais toujours dans l’incapacité de fonctionner à plein régime : l’usine de méthanisation Ametyst ne provoque plus seulement la colère des habitants de Garosud, lassés des mauvaises odeurs et de la multiplication des mouches. Dans un rapport publié mardi et consacré à la gestion des déchets ménagers par les collectivités, la Cour des comptes évoque le cas de l’unité de traitement et pointe ses dysfonctionnements dont certains sont dus, selon elle, à "plusieurs défauts de conception de l’installation".

Outre l’incendie de septembre 2010, qui a nécessité d’importants travaux, l’étude recense les freins à une exploitation conforme aux attentes : les "capacités d’exploitation altérées par la mauvaise qualité du tri en amont", les "multiples accidents du travail liés notamment à un défaut du système de ventilation" et encore "les difficultés de déshydratation des digestats".

Ses auteurs rappellent que l’usine ne fonctionne actuellement qu’à 65 % de ses capacités annoncées - 203 000 t par an - et essentiellement "comme un simple quai de transfert" vers d’autres sites de traitement. Des remarques déjà formulées il y a quelques mois par l’association des riverains de Garosud qui réclament une réorientation de l’usine. Le rapport thématique de la haute juridiction financière s’attarde aussi sur le coût final du complexe qui a atteint 87,9 M€ au lieu des 57 M€ initialement programmés par l’Agglo, "soit un dépassement de plus de 54 % de l’enveloppe initiale".

"La réalisation de cette unité de méthanisation a été particulièrement onéreuse", déplorent encore les auteurs de l’étude parmi lesquels Jean-Noël Gout, magistrat de la chambre régionale. Ces critiques émises par la Cour des comptes donnent évidemment le ton du rapport que la même chambre régionale a consacré à Ametyst. Le contenu de cette analyse spécifique devrait être rendu public après avoir été présenté aux élus de l’Agglo, probablement lors de la prochaine session publique de fin septembre. Pour les riverains de l’usine, ce nouvel éclairage est considéré comme une étape décisive pour revoir le fonctionnement d’Ametyst... et toute la stratégie de traitement des déchets dans l’Agglo.

Montpellier La cour des comptes pointe du doigt les dysfonctionnements de l’usine Ametyst

VANESSA ASSE
14/09/2011, 16 h 01 | Mis à jour le 14/09/2011, 16 h 22
Mise en service en juillet 2008, l’usine Ametyst ne tournerait qu’à 65% des ses capacités.
Mise en service en juillet 2008, l’usine Ametyst ne tournerait qu’à 65% des ses capacités. (R. de H.)

Décidément, Ametyst ne finit pas de faire parler d’elle. L’usine de méthanisation, basée dans la zone de Garosud (au sud-ouest de Montpellier), vient d’être épinglée par la cour des comptes.

Dans le rapport intitulé "Les collectivités territoriales et la gestion des déchets ménagers et assimilés", et consultable en ligne, la cour relève différents dysfonctionnements sur ce site : 

- importantes nuisances olfactives, alors que le site a été implanté dans un environnement urbanisé,

- pullulement de mouches,

- capacités d’exploitation altérée par la mauvaise qualité du tri en amont.

Par ailleurs, elle note que de "multiples accidents du travail" ont été enregistrés, tous "lié notamment au défaut de système de ventilation".

Autant de dysfonctionnements qui impactent directement sur le rendement de l’usine. Mise en service en juillet 2008, elle ne tournerait qu’à 65% des ses capacités et n’aurait pas atteint ses objectifs. A ce jour, Ametyst ne servirait principalement que de quai de transfert, l’activité de méthanisation étant réduite.

Selon la délibération de la communauté d’agglomération du Montpellier, votée le 29 septembre 2003, l’unité devait traiter à terme "203 tonnes de déchets par an" et produire annuellement 28 000 tonnes de compost. Ce qui est loin d’être le cas.

Un gouffre financier

Ces différentes malfaçons et défauts de conception ont demandé plusieurs travaux complémentaires. De quoi faire gonfler l’enveloppe financière dédiée à ce site. Initialement prévu à 57 millions d’euros, le coût d’Ametyst atteint aujourd’hui 87,9 millions d’euros.

Un montant qui pèse considérablement sur les contribuables. En 2009, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères s’élevait à Montpellier à 141 euros par habitant, contre 59 euros en moyenne en France.

La chambre régionale de la cour des comptes a étudié de près cette usine. Son rapport, qui sera rendu public à la fin du mois, devrait être cinglant.

Lattes Le rond-point de l’Europe devient un parc urbain

OLLIVIER LE NY
30/08/2011, 06 h 00
Datée de juin, cette esquisse illustre la configuration finale de l’avenue.
Datée de juin, cette esquisse illustre la configuration finale de l’avenue. (ANTOINE GARCIA-DIAZ)

Il fallait "un élément apaisant, quelque chose qui dédramatise cette coupure routière opposant le nord et le sud de Lattes." Le propos du maire, Cyril Meunier, sonne de manière froidement analytique ; mais il illustre bien le traumatisme urbain que constitue la traversée de sa cité par 40 000 véhicules, à vive allure, chaque jour sur l’avenue de l’Europe et la difficulté à relier les deux versants de la commune.

L’arrivée du tramway en avril prochain a offert à la commune l’occasion d’atténuer cet obstacle physique, dans l’attente du transfert d’une partie de la circulation, plus tard, sur un axe situé au nord de la ville qui supposera de jeter un nouveau pont sur le Lez. L’avenue de l’Europe, donc, va subsister mais exit le rond- point immense qui la ponctuait, au profit "d’un parc urbain" boisé couvrant environ 2,5 ha.

Le projet a été finalisé cet été par le cabinet Garcia-Diaz, après l’étude urbaine commandée l’an passé à l’architecte Lebunetel. "Je voulais investiguer toutes les possibilités, explique le premier magistrat lattois et notamment l’hypothèse d’utiliser cet espace central pour bâtir : et ça n’est pas nécessaire. Des constructions, il y en aura ailleurs, autour de la gare TGV et le long de l’avenue Georges-Frêche (ex-avenue de la Mer, NDLR), d’autant que ç’aurait été étriqué", observe Cyril Meunier.

Le choix est donc celui d’un parc, ceinturé par un muret bas en pierre sèche et une grille, boisé, avec en son centre une zone circulaire et 27 mâts, au faîte desquels flotteront les drapeaux des vingt- sept pays de l’Union européenne. Le jardin débouchera sur les soixante places du parking contigu et le quai de la station de tramway, dont les voies pénétreront sa frange sud.

Quant à l’artère, elle s’enroulera autour du parc, elle-même bordée de zones engazonnées, d’une piste cyclable bidirectionnelle et interrompue par trois carrefours à feux tricolores.

Fin du chantier concomitamment à celui de la ligne 3, au printemps.

Maurin

Auprès de mon arbre, je vivais heureux …

Midi Libre
12/08/2011, 06 h 00
Plusieurs générations avaient grandi auprès de ce cyprès.
Plusieurs générations avaient grandi auprès de ce cyprès. (© D.R)

À Maurin, sans vouloir parodier le célèbre vers de Victor Hugo, certains habitants ne sont pas loin de penser que "la scie passa si près que celui-ci tomba".

L’article consacré à "Yves Maccagno, l’homme qui remarque les arbres" (Midi Libre du 7 août) a ravivé le courroux des riverains. Motif de l’indignation, l’abattage d’un cyprès plus que bicentenaire sur le chantier des Serres. Bien plus de 200 ans selon l’estimation, après carottage, d’un spécialiste de l’inventaire forestier.

 

MIDI-LIBRE du 7 août 2011

Lattes Le projet Ecocité, vision futuriste de l’avenue Frêche

Midi Libre
07/08/2011, 06 h 00
Tout un secteur appelé à être aménagé dans les 20 ans à venir.
Tout un secteur appelé à être aménagé dans les 20 ans à venir. (© D.R)

Lors du dernier conseil municipal, Cyril Meunier, maire de Lattes, a présenté le projet Écocité qui devrait, dans les vingt ans à venir, modifier profondément le paysage de la commune. "La ville de demain" comme l’a annoncé l’élu, satisfait du vote favorable apporté par le conseil (deux contre des non-inscrits). En effet, la Communauté d’Agglomération de Montpellier, Castelnau-le-Lez, Montpellier, Lattes et Pérols ont été retenues parmi treize lauréats dans le cadre de la démarche Écocité pour leur projet urbain ’De Montpellier à la mer’. Ce projet est reconnu comme une opération emblématique d’un nouvel urbanisme durable, novateur et ambitieux.

Sur environ 2 500 hectares, le territoire de l’Ecocité intègre des projets majeurs développés sur les quatre communes, dont le projet urbain route de la Mer - avenue Georges-Frêche sur les communes de Lattes et de Pérols. Ce projet constitue le cœur de l’Ecocité.

Un site stratégique majeur a été identifié le long de l’axe constitué par la troisième ligne de tramway sur la route de la Mer, devenue voirie d’intérêt communautaire et nommée avenue Georges-Frêche. L’arrivée du tramway, outre la requalification de la voie en espace public urbain, doit effectivement être le déclencheur d’un processus de reconquête urbaine permettant à la fois le renouvellement profond du tissu existant, la recomposition et la modernisation de l’armature et des formes de distributions commerciales. En outre, l’introduction de logements autour des stations de transport en commun doit conduire à une véritable mixité fonctionnelle et sociale, en modernisant et, le cas échéant, en complétant les équipements publics du secteur, tout en intégrant et valorisant les enjeux environnementaux du territoire trop longtemps délaissés.

Cette opération intègre les fortes intentions de l’Ecocité en terme d’innovation notamment concernant la gestion hydraulique, la préservation de la biodiversité, l’organisation des déplacements autour du réseau de tramway, l’évolution des modes de consommation et de distribution commerciale, l’instauration d’une solidarité urbaine durable et une gestion décloisonnée et intelligente des services urbains.

Cette opération d’aménagement s’inscrit dans l’un des sites stratégiques du SCOT et dans la démarche Plan climat énergie territorial.

Le périmètre objet de la concertation du public en vue de l’opération d’aménagement de la route de la Mer - avenue Georges-Frêche représente une superficie totale d’environ 300 hectares situés sur les territoires de Lattes et de Pérols.

Il est délimité : au nord par la limite communale de Montpellier et Lattes ; à l’est par l’allée des Platanes et la RD 189 à Lattes ainsi que la limite communale de Lattes avec celle de Mauguio ; au sud par l’avenue de la Foire à Pérols et une frange urbanisée commerciale le long de l’avenue Bir-Hakheim à Pérols ; à l’ouest par la limite de la zone AUO du Plan local d’urbanisme de Lattes (lieu-dit coteaux de Bellevue, cette zone étant incluse dans le périmètre), la RD 172 et le chenal de la Lironde.

Il est proposé de retenir pour la réalisation de cette opération, les objectifs suivants : intégrer la question hydraulique dans la conception du projet, construire la ville de la biodiversité en intégrant les espaces naturels et agricoles, organiser les déplacements à partir des mobilités durables, maîtriser la performance énergétique et la ville à bas carbone au regard des caractéristiques du climat méditerranéen, organiser la mutation du commerce et le renouvellement urbain vers la mixité fonctionnelle et sociale.

Afin d’informer largement les populations et les acteurs du territoire, il est proposé d’organiser une journée de sensibilisation, d’échanges et d’information, une réunion de concertation du grand public, trois réunions thématiques auxquelles seront notamment invités les acteurs socioprofessionnels. Il sera mis à disposition du public au siège de la Communauté d’agglomération de Montpellier et dans les mairies de Lattes et de Pérols, le dossier d’étude de l’opération d’aménagement d’ensemble de la route de la Mer et des panneaux d’information accompagnés d’un registre sur lequel chacun pourra consigner ses observations.

En attendant les prochains développements, on retiendra les maîtres mots de cette opération : mieux prévoir, mettre en cohérence, gestion transparente, urbanisme commercial, mixité des habitats.

MIDI-LIBRE du 21 juin 2011

Montpellier Le doublement de l’A 9 accapare le débat

KARIM MAOUDJ
21/06/2011, 06 h 00
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie.
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie. (© D.R)

En plaçant le dossier du doublement de l’autoroute A 9 en tout début de séance, hier, lors du conseil municipal, Hélène Mandroux a imposé un débat qui a permis aux différentes sensibilités de repréciser les positions. La Ville a, en effet, soumis aux élus, un vœu, à l’occasion de la concertation engagée par l’État sur le déplacement de l’autoroute A 9, aujourd’hui largement sous-dimensionnée.

La charge la plus sévère est venue du maire en personne. Pour fustiger la politique de son prédécesseur, feu Georges Frêche. "Il est lamentable de voir que Montpellier soit la seule ville de France qui n’ait pas de contournement ferroviaire et routier. Parce que rien n’a été fait en 30 ans", lâcha-t-elle.

C’était juste après l’intervention de Jean-Louis Roumégas, qui, en tant que chef de file des Verts, a critiqué le projet de dédoublement de l’autoroute. "Il s’agit d’un projet disproportionné, contraire aux orientations prises au plan national, notamment au Grenelle de l’environnement", commenta-t-il.

Proposant, en guise de "solutions immédiates", la réalisation de "deux bretelles de sorties dans chaque sens de circulation". Les Verts ont refusé de voter le vœu soumis par la majorité municipale.

Tout comme la droite. Par la voix de son leader, le député Jacques Domergue, elle a affirmé son opposition au choix du doublement de l’autoroute. "C’est une solution qui risque d’être prise par l’État qui veut en finir avec ce dossier. Ce n’est pas une bonne chose", commenta ce dernier. Proposant d’abord, pour répondre aux soucis liés à la sécurité, de "réduire la vitesse sur la portion montpelliéraine à 90 km/h".

Le débat d’hier aura mis en lumière les choix qu’il y a à faire entre l’urgence du court terme et le "choix de société dans 30-50 ans", comme l’a relevé Marc Dufour, pour le Modem, imposé sur le long terme.

Entre l’urgence de faire face aux risques d’accidents, liés à la surcharge du trafic, et l’engagement dans des investissements qui respectent l’environnement, le vœu fut néanmoins adopté.

Montpellier Le doublement de l’A 9 accapare le débat

KARIM MAOUDJ
21/06/2011, 06 h 00
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie.
Les Verts comme la droite s’opposent au doublement de la voie. (© D.R)

En plaçant le dossier du doublement de l’autoroute A 9 en tout début de séance, hier, lors du conseil municipal, Hélène Mandroux a imposé un débat qui a permis aux différentes sensibilités de repréciser les positions. La Ville a, en effet, soumis aux élus, un vœu, à l’occasion de la concertation engagée par l’État sur le déplacement de l’autoroute A 9, aujourd’hui largement sous-dimensionnée.

La charge la plus sévère est venue du maire en personne. Pour fustiger la politique de son prédécesseur, feu Georges Frêche. "Il est lamentable de voir que Montpellier soit la seule ville de France qui n’ait pas de contournement ferroviaire et routier. Parce que rien n’a été fait en 30 ans", lâcha-t-elle.

C’était juste après l’intervention de Jean-Louis Roumégas, qui, en tant que chef de file des Verts, a critiqué le projet de dédoublement de l’autoroute. "Il s’agit d’un projet disproportionné, contraire aux orientations prises au plan national, notamment au Grenelle de l’environnement", commenta-t-il.

Proposant, en guise de "solutions immédiates", la réalisation de "deux bretelles de sorties dans chaque sens de circulation". Les Verts ont refusé de voter le vœu soumis par la majorité municipale.

Tout comme la droite. Par la voix de son leader, le député Jacques Domergue, elle a affirmé son opposition au choix du doublement de l’autoroute. "C’est une solution qui risque d’être prise par l’État qui veut en finir avec ce dossier. Ce n’est pas une bonne chose", commenta ce dernier. Proposant d’abord, pour répondre aux soucis liés à la sécurité, de "réduire la vitesse sur la portion montpelliéraine à 90 km/h".

Le débat d’hier aura mis en lumière les choix qu’il y a à faire entre l’urgence du court terme et le "choix de société dans 30-50 ans", comme l’a relevé Marc Dufour, pour le Modem, imposé sur le long terme.

Entre l’urgence de faire face aux risques d’accidents, liés à la surcharge du trafic, et l’engagement dans des investissements qui respectent l’environnement, le vœu fut néanmoins adopté.

Déplacement de l’A9 : les Montpelliérains invités à se prononcer
Midilibre.fr
13/06/2011, 08 h 19 | Mis à jour le 13/06/2011, 08 h 21
Usagers de l’autoroute, riverains, associations... Tout le monde à droit à la parole.
Usagers de l’autoroute, riverains, associations... Tout le monde à droit à la parole. ( J.-M. M. )

À partir de mercredi et jusqu’au 15 juillet, chaque citoyen peut donner son avis. L’État va consulter avant de livrer son verdict.

Du 15 juin au 15 juillet, chaque citoyen ou association pourra participer à cette vaste concertation sur le déplacement de l’autoroute A 9.

Des registres ouverts dans les mairies

Dès mardi 14 juin, le préfet de région ouvrira la nouvelle étape de concertation publique lors d’une réunion en préfecture en présence de Philippe Marzolf, garant de la concertation, désigné par la CNDP. Seront alors présentés le projet ainsi que le dispositif de concertation et d’information.

Le public pourra, durant un mois, consigner dans un registre mis à cet effet, donner son avis qui servira à trancher. Une exposition et un dossier complet seront consultables : à l’hôtel d’agglomération (pavillon Junon) ; dans les mairies de Montpellier, Saint-Jean-de-Védas, Lattes, Mauguio, Saint-Aunès, Vendargues et Baillargues ; à l’hôtel de Région ainsi qu’au conseil général. Après, l’État dira ce qui va advenir de ce vieux projet.

Quatre réunions publiques se tiendront de 18 h à 21 h : le 27 juin à Mauguio (salle Morastel) ; le 28 juin à Saint-Jean-de-Védas (Chai du Terral) ; le 29 juin à Vendargues (salle polyvalente) et le 30 juin à Montpellier (salle des rencontres
de la mairie).

Site internet, forum d’échanges, enquête usagers : www.concertation-A9-2011.org

 

Montpellier Ametyst : le rapport qui met en doute le marché

YANNICK POVILLON
10/06/2011, 06 h 00
Ametyst : le rapport qui met en doute le marché

L’Observatoire des déchets montpelliérains (Odam) n’a jamais caché son opposition à l’implantation d’une usine de méthanisation capable de traiter plus de 200 000 tonnes de déchets par an en ville, à Garosud.

Mais l’Odam a franchi un palier en rédigeant un rapport accablant sur le marché d’appel d’offres. Rapport transmis dernièrement au préfet puis au procureur de la République, qui a nommé un enquêteur. Aucune instruction n’est, à notre connaissance, ouverte, pouvant entraîner des poursuites. D’autant que, comme l’a confirmé l’avocat de l’Odam, les faits incriminés seraient prescrits.

Cela dit, le préfet en personne a "pris en compte" les remarques compilées dans ce document, car il apporte des éléments troublants. "Nous n’avons jamais été opposés au procédé de la méthanisation mais créer une seule méga unité était une ineptie", relève en préambule Raymond Gimilio, le président de l’Odam. Ce chercheur au CNRS, qui a travaillé au ministère de l’Environnement, a toujours souhaité savoir pourquoi Vinci avait obtenu le marché de construction d’Ametyst alors "qu’au moment des négociations, Vinci n’avait qu’une usine en cours de construction quand Valorga en avait onze réalisées". Urbaser-Valorga, l’un des quatre concurrents (avec Linde, Bec et Vinci le vainqueur) qui proposait, par ailleurs, le meilleur prix. Raymond Gimilio l’a compris en étudiant les 517 pages concluant à l’attribution du marché à Vinci : "A-t-on pris le moins cher ? Non. Le plus expérimenté ? Non ! On arrive à Vinci pour des critères esthétiques d’intégration dans le paysage", s’insurge le président.

Christian Fina, le directeur général des services de l’Agglo, estime cette accusation sans fondement : "Un premier appel d’offres compétitif a été attaqué et annulé. Nous avons relancé la procédure dans sa totalité par sécurité. Vinci a été retenu et ce choix n’a pas été attaqué par les concurrents, y compris Valorga, arrivé en 2e position. Les critères de sélection étaient connus avant le dépôt des offres. Nous n’avons pas modifié les règles en cours."

L’Odam poursuit sur l’inexpérience du lauréat : "Cela se paye aujourd’hui avec les dysfonctionnements à répétition - dont le feu dans le hall 7 - auxquels nous assistons et qui font que, trois ans après l’inauguration, l’usine n’est toujours pas réceptionnée. D’ailleurs, dans l’appel d’offres, aucun critère sur l’expérience professionnelle n’était exigé. On peut s’en étonner et, aujourd’hui, le regretter", poursuit Raymond Gimilio.

"On était sur un type de traitement des déchets nouveau en cours d’industrialisation. Ametyst était la première unité de cette taille. Les données ont évolué. Puis il a fallu prendre en compte de nouvelles normes de l’État", justifie, pour sa part, Christian Fina, qui vante par ailleurs l’installation d’un coûteux 3e bio-filtre pour éviter les odeurs si souvent dénoncées par les riverains.

Membre de l’Odam, Pierre Joventin, également chercheur au CNRS, s’étonne enfin du coût final de l’usine : 63 M€ initialement annoncés pour découvrir un panneau à 74 M€ durant les travaux, puis 84 M€ au moment de l’inauguration et encore 10 M€ récemment ajoutés pour faire fonctionner une structure pour le moins laborieuse. D’autant qu’en attendant sa marche à plein rendement, il faudra probablement exporter quelques milliers de tonnes de déchets en dehors du territoire. Il est des projets qui ont connu plus de succès à Montpellier.

 

Montpellier "Cette usine d’Ametyst, il faut qu’elle cesse"

GUY TRUBUIL
09/06/2011, 06 h 00
Le député UMP Jacques Domergue est venu soutenir les manifestants.
Le député UMP Jacques Domergue est venu soutenir les manifestants. (JEAN-MICHEL MART)

Cette usine n’est qu’un leurre, une imposture, il faut juste qu’elle cesse." François Vasquez n’a pas mâché ses mots, hier matin, devant l’usine de méthanisation Ametyst. Le porte-parole des riverains de Garosud participait à un rassemblement de protestation quelques minutes avant la tenue d’une commission locale d’information et de surveillance (Clis) dans laquelle il siège, face aux exploitants du site et de l’Agglo.

"Il faut continuer coûte que coûte, c’est absurde",
François Vasquez, riverain

Mais l’instance est désormais assimilée à "une véritable chambre capitonnée qui nous permet de hurler au scandale sans jamais être entendus". Les nuisances observées depuis trois ans, odeurs, bruits et présence accrue de mouches n’ont pas diminué, indiquent ainsi les habitants des alentours. Et leur persistance est jugée d’autant plus inquiétante que l’unité ne travaille qu’au ralenti depuis un incendie survenu en septembre dernier. "L’étanchéité complète de l’usine ainsi que l’arrivée des camions poubelles restent à traiter", a noté un voisin dans un petit memorandum.

Dans ce climat, l’annonce par l’Agglo d’un investissement supplémentaire de dix millions d’euros pour améliorer le fonctionnement est accueillie avec incompréhension. "C’est le syndrome du Titanic, il est impossible de contester la pertinence de l’équipement. L’usine a coûté 80 M€, il faut donc continuer coûte que coûte, c’est absurde", reprend François Vasquez. "Il y a déjà eu des travaux. Et sur ces 10 M€, pourquoi l’exploitant n’en mettrait que 3 M€ ?", ajoute une riveraine critique vis-à-vis de Vinci.

Au cours de la commission d’information, les responsables du site et de l’Agglo ont insisté sur leur volonté de réduire toutes les nuisances et de disposer d’une usine opérationnelle, en avril 2012.

Hier matin, le député UMP Jacques Domergue est venu apporter son appui aux manifestants. Comme l’an dernier. Au fil des années, c’est toutefois un climat de défiance vis-à-vis de tous les pouvoirs politiques qui s’est installé à Garosud : "On dénonce leur passivité. Ils surjouent l’impuissance et l’ignorance pour mieux se réfugier derrière le discours de l’industriel."



acfb
le 09/06/2011, 14h22
 

L’implantation de cette usine a été faite par des visionnaires,quoi de plus facile pour les représentants de l’Agglo d’ajouter du pognon,c’est le notre,pourquoi ne pas sanctionner leur incompétence en les privant de leur indemnité à concurence.

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marguerite
le 09/06/2011, 14h10
 

Bonjour,j’habite place de l’ortet à STJ de Védas et j peux affirmer,q,ces derniers temps,lors des grosses chaleurs,j’ai été ds l’obligation de fermer portes et fenêtres tant l’odeur était pestilentielle!! J’ai eu aussi la visite de grosses mouches à m...e!!!!! Depuis une quinzaine d jours,il semblerait q j sois moins incommodée....à moins q j n m’y sois résignée??????

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Danino92120
le 09/06/2011, 10h51
 

Je ne peux évidemment pas connaître les raisons du choix de l’implantation. Mais ce dont je suis certain, c’est que quel que soit le lieu retenu, il y a forcément des mécontents, comme pour le tracé d’une autoroute ou d’une LGV... Donc, prétendre déplacer l’usine telle quelle, ce ne serait que déplacer le problème.

Cela étant, je maintiens qu’il existe ailleurs des usines de méthanisation, y compris à proximité des zones urbaines (là où se trouvent les déchets à traiter...) et que sur le principe, ce n’est pas une idée absurde, loin de là. Si l’usine qui nous préoccupe ici a été mal conçue, il y a forcément des solutions techniques pour en réduire les nuisances. Il n’est effectivement pas normal que la "matière première" soit si mal isolée qu’elle attire les mouettes, provoque des générations spontanées de mouches et empeste sur tout le littoral... Donc c’est avant tout une histoire de moyens financiers et pas autre chose.

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Vehka
le 09/06/2011, 10h21
 

Pourquoi ne fait-on pas appel à un cabinet d’expertise indépendant pour analyser la situation alors que de telles sommes d’argent sont en jeu ?

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Matt
le 09/06/2011, 09h29
 

Passant tous les jours sur l’autoroute, je la sens de temps en temps, c’est pour dire !
Pourquoi a t’on créé ce site en pleine ville ? ...

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Danino92120
le 09/06/2011, 08h57
 

Je ne suis pas riverain de cette usine mais je peux comprendre l’exaspération de ceux qui habitent dans son voisinage (et même au-delà, à lire certains témoignages, que je ne mets pas en doute). Cela étant, il me semble que la méthanisation constitue une manière intelligente de valoriser des déchets qui doivent alors soit être mis en décharge, soit incinérés. Dans les deux cas, il y a aussi des nuisances et des risques pour l’environnement. Or grâce à son agriculture, la France dispose d’un vrai "gisement" pour la production de biogaz, qui peut ensuite soit être utilisé pour produire de l’électricité, réinjecté dans le réseau gazier public ou même alimenter des voitures.
On ne peut pas à la fois refuser le gaz de schiste, le nucléaire et la méthanisation. Et d’autres unités fonctionnent ailleurs en Europe sans souci apparent. Alors si celle de Montpellier présente des défauts, qu’ils soient réparés mais réclamer sa fermeture, cela revient à jeter le bébé avec l’eau du bain. D’autant que l’exploitant semble conscient du problème.

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Répondre à Danino92120
Mick
le 09/06/2011, 10h14
 

D’accord avec les remarques pertinentes de simple observateur. Cette usine a été visiblement mal conçue et la fierté, complètement déplacée, de ses concepteurs à le reconnaître a fait qu’on a refusé de voir la réalité en face dès le départ. S’obstiner à la maintenir en essayant de trouver des solutions, qui se révèlent inefficaces, est stupide et coûte très cher !

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Simple observateur
le 09/06/2011, 10h05
 

Date de dernière mise à jour : 21/04/2012